7 - La capacité biotique des bassins ostréicoles
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- en l'absence de lois disponibles, une méthode statistique, pour simuler un cycle
des variables hydrologiques ; un modèle linéaire intégrant les effets de la vitesse du
vent, du courant, de la houle et de la hauteur d'eau n'explique que 33 % de la variance
de la charge sestonique (Héral et al. 1987) ; mais l'addition d'un terme auto-régressif
permet de prévoir de 55 à 60 % de la variance de la charge sestonique (Bâcher et al.
sous presse, Goulletquer et Héral sous presse) (fig. 7.8).
Pour obtenir une série temporelle de la teneur énergétique du matériel
particulaire, on utilise le rapport énergétique du seston ; celui-ci présente une variabilité
saisonnière, différente selon la nature du matériel particulaire.
Ce travail montre que la quantité de nourriture disponible varie fortement sous
l'effet de facteurs multiples. L'amélioration des connaissances sur les lois de remise en
suspension, de sédimentation, de productions phytoplanctonique et phytobenthique
devraient permettre, comme c'est le cas actuellement pour les modèles physiques
numériques, de s'affranchir à l'avenir de l'élaboration de lois statistiques qui, pour être
précises, nécessitent l'acquisition de nombreuses séries de données, à des échelles
spatiales et temporelles différentes, pour représenter convenablement l'évolution d'un
écosystème.
5.2. Modèle de croissance des huîtres
La mise au point d'un modèle tie croissance constitue la deuxième étape de la
modélisation couplée du transport de nourriture et de l'assimilation par la population
d'huître. Un modèle énergétique de croissance individuelle du poids de chair sèche a
été mis au point (Bâcher et al. sous presse). Basé sur le principe des équations et des
lois énergétiques, il donne le bilan entre la partie assimilée de la consommation et la
respiration. Ses paramètres diffèrent en fonction du poids initial (W ), de la
température (T), du seston total (S) et de l'énergie particulaire assimilable de la
colonne d'eau (PLG). Les fonctions de représentation sont choisies à partir des
résultats expérimentaux et calées, par calcul d'optimisation, sur les données acquises in
situ pendant deux ans au centre du bassin. L'algorithme utilisé est le "simplex" (Nelder
and Mcad 1965, Schnute 1982), basé sur la minimisation de la somme des carrés des
écarts entre observations et simulations.
En partant de l'expression du taux de croissance :
dw/dt = (A - R) . P. T. m
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