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A. Bakiin
4.4. Autres mécanismes de flux dans un océan verticalement structuré
Dans un océan stratifié, les pentes de la surface de la mer qui déterminent les
courants géoslrophiques sont compensées, en profondeur, par l'effet cumulé des densités
des couches supérieures de pente opposée. La variation verticale du gradient de
pression horizontal et le cisaillement vertical, qui lui est associé dans le champ des
vitesses de courant, caractérisent les courants géostrophiques à travers l'océan mondial.
Par exemple, au niveau de toutes les principales marges océaniques orientales, des souscourants peu profonds s'écoulent en direction du pôle, sous les courants géostrophiques
de surface, lesquels sont dirigés vers l'équateur (Parrish et al. 1983). Les organismes,
comme les euphausiacés, ont la possibilité de maintenir leur position par rapport aux
zones de production maximale des upwellings, en modulant leurs migrations entre ces
flux opposés.
Dans la couche limite, au contact du fond, le flux est freiné par la friction. Les
organismes qui s'écartent du fond, en synchronisme avec les courants alternatifs de
marée, peuvent effectuer des trajets très différents de ceux indiqués par les courants
moyens. Les populations de crevette du golfe de Carpenterie, au nord de l'Australie,
donnent un bon exemple de ce mécanisme (Rothlisberg 1982, Rothlisberg et al. 1983).
Bakun (1986b) suggère que, dans les régions tropicales où les autres flux sont
faibles et la houle de période longue, le transport par les ondes superficielles de Stokes
peut offrir aux larves un moyen de ne pas être entraînées vers le large. Moyenne sur un
segment du littoral, le transport de Stokes sera généralement orienté vers le littoral, à la
surface et au fond, et compensé aux profondeurs intermédiaires par un écoulement vers
le large (cf. modèle de chenal de Longuet-Higgens 1953). Les larves capables de se
maintenir à la surface ou près du fond et de se déplacer à une profondeur intermédiaire
lorsqu'elles perçoivent une turbulence, ou l'énergie acoustique produite par les brisants,
pourraient, c'est une hypothèse, rester près de la côte, mais à une distance suffisante
des récifs où le taux de prédation et le risque d'être blessées par les brisants sont
supérieurs.
Les circulations de Langmuir (1938) constituent un mécanisme qui permettrait
aux organismes, qui se positionnent dans la couche superficielle de profiter du transport
généré par le vent portant, tout en restant concentrés avec d'autres organismes dans les
bandes de convergence superficielles. Toutefois, le risque demeure que la vulnérabilité
à la prédation augmente dans ces concentrations d'organismes (McNaught and Hasler
1961).
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A. Bakiin
4.4. Autres mécanismes de flux dans un océan verticalement structuré
Dans un océan stratifié, les pentes de la surface de la mer qui déterminent les
courants géoslrophiques sont compensées, en profondeur, par l'effet cumulé des densités
des couches supérieures de pente opposée. La variation verticale du gradient de
pression horizontal et le cisaillement vertical, qui lui est associé dans le champ des
vitesses de courant, caractérisent les courants géostrophiques à travers l'océan mondial.
Par exemple, au niveau de toutes les principales marges océaniques orientales, des souscourants peu profonds s'écoulent en direction du pôle, sous les courants géostrophiques
de surface, lesquels sont dirigés vers l'équateur (Parrish et al. 1983). Les organismes,
comme les euphausiacés, ont la possibilité de maintenir leur position par rapport aux
zones de production maximale des upwellings, en modulant leurs migrations entre ces
flux opposés.
Dans la couche limite, au contact du fond, le flux est freiné par la friction. Les
organismes qui s'écartent du fond, en synchronisme avec les courants alternatifs de
marée, peuvent effectuer des trajets très différents de ceux indiqués par les courants
moyens. Les populations de crevette du golfe de Carpenterie, au nord de l'Australie,
donnent un bon exemple de ce mécanisme (Rothlisberg 1982, Rothlisberg et al. 1983).
Bakun (1986b) suggère que, dans les régions tropicales où les autres flux sont
faibles et la houle de période longue, le transport par les ondes superficielles de Stokes
peut offrir aux larves un moyen de ne pas être entraînées vers le large. Moyenne sur un
segment du littoral, le transport de Stokes sera généralement orienté vers le littoral, à la
surface et au fond, et compensé aux profondeurs intermédiaires par un écoulement vers
le large (cf. modèle de chenal de Longuet-Higgens 1953). Les larves capables de se
maintenir à la surface ou près du fond et de se déplacer à une profondeur intermédiaire
lorsqu'elles perçoivent une turbulence, ou l'énergie acoustique produite par les brisants,
pourraient, c'est une hypothèse, rester près de la côte, mais à une distance suffisante
des récifs où le taux de prédation et le risque d'être blessées par les brisants sont
supérieurs.
Les circulations de Langmuir (1938) constituent un mécanisme qui permettrait
aux organismes, qui se positionnent dans la couche superficielle de profiter du transport
généré par le vent portant, tout en restant concentrés avec d'autres organismes dans les
bandes de convergence superficielles. Toutefois, le risque demeure que la vulnérabilité
à la prédation augmente dans ces concentrations d'organismes (McNaught and Hasler
1961).
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