Ift
B J Rothschild
4.2. L'hypothèse de stabilité de l'océan
Selon cette hypothèse, le taux de survie des larves serait élevé lorsque le milieu
océanique est stable. Cette hypothèse est certainement vraie dans certaines conditions.
Mais il paraît tout aussi évident que d'autres processus peuvent venir effacer l'effet de la
stabilité de l'océan. Ainsi, Peterman et al. (1987, 1988) ont testé l'hypothèse de stabilité
de l'océan sur l'anchois de Californie, sans trouver d'évidence statistique de sa
manifestation. Le processus dynamique des populations peut servir à identifier les
cohortes susceptibles d'être affectées par une instabilité du milieu océanique.
4.3. L'hypothèse de prédation
Cette hypothèse devrait être plus clairement formulée que ne l'ont fait jusqu'ici
ses tenants et ses détracteurs. Les avocats de la prédation comme facteur privilégié de
contrôle de la mortalité de l'ichthyoplancton pensent que l'alimentation des larves
affecte peu leur mortalité. Pourtant, virtuellement tous les animaux marins sont à la fois
prédateurs et proies. Comme les affinités prédatrices et les besoins trophiques se
confondent aisément, les rôles respectifs de la prédation et de l'alimentation sont
difficiles à quantifier. Le processus dynamique des populations replace ces rôles
respectifs dans une vision d'ensemble. L'hypothèse de prédation pourrait être définie
par rapport à ce schéma. Le processus dynamique de populations met l'accent sur
l'interaction de la prédation et de l'alimentation à chacun des stades successifs de
l'ontogenèse d'une cohorte.
4.4. L'hypothèse de coïncidence
Le concept de coïncidence, popularisé par Cushing (1975), revêt un grand intérêt
pour la compréhension de la variabilité des populations, car il met en lumière le rôle
joué par les relations entre les processus physiques et biologiques. Dans une acception
plus générale, le concept met l'accent sur l'importance du synchronisme entre les
événements physiques et les processus biologiques. Le moment auquel se produisent les
premiers est au moins aussi important que leur intensité. Le processus dynamique des
populations peut contribuer à identifier les phénomènes de coïncidence et à en calibrer
les effets. Etant donné le caractère non-linéaire du processus dynamique des
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B J Rothschild
4.2. L'hypothèse de stabilité de l'océan
Selon cette hypothèse, le taux de survie des larves serait élevé lorsque le milieu
océanique est stable. Cette hypothèse est certainement vraie dans certaines conditions.
Mais il paraît tout aussi évident que d'autres processus peuvent venir effacer l'effet de la
stabilité de l'océan. Ainsi, Peterman et al. (1987, 1988) ont testé l'hypothèse de stabilité
de l'océan sur l'anchois de Californie, sans trouver d'évidence statistique de sa
manifestation. Le processus dynamique des populations peut servir à identifier les
cohortes susceptibles d'être affectées par une instabilité du milieu océanique.
4.3. L'hypothèse de prédation
Cette hypothèse devrait être plus clairement formulée que ne l'ont fait jusqu'ici
ses tenants et ses détracteurs. Les avocats de la prédation comme facteur privilégié de
contrôle de la mortalité de l'ichthyoplancton pensent que l'alimentation des larves
affecte peu leur mortalité. Pourtant, virtuellement tous les animaux marins sont à la fois
prédateurs et proies. Comme les affinités prédatrices et les besoins trophiques se
confondent aisément, les rôles respectifs de la prédation et de l'alimentation sont
difficiles à quantifier. Le processus dynamique des populations replace ces rôles
respectifs dans une vision d'ensemble. L'hypothèse de prédation pourrait être définie
par rapport à ce schéma. Le processus dynamique de populations met l'accent sur
l'interaction de la prédation et de l'alimentation à chacun des stades successifs de
l'ontogenèse d'une cohorte.
4.4. L'hypothèse de coïncidence
Le concept de coïncidence, popularisé par Cushing (1975), revêt un grand intérêt
pour la compréhension de la variabilité des populations, car il met en lumière le rôle
joué par les relations entre les processus physiques et biologiques. Dans une acception
plus générale, le concept met l'accent sur l'importance du synchronisme entre les
événements physiques et les processus biologiques. Le moment auquel se produisent les
premiers est au moins aussi important que leur intensité. Le processus dynamique des
populations peut contribuer à identifier les phénomènes de coïncidence et à en calibrer
les effets. Etant donné le caractère non-linéaire du processus dynamique des
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