plus élevée qui ne produit pas de modifications indésirables dans la denrée
(47).
Les doses de radurisation sont de l'ordre de 3 à 5 kGy (47); elles permettent
une réduction de la population microbienne (action bactéricide) et une
augmentation de la phase de latence de certains germes (action inhibitrice).
Il en résulte une prolongation de la durée de conservation des produits de
la pêche. Celle-ci peut être doublée voire triplée (47) à condition que les
produits soient d'une excellente qualité microbiologique initiale, pré-emballés
pour éviter toute recontamination et entreposés à température de réfrigération (46). Cette dernière précaution s'impose pour limiter la production
éventuelle de toxine par les germes toxinogènes pouvant subsister dans
les produits de la pêche radurisés. L'efficacité de la radurisation est améliorée
lorsqu'elle est combinée à d'autres traitements de conservation.
Pour bénéfier au maximum du traitement de radurisation, seuls les produits
de qualité supérieure devraient être utilisés. La radurisation ne pouvant
stopper totalement le processus d'altération, l'optimum de conservation
est obtenu lorsqu'elle est appliquée (associée au froid), le plus rapidement
possible après la capture (18). A cet effet, la meilleure solution semble
être une ionisation à bord au moment de la pêche ou une double ionisation.
Selon Diehl (28), une ionisation à bord d'un bateau de pêche de 0,5 à
1,5 kGy dans les 24 heures suivant la capture, double au moins la durée
de conservation du poisson frais sous glace. La contamination étant minimale
et le poisson en état de pré-rigor, il conserve une meilleure qualité tout
au long de la période de stockage (63). Néanmoins, l'encombrement des
ionisateûrs embarqués à bord est un handicap sérieux. La réduction de
taille impose une réduction de dose d'où une efficacité limitée. La solution
à cet égard serait de pratiquer une double ionisation.
Une première ionisation sur le bateau, directement après la pêche,
permet, en associant un glaçage précoce, de n'employer que des doses
faibles (inférieures à 1 kGy). La deuxième ionisation intervient à terre, dans
les 7 à 8 jours après la capture et permet d'agir sur des bactéries en phase
de croissance, donc plus sensibles aux rayonnements. Liston et Coll. (69)
ont montré que des doses doubles d'ionisation de 0,5 + 0,5 kGy ou de
0,5 + 1 kGy, appliquées à 7 jours d'intervalle ont assuré une durée de
conservation équivalente à celle d'une dose unique jusqu'à 3 kGy. Ceci
permet une réduction de la dose globale administrée d'où un coût de
traitement moindre (26).
La double ionisation semble être prometteuse pour l'emploi d'ionisateurs
à bord des bateaux de pêche (69), à condition néanmoins que la durée
d'entreposage du poisson réfrigéré, avant la 2
ème ionisation, ne dépasse
pas 8-10 jours. Au-delà de ce délai en effet, le stade de développement
des bactéries est trop avancé et la 2
ème ionisation peut alors faire apparaître
une radiorésistance de certaines bactéries (63).
L'ionisation à double dose, comme l'ionisation unique, ne saurait par
88
(47).
Les doses de radurisation sont de l'ordre de 3 à 5 kGy (47); elles permettent
une réduction de la population microbienne (action bactéricide) et une
augmentation de la phase de latence de certains germes (action inhibitrice).
Il en résulte une prolongation de la durée de conservation des produits de
la pêche. Celle-ci peut être doublée voire triplée (47) à condition que les
produits soient d'une excellente qualité microbiologique initiale, pré-emballés
pour éviter toute recontamination et entreposés à température de réfrigération (46). Cette dernière précaution s'impose pour limiter la production
éventuelle de toxine par les germes toxinogènes pouvant subsister dans
les produits de la pêche radurisés. L'efficacité de la radurisation est améliorée
lorsqu'elle est combinée à d'autres traitements de conservation.
Pour bénéfier au maximum du traitement de radurisation, seuls les produits
de qualité supérieure devraient être utilisés. La radurisation ne pouvant
stopper totalement le processus d'altération, l'optimum de conservation
est obtenu lorsqu'elle est appliquée (associée au froid), le plus rapidement
possible après la capture (18). A cet effet, la meilleure solution semble
être une ionisation à bord au moment de la pêche ou une double ionisation.
Selon Diehl (28), une ionisation à bord d'un bateau de pêche de 0,5 à
1,5 kGy dans les 24 heures suivant la capture, double au moins la durée
de conservation du poisson frais sous glace. La contamination étant minimale
et le poisson en état de pré-rigor, il conserve une meilleure qualité tout
au long de la période de stockage (63). Néanmoins, l'encombrement des
ionisateûrs embarqués à bord est un handicap sérieux. La réduction de
taille impose une réduction de dose d'où une efficacité limitée. La solution
à cet égard serait de pratiquer une double ionisation.
Une première ionisation sur le bateau, directement après la pêche,
permet, en associant un glaçage précoce, de n'employer que des doses
faibles (inférieures à 1 kGy). La deuxième ionisation intervient à terre, dans
les 7 à 8 jours après la capture et permet d'agir sur des bactéries en phase
de croissance, donc plus sensibles aux rayonnements. Liston et Coll. (69)
ont montré que des doses doubles d'ionisation de 0,5 + 0,5 kGy ou de
0,5 + 1 kGy, appliquées à 7 jours d'intervalle ont assuré une durée de
conservation équivalente à celle d'une dose unique jusqu'à 3 kGy. Ceci
permet une réduction de la dose globale administrée d'où un coût de
traitement moindre (26).
La double ionisation semble être prometteuse pour l'emploi d'ionisateurs
à bord des bateaux de pêche (69), à condition néanmoins que la durée
d'entreposage du poisson réfrigéré, avant la 2
ème ionisation, ne dépasse
pas 8-10 jours. Au-delà de ce délai en effet, le stade de développement
des bactéries est trop avancé et la 2
ème ionisation peut alors faire apparaître
une radiorésistance de certaines bactéries (63).
L'ionisation à double dose, comme l'ionisation unique, ne saurait par
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