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B. J. Rothschild
L'environnement abiotique est susceptible d'agir de deux manières distinctes.
Dans le premier cas, il affecte la physiologie - par exemple, la croissance - de la
population étudiée ainsi que celles des populations de proies et de prédateurs avec
lesquelles elle est trophiquement liée. Dans le second, les variables physiques agissent,
par l'intermédiaire du milieu ambiant, sur les propriétés de premier et de second ordres
des taux de contact entre prédateurs.
Rothschild et Osborn (1988) ont présenté un exemple théorique spécifique
d'interaction entre des facteurs physiques et la dynamique trophique, susceptible
d'affecter la dynamique d'une population. Selon ce modèle, le taux de contact
prédateur/proie varie avec l'intensité de la turbulence (fig. 4.4). Dans le cas le plus
simple, l'augmentation de l'intensité du vent entraîne celles de la turbulence et du taux
de contact. Ainsi, entre certaines limites, l'alimentation des prédateurs et la mortalité
des proies augmentent avec l'intensité du vent, ce qui induit une réponse dans la
dynamique des populations.
3-3. Intégration des composantes stabilisatrices et déstabilisatrices
Ainsi, en liant logiquement le rôle de la densité-dépendance et celui de
l'environnement physique, le processus dynamique des populations permet d'identifier
et d'expliquer les sources de variabilité et de stabilité dans l'écosystème. En outre, ce
schéma éclaire la notion de stationnarité. Les mécanismes stabilisateurs contribuent
fortement à maintenir l'écosystème dans un état stationnaire. La variabilité du
patrimoine génétique contribue également, même, mais jusqu'à certaines limites,
lorsque l'environnement change. Au delà de ces limites, la population peut sortir d'un
état stationnaire. Pour déterminer si une observation donnée reflète un changement
d'état stationnaire ou un changement au sein d'un état, une appréciation du ou des
mécanismes sous-jacents est nécessaire.
Le schéma ainsi décrit ne correspond pas à un processus simple. Mais s'il était
simple, il ne réussirait pas aussi bien à lier les individus, les populations et les
communautés et à les maintenir dans des états stables, le plus souvent stationnaires. A
contrario, il est peu probable qu'un seul mécanisme ou même un conglomérat de
mécanismes puissent être catégoriquement identifiés comme facteur primaire de
variabilité ou de stabilité. A tout moment, un jeu de mécanismes interagit pour contenir
les écarts par rapport à l'état stationnaire. Très probablement, les facteurs déstabilisants
ont pour origine l'environnement physique.
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B. J. Rothschild
L'environnement abiotique est susceptible d'agir de deux manières distinctes.
Dans le premier cas, il affecte la physiologie - par exemple, la croissance - de la
population étudiée ainsi que celles des populations de proies et de prédateurs avec
lesquelles elle est trophiquement liée. Dans le second, les variables physiques agissent,
par l'intermédiaire du milieu ambiant, sur les propriétés de premier et de second ordres
des taux de contact entre prédateurs.
Rothschild et Osborn (1988) ont présenté un exemple théorique spécifique
d'interaction entre des facteurs physiques et la dynamique trophique, susceptible
d'affecter la dynamique d'une population. Selon ce modèle, le taux de contact
prédateur/proie varie avec l'intensité de la turbulence (fig. 4.4). Dans le cas le plus
simple, l'augmentation de l'intensité du vent entraîne celles de la turbulence et du taux
de contact. Ainsi, entre certaines limites, l'alimentation des prédateurs et la mortalité
des proies augmentent avec l'intensité du vent, ce qui induit une réponse dans la
dynamique des populations.
3-3. Intégration des composantes stabilisatrices et déstabilisatrices
Ainsi, en liant logiquement le rôle de la densité-dépendance et celui de
l'environnement physique, le processus dynamique des populations permet d'identifier
et d'expliquer les sources de variabilité et de stabilité dans l'écosystème. En outre, ce
schéma éclaire la notion de stationnarité. Les mécanismes stabilisateurs contribuent
fortement à maintenir l'écosystème dans un état stationnaire. La variabilité du
patrimoine génétique contribue également, même, mais jusqu'à certaines limites,
lorsque l'environnement change. Au delà de ces limites, la population peut sortir d'un
état stationnaire. Pour déterminer si une observation donnée reflète un changement
d'état stationnaire ou un changement au sein d'un état, une appréciation du ou des
mécanismes sous-jacents est nécessaire.
Le schéma ainsi décrit ne correspond pas à un processus simple. Mais s'il était
simple, il ne réussirait pas aussi bien à lier les individus, les populations et les
communautés et à les maintenir dans des états stables, le plus souvent stationnaires. A
contrario, il est peu probable qu'un seul mécanisme ou même un conglomérat de
mécanismes puissent être catégoriquement identifiés comme facteur primaire de
variabilité ou de stabilité. A tout moment, un jeu de mécanismes interagit pour contenir
les écarts par rapport à l'état stationnaire. Très probablement, les facteurs déstabilisants
ont pour origine l'environnement physique.
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