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N. Daan
La VPA estime les effectifs des populations par classes d'âge et par années.
Aussi, si l'on dispose de données fiables sur la quantité de nourriture consommée par
chaque prédateur et sur son régime alimentaire pour une année donnée, il est possible
d'évaluer des indices de vulnérabilité par l'intermédiaire de l'équation [6]. C'est la
raison pour laquelle ce modèle a été incorporé dans la MSVPA.
2.3. Le programme d'observation des contenus stomacaux
En 1980, les recherches théoriques avaient atteint un stade où l'évaluation des
interactions trophiques entre espèces pouvait être envisagée. Mais, le manque de
données appropriées (ICES CM. 1980) interdisait une expérimentation pratique. Le
CIEM décida donc, en 1981, de lancer sur une seule année, un programme
d'échantillonnage des contenus stomacaux (ICES CM. 1984a, Daan 1983a, 1987). Les
procédures d'échantillonnage furent toutes définies pour répondre aux besoins d'une
MSVPA. Le régime alimentaire des espèces varie considérablement avec les saisons :
des espèces peuvent arrêter de se nourrir pendant la période de ponte ; la disponibilité
des poissons juvéniles consommés par les poissons plus grands et, donc, leur
vulnérabilité changent également de façon significative au cours de l'année. Aussi, bien
que les VPA classiques traitent les données sur un pas annuel, fut-il décidé de réaliser
la MSVPA sur une base trimestrielle. Cette décision impliquait la collecte de données
représentatives du régime alimentaire de toutes les populations consommées, pour
quatre trimestres. Il était également nécessaire de tenir compte des variations
géographiques dans le régime alimentaire et l'abondance des populations. Cela
impliquait un échantillonnage à l'aide de navires de recherche, de façon à pouvoir
utiliser la prise par heure comme facteur de pondération dans l'évaluation de
l'abondance relative à chaque station. Un seuil minimum de 1 500 contenus stomacaux,
par prédateur et par trimestre, fut fixé. Comme, par ailleurs, la connaissance du régime
alimentaire doit tenir compte des classes d'âge des prédateurs aussi bien que des proies,
les échantillons furent regroupés par catégories de taille, et les proies également triées
par tailles. Les distributions de taille ont finalement été traduites en distributions d'âge,
à l'aide de clés âge/taille appropriées.
Huit pays ont fourni le temps bateau nécessaire. Plus de 50 000 estomacs furent
échantillonnés pour les cinq espèces de poissons considérées comme les prédateurs les
plus importants : morue, merlan, lieu noir, maquereau et églefin. Afin d'assurer une
parfaite homogénéité entre les séries de données, la tâche d'analyse des contenus
stomacaux fut répartie entre cinq coordinateurs, chacun ayant la responsabilité d'une
espèce. Les campagnes, l'échange et l'analyse des échantillons ont représenté un travail
considérable, irréalisable en dehors d'une structure efficace de coopération
internationale. Trois années ont été nécessaires pour mener à bien ce travail (Daan
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N. Daan
La VPA estime les effectifs des populations par classes d'âge et par années.
Aussi, si l'on dispose de données fiables sur la quantité de nourriture consommée par
chaque prédateur et sur son régime alimentaire pour une année donnée, il est possible
d'évaluer des indices de vulnérabilité par l'intermédiaire de l'équation [6]. C'est la
raison pour laquelle ce modèle a été incorporé dans la MSVPA.
2.3. Le programme d'observation des contenus stomacaux
En 1980, les recherches théoriques avaient atteint un stade où l'évaluation des
interactions trophiques entre espèces pouvait être envisagée. Mais, le manque de
données appropriées (ICES CM. 1980) interdisait une expérimentation pratique. Le
CIEM décida donc, en 1981, de lancer sur une seule année, un programme
d'échantillonnage des contenus stomacaux (ICES CM. 1984a, Daan 1983a, 1987). Les
procédures d'échantillonnage furent toutes définies pour répondre aux besoins d'une
MSVPA. Le régime alimentaire des espèces varie considérablement avec les saisons :
des espèces peuvent arrêter de se nourrir pendant la période de ponte ; la disponibilité
des poissons juvéniles consommés par les poissons plus grands et, donc, leur
vulnérabilité changent également de façon significative au cours de l'année. Aussi, bien
que les VPA classiques traitent les données sur un pas annuel, fut-il décidé de réaliser
la MSVPA sur une base trimestrielle. Cette décision impliquait la collecte de données
représentatives du régime alimentaire de toutes les populations consommées, pour
quatre trimestres. Il était également nécessaire de tenir compte des variations
géographiques dans le régime alimentaire et l'abondance des populations. Cela
impliquait un échantillonnage à l'aide de navires de recherche, de façon à pouvoir
utiliser la prise par heure comme facteur de pondération dans l'évaluation de
l'abondance relative à chaque station. Un seuil minimum de 1 500 contenus stomacaux,
par prédateur et par trimestre, fut fixé. Comme, par ailleurs, la connaissance du régime
alimentaire doit tenir compte des classes d'âge des prédateurs aussi bien que des proies,
les échantillons furent regroupés par catégories de taille, et les proies également triées
par tailles. Les distributions de taille ont finalement été traduites en distributions d'âge,
à l'aide de clés âge/taille appropriées.
Huit pays ont fourni le temps bateau nécessaire. Plus de 50 000 estomacs furent
échantillonnés pour les cinq espèces de poissons considérées comme les prédateurs les
plus importants : morue, merlan, lieu noir, maquereau et églefin. Afin d'assurer une
parfaite homogénéité entre les séries de données, la tâche d'analyse des contenus
stomacaux fut répartie entre cinq coordinateurs, chacun ayant la responsabilité d'une
espèce. Les campagnes, l'échange et l'analyse des échantillons ont représenté un travail
considérable, irréalisable en dehors d'une structure efficace de coopération
internationale. Trois années ont été nécessaires pour mener à bien ce travail (Daan
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