Innocuité des produits de la pêche ionisés
Beaucoup plus que les autres méthodes de conservation, l'ionisation a
du faire la preuve de son innocuité,
L'ionisation :
- engendre-t-elle une radioactivité induite.dans l'aliment?
- en respecte-t-elle les caractéristiques nutritionnelles: contribution de la
valeur nutritive des aliments ionisés à la ration totale ?
- permet-elle une sécurité microbiologique satisfaisante des aliments ?
- les produits de radiolyse formés sont-ils doués de propriétés toxiques
ou cancérigènes ?
Il a fallu près de 30 années à la communauté scientifique mondiale pour
évaluer ces risques et proposer les règles actuelles de la conservation des
aliments par les rayonnements ionisants. L'ionisation est le procédé de
conservation des aliments qui a été jusqu'à présent le plus étudié.
Aspects techniques : radiactivîté
induite
Le comité mixte AIEA/OAA/OMS (*) d'experts sur la salubrité des aliments
(réuni à Genève en 1980) a souligné à quel point il est important de s'adresser
à des sources de rayonnement appropriées (7) : «Du point de vue de la
sécurité, le niveau d'énergie du rayonnement appliqué aux denrées alimentaires est la caractéristique la plus importante à ajuster afin de prévenir
la formation possible d'une radioactivité induite dans les aliments irradiés ».
Ce comité a en outre retenu la recommandation suivante : « l'irradation
permise pour les denrées alimentaires devrait avoir un niveau d'énergie
maximal de :
- 10 Mev pour tes électrons accélérés,
- 5 Mev pour les rayons gamma et X».
Cette recommandation tient compte d'un facteur de sécurité important;
en effet, selon Cheftel cité par Bolnot et coll. (19), une dose d'ionisation
de 50 kGy administrée avec des électrons de 24 Mev induit principalement
une activité du Na 22 qui n'atteint pas 5 % de la radiactivité de l'H 40 présent
naturellement dans les aliments.
En outre, les sources d'isotopes radioactifs émettent des rayonnements
d'énergies maximales naturellement limitées à 1,17 et 1,33 Mev (Cobalt) et
0,66 Mev (Césium) (39) et donc inférieures au seuil d'apparition d'une
radioactivité induite (19). De plus, lors du traitement ionisant, les produits
sont exposés aux sources radioactives sans jamais être en contact avec
(*) AIEA : Agence Internationale pour l'Energie Atomique; OAA : Organisation des NationsUnies pour l'Agriculture et l'Alimentation; OMS : Organisation Mondiale de la Santé.
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Beaucoup plus que les autres méthodes de conservation, l'ionisation a
du faire la preuve de son innocuité,
L'ionisation :
- engendre-t-elle une radioactivité induite.dans l'aliment?
- en respecte-t-elle les caractéristiques nutritionnelles: contribution de la
valeur nutritive des aliments ionisés à la ration totale ?
- permet-elle une sécurité microbiologique satisfaisante des aliments ?
- les produits de radiolyse formés sont-ils doués de propriétés toxiques
ou cancérigènes ?
Il a fallu près de 30 années à la communauté scientifique mondiale pour
évaluer ces risques et proposer les règles actuelles de la conservation des
aliments par les rayonnements ionisants. L'ionisation est le procédé de
conservation des aliments qui a été jusqu'à présent le plus étudié.
Aspects techniques : radiactivîté
induite
Le comité mixte AIEA/OAA/OMS (*) d'experts sur la salubrité des aliments
(réuni à Genève en 1980) a souligné à quel point il est important de s'adresser
à des sources de rayonnement appropriées (7) : «Du point de vue de la
sécurité, le niveau d'énergie du rayonnement appliqué aux denrées alimentaires est la caractéristique la plus importante à ajuster afin de prévenir
la formation possible d'une radioactivité induite dans les aliments irradiés ».
Ce comité a en outre retenu la recommandation suivante : « l'irradation
permise pour les denrées alimentaires devrait avoir un niveau d'énergie
maximal de :
- 10 Mev pour tes électrons accélérés,
- 5 Mev pour les rayons gamma et X».
Cette recommandation tient compte d'un facteur de sécurité important;
en effet, selon Cheftel cité par Bolnot et coll. (19), une dose d'ionisation
de 50 kGy administrée avec des électrons de 24 Mev induit principalement
une activité du Na 22 qui n'atteint pas 5 % de la radiactivité de l'H 40 présent
naturellement dans les aliments.
En outre, les sources d'isotopes radioactifs émettent des rayonnements
d'énergies maximales naturellement limitées à 1,17 et 1,33 Mev (Cobalt) et
0,66 Mev (Césium) (39) et donc inférieures au seuil d'apparition d'une
radioactivité induite (19). De plus, lors du traitement ionisant, les produits
sont exposés aux sources radioactives sans jamais être en contact avec
(*) AIEA : Agence Internationale pour l'Energie Atomique; OAA : Organisation des NationsUnies pour l'Agriculture et l'Alimentation; OMS : Organisation Mondiale de la Santé.
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