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N. Daan
3. Modélisation des relations trophiques
3.1. Analyse d'une population virtuelle plurispécifique
Pour la modélisation, les stocks de poissons prédateurs peuvent être considérés
comme équivalents à des flottilles de pêche additionnelles, en concurrence directe au
sein des mêmes pêcheries. Pour transformer une VPA (unispécifique) en MSVPA
(plurispécifique), il faut donc disposer de "statistiques de capture" sur les proies
consommées par les divers prédateurs. En outre, ces données devront être compatibles
avec les statistiques de capture systématiquement recueillies sur les flottilles. La VPA
part des effectifs totaux capturés par classes d'âge et par unités de temps. Il faudra
donc, de même, connaître la composition par classes d'âge de toutes les proies
d'espèces d'intérêt commercial consommées durant les mêmes intervalles de temps par
l'ensemble des prédateurs. Les investigations sur la nourriture et l'alimentation
prennent ainsi une importance nouvelle pour les évaluations plurispécifiques.
Le modèle est fondé sur trois équations de base qui lient le changement annuel
de l'effectif de chaque cohorte aux nombres d'individus capturés par la pêche et
consommés par les cohortes des espèces prédatrices. Comme dans la VPA, les calculs
partent des classes les plus âgées pour aller vers les classes les plus jeunes, et, comme
"les gros poissons mangent les petits", il est possible par des procédures itératives
d'estimer effectivement simultanément les mortalités par pêche et par prédation pour
les classes d'âge de chaque espèce.
Le changement d'effectif (N) d'une cohorte, de l'âge a à l'âge a + 1, est donné par
l'équation :
N ,=N .e-(
F a
+ P a
+ M )
[1]
a+1
a
'
J
La seule différence avec la VPA traditionnelle est que le taux instantané de
mortalité totale comprend maintenant trois composantes au lieu de deux : la mortalité
par pêche (F), la mortalité par prédation (P) et la mortalité résultant des autres causes
naturelles (M). On admet que le taux de cette dernière reste constant avec l'âge ; une
valeur est, donc, fixée et incorporée dans le modèle. Par contre, F et P peuvent varier
d'une classe d'âge ou d'une année à l'autre.
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N. Daan
3. Modélisation des relations trophiques
3.1. Analyse d'une population virtuelle plurispécifique
Pour la modélisation, les stocks de poissons prédateurs peuvent être considérés
comme équivalents à des flottilles de pêche additionnelles, en concurrence directe au
sein des mêmes pêcheries. Pour transformer une VPA (unispécifique) en MSVPA
(plurispécifique), il faut donc disposer de "statistiques de capture" sur les proies
consommées par les divers prédateurs. En outre, ces données devront être compatibles
avec les statistiques de capture systématiquement recueillies sur les flottilles. La VPA
part des effectifs totaux capturés par classes d'âge et par unités de temps. Il faudra
donc, de même, connaître la composition par classes d'âge de toutes les proies
d'espèces d'intérêt commercial consommées durant les mêmes intervalles de temps par
l'ensemble des prédateurs. Les investigations sur la nourriture et l'alimentation
prennent ainsi une importance nouvelle pour les évaluations plurispécifiques.
Le modèle est fondé sur trois équations de base qui lient le changement annuel
de l'effectif de chaque cohorte aux nombres d'individus capturés par la pêche et
consommés par les cohortes des espèces prédatrices. Comme dans la VPA, les calculs
partent des classes les plus âgées pour aller vers les classes les plus jeunes, et, comme
"les gros poissons mangent les petits", il est possible par des procédures itératives
d'estimer effectivement simultanément les mortalités par pêche et par prédation pour
les classes d'âge de chaque espèce.
Le changement d'effectif (N) d'une cohorte, de l'âge a à l'âge a + 1, est donné par
l'équation :
N ,=N .e-(
F a
+ P a
+ M )
[1]
a+1
a
'
J
La seule différence avec la VPA traditionnelle est que le taux instantané de
mortalité totale comprend maintenant trois composantes au lieu de deux : la mortalité
par pêche (F), la mortalité par prédation (P) et la mortalité résultant des autres causes
naturelles (M). On admet que le taux de cette dernière reste constant avec l'âge ; une
valeur est, donc, fixée et incorporée dans le modèle. Par contre, F et P peuvent varier
d'une classe d'âge ou d'une année à l'autre.
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