7 - La capacité biotique des bassins ostréicoles
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contraintes, illustrant un processus de développement par paliers, chacun résultant de
l'apparition de contraintes différentes (chapitre 1) ;
- la multiplicité des facteurs susceptibles d'intervenir dans la dégradation de la
production, avec des facteurs anthropiques - certains endogènes (surcharge), d'autres
exogènes (pollutions) - interférant avec des facteurs naturels (climat, capacité trophique
des bassins) ;
- la nécessité, pour l'aménagement, d'évaluer séparément les effets de ces
différents facteurs, certaines évolutions (captage, épizooties, capacité biotique des
bassins) pouvant résulter de l'effet combiné de facteurs naturels et anthropogéniques ;
ainsi l'aménagement demande que soient quantifiés, non seulement l'effet des variables
de choix (charge des élevages, par exemple), mais aussi celui des variables d'état
(climat, niveau trophique, ...) (chapitres 4 et 19).
Les mortalités d'origine pathogène et non pathogène (pollutions) sont examinées
dans les chapitres 11 et 12. Le présent chapitre aborde les relations entre la biomasse
du cheptel, la capacité biotique et la production d'un bassin. La figure 7.1 relative à la
production nationale reflète, parallèlement à l'intensification de la production dans
chaque bassin, l'extension progressive de la conchyliculture le long du littoral français.
C'est à l'échelle du bassin qu'il faut analyser la compétition pour l'utilisation de la
capacité trophique limitée d'un écosystème défini comme une entité physique et
biologique ; c'est à cette échelle que les modèles doivent être mis au point. Mais avant
d'aborder cette question, il est opportun de s'assurer que des fluctuations d'origine
climatique du captage n'ont pas également joué dans le déclin de la production. Cette
évaluation est également intéressante pour juger de l'intérêt de recourir à la
reproduction artificielle (écloseries) pour s'affranchir éventuellement des conséquences
de la variabilité naturelle.
2. Captage du naissain et climat
La variabilité de I'hydroclimat influence plus ou moins fortement le succès du
recrutement des populations marines. Ces fluctuations se répercutent elles-mêmes
directement sur l'abondance des stocks halieutiques, les rendements et la production
totale (chapitres 4, 5 et 6 ; Csirke and Sharp 1985). Certains stocks sauvages, comme les
espèces pélagiques côtières et les bivalves (chapitre 9), sont particulièrement instables.
Cette variabilité peut avoir des répercussions économiques, sociales et politiques
considérables sur les pêcheries correspondantes (chapitre 19, Glantz and Thompson
1981, Csirke and Sharp 1985).
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