3 - Relations trophiques et évaluation des ressources plurispécifiques
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1983b, Gislason 1983, Hislop et al. 1983, Mehl and Westgârd 1983, ICES CM. 1984a,
De la Villemarqué 1985). La MSVPA put, alors, être entreprise. Elle fut confiée, en
1984, au Groupe de travail ad hoc pour l'évaluation plurispécifique (ICES CM. 1984b).
2.4. Résultats de l'évaluation plurispécifique
La présentation qui suit fait largement appel aux rapports de ce Groupe (ICES
CM. 1984b, 1986a et 1987). Ainsi qu'il est indiqué à la section 2.1., les changements
profonds qui ont affecté la composition spécifique de l'écosystème exploité de la mer du
Nord se sont produits au cours des années 1960. Pour pouvoir déceler des relations
éventuelles entre ces changements et les schémas de prédation interspécifique,
l'évaluation plurispécifique aurait dû remonter jusqu'en 1960. Malheureusement, pour
plusieurs des neuf espèces concernées, les statistiques de capture nécessaires ne sont
disponibles qu'à partir de 1970, c'est-à-dire après que la composition et les captures par
espèces se soient relativement stabilisées. La MSVPA n'a pu remonter que jusqu'en
1974. Aussi, sa portée, pour l'interprétation des changements survenus dans la
composition de l'écosystème halieutique de la mer du Nord, reste limitée.
La figure 3.3 illustre le genre de résultats obtenus. Elle montre pour trois
espèces, l'évolution de la capture annuelle totale de la biomassc du stock et des
quantités consommées par les divers prédateurs. Les jeunes morues ne sont
consommées que par des morues plus âgées, et les quantités totales consommées sont
faibles par rapport aux captures totales. On peut, donc, conclure que, pour les
biomasses observées, la pèche est le facteur principal de variation de la biomasse de la
population ; la prédation joue comparativement un rôle mineur. Pour ce qui est du
hareng, les stocks de merlu et de morue ont consommé approximativement, avant 1981,
40 % de sa biomasse estimée. Après cette date, la prédation s'est stabilisée autour de
200 000 tonnes, tandis que la biomassc et la capture augmentaient régulièrement. Ainsi,
la biomasse actuelle des prédateurs n'aurait pas contrecarré la reconstitution des stocks
de hareng. Néanmoins, elle a pu retarder leur redressement, immédiatement après leur
effondrement au cours des années 1970. Les prises de tacaud norvégien sont
constamment restées très en-dessous des quantités consommées par l'ensemble de ses
prédateurs naturels, parmi lesquels le lieu noir figure de loin en tête. L'influence de la
pêche sur cette espèce est nettement subordonnée aux effets de la prédation.
La comparaison des biomasses des espèces exploitées, consommées par les
différents prédateurs, fournit d'autres enseignements (fig. 3.4). Le stock de morue
consomme annuellement, approximativement, l'équivalent de son propre poids d'autres
espèces de poisson, celles-ci entrant à part à peu près égale dans la consommation. Le
régime alimentaire du merlu repose davantage sur les poissons. La quantité totale
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1983b, Gislason 1983, Hislop et al. 1983, Mehl and Westgârd 1983, ICES CM. 1984a,
De la Villemarqué 1985). La MSVPA put, alors, être entreprise. Elle fut confiée, en
1984, au Groupe de travail ad hoc pour l'évaluation plurispécifique (ICES CM. 1984b).
2.4. Résultats de l'évaluation plurispécifique
La présentation qui suit fait largement appel aux rapports de ce Groupe (ICES
CM. 1984b, 1986a et 1987). Ainsi qu'il est indiqué à la section 2.1., les changements
profonds qui ont affecté la composition spécifique de l'écosystème exploité de la mer du
Nord se sont produits au cours des années 1960. Pour pouvoir déceler des relations
éventuelles entre ces changements et les schémas de prédation interspécifique,
l'évaluation plurispécifique aurait dû remonter jusqu'en 1960. Malheureusement, pour
plusieurs des neuf espèces concernées, les statistiques de capture nécessaires ne sont
disponibles qu'à partir de 1970, c'est-à-dire après que la composition et les captures par
espèces se soient relativement stabilisées. La MSVPA n'a pu remonter que jusqu'en
1974. Aussi, sa portée, pour l'interprétation des changements survenus dans la
composition de l'écosystème halieutique de la mer du Nord, reste limitée.
La figure 3.3 illustre le genre de résultats obtenus. Elle montre pour trois
espèces, l'évolution de la capture annuelle totale de la biomassc du stock et des
quantités consommées par les divers prédateurs. Les jeunes morues ne sont
consommées que par des morues plus âgées, et les quantités totales consommées sont
faibles par rapport aux captures totales. On peut, donc, conclure que, pour les
biomasses observées, la pèche est le facteur principal de variation de la biomasse de la
population ; la prédation joue comparativement un rôle mineur. Pour ce qui est du
hareng, les stocks de merlu et de morue ont consommé approximativement, avant 1981,
40 % de sa biomasse estimée. Après cette date, la prédation s'est stabilisée autour de
200 000 tonnes, tandis que la biomassc et la capture augmentaient régulièrement. Ainsi,
la biomasse actuelle des prédateurs n'aurait pas contrecarré la reconstitution des stocks
de hareng. Néanmoins, elle a pu retarder leur redressement, immédiatement après leur
effondrement au cours des années 1970. Les prises de tacaud norvégien sont
constamment restées très en-dessous des quantités consommées par l'ensemble de ses
prédateurs naturels, parmi lesquels le lieu noir figure de loin en tête. L'influence de la
pêche sur cette espèce est nettement subordonnée aux effets de la prédation.
La comparaison des biomasses des espèces exploitées, consommées par les
différents prédateurs, fournit d'autres enseignements (fig. 3.4). Le stock de morue
consomme annuellement, approximativement, l'équivalent de son propre poids d'autres
espèces de poisson, celles-ci entrant à part à peu près égale dans la consommation. Le
régime alimentaire du merlu repose davantage sur les poissons. La quantité totale
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