3.4. Echelles
Un tel processus est également fortement non-linéaire. Aussi, la classification des
échelles proposées par Haury et al. (1978) demande à être révisée. Selon cette
classification, les événements sont répartis, sur un plan espace-temps, en phénomènes à
petite ou à grande échelle. En réalité, nous sommes plus intéressés par la dynamique
des processus entre les échelles que par les dimensions de celles-ci. Ainsi, les
événements physiques apparaissent à une échelle grande et les phénomènes qui en
découlent se répercutent, en cascade, à des échelles de plus en plus petites. Les
événements biologiques peuvent avoir des répercussions sur la population à petite
échelle, encore que ces événements puissent se propager à travers les écosystèmes à des
échelles de plus en plus grandes.
4. Relations avec les hypothèses existantes
Dans cet ouvrage, Lasker (chapitre 6) passe en revue les différentes hypothèses
qui ont été formulées pour expliquer la variabilité du recrutement et de l'abondance des
populations marines. Il est intéressant de comparer ces différentes hypothèses à la
lumière de notre formulation du processus global, tel qu'esquissé dans la section
précédente.
4.1. La période critique de Hjoit
Il n'est pas établi que Hjort (1914) ait considéré l'existence d'une phase critique
comme un phénomène général (Rothschild 1986, p. 165-167). Les évidences venant
appuyer son caractère universel restent peu nombreuses. On observe bien
exceptionnellement des mortalités massives, mais celles-ci ne semblent pas
caractéristiques de la dynamique des phases larvaires. Selon le modèle de processus
dynamique des populations, les périodes critiques devraient garder un caractère
occasionnel. En effet, leurs effets devraient être compensés par les mécanismes
stabilisateurs successifs de densité-dépendance. Comme les évidences de l'existence
d'une période critique correspondant à un stade spécifique de la vie d'une cohorte
restent peu nombreuses, la relation précise entre un tel processus et un stade particulier
de l'ontogenèse reste du domaine de la conjecture.
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Un tel processus est également fortement non-linéaire. Aussi, la classification des
échelles proposées par Haury et al. (1978) demande à être révisée. Selon cette
classification, les événements sont répartis, sur un plan espace-temps, en phénomènes à
petite ou à grande échelle. En réalité, nous sommes plus intéressés par la dynamique
des processus entre les échelles que par les dimensions de celles-ci. Ainsi, les
événements physiques apparaissent à une échelle grande et les phénomènes qui en
découlent se répercutent, en cascade, à des échelles de plus en plus petites. Les
événements biologiques peuvent avoir des répercussions sur la population à petite
échelle, encore que ces événements puissent se propager à travers les écosystèmes à des
échelles de plus en plus grandes.
4. Relations avec les hypothèses existantes
Dans cet ouvrage, Lasker (chapitre 6) passe en revue les différentes hypothèses
qui ont été formulées pour expliquer la variabilité du recrutement et de l'abondance des
populations marines. Il est intéressant de comparer ces différentes hypothèses à la
lumière de notre formulation du processus global, tel qu'esquissé dans la section
précédente.
4.1. La période critique de Hjoit
Il n'est pas établi que Hjort (1914) ait considéré l'existence d'une phase critique
comme un phénomène général (Rothschild 1986, p. 165-167). Les évidences venant
appuyer son caractère universel restent peu nombreuses. On observe bien
exceptionnellement des mortalités massives, mais celles-ci ne semblent pas
caractéristiques de la dynamique des phases larvaires. Selon le modèle de processus
dynamique des populations, les périodes critiques devraient garder un caractère
occasionnel. En effet, leurs effets devraient être compensés par les mécanismes
stabilisateurs successifs de densité-dépendance. Comme les évidences de l'existence
d'une période critique correspondant à un stade spécifique de la vie d'une cohorte
restent peu nombreuses, la relation précise entre un tel processus et un stade particulier
de l'ontogenèse reste du domaine de la conjecture.
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