Influence
de la dose
d'ionisation
• sur la flore initiale
Plus la dose de rayonnements ionisants est élevée, plus la réduction de
la flore initiale est importante. Ostovar ef coll. (77) montrent que la charge
bactérienne initiale de poisson Whitefish (Coregonus clupeaîorrnis)
est
réduite de 89, de 99,3 et de presque 100% quand il est soumis a des
doses ionisantes de 0,75 kGy, 1,5 kGy et 3 kGy respectivement. De même,
Bhattacharyya et coll. (16), en soumettant du maquereau indien (Rastrelliger
kanagurtaj frais aux doses de 1,5 kGy et 1 kGy indiquent que la première
dose réduit d'un logarithme décimal la charge microbienne de l'échantillon
traité par rapport aux témoins, mais que la seconde est moins efficace
pour réduire la population microbienne initiale. L'ionisation de « Bombay
duck » (Harpodon nehereus) frais avec 2,5 kGy réduit de 2 à 3 logarithmes
la charge bactérienne initiale (10
5 à 10
6 par gramme) (30).
Une étude du Fiom en 1987 (23) montre que l'évolution dans le temps
de la flore résiduelle n'est pas strictement parallèle à celle des témoins :
on assiste, au cours des premiers jours, à un ralentissement du développement microbien d'autant plus marqué que la dose est forte; à 3 kGy ce
phénomène peut même aller jusqu'à la décroissance, suivie d'une stabilisation, avant reprise de la croissance. Les courbes d'évolution suivant le
schéma de la figure 8. Le fléchissement initial est probablement dû à
l'inhibition par le traitement du développement de la flore prédominante;
la reprise de la croissance correspond à l'expansion des souches plus
radiorésistantes initialement limitée par la concurrence d'espèces plus
virulentes. L'effet de dose reste cependant significatif et se répercute durant
l'entreposage.
Liston et coll. (69) démontrent que des traitements à double dose utilisant
0,5 + ou - 0,5 kGy pour des poissons frais, à des intervalles de sept jours,
est plus efficace pour augmenter la durée de conservation qu'un traitement
à dose unique de 1 kGy (Figure 9). Comme c'est le cas d'une ionisation
à dose unique, les doses successives sont en plus d'un effet cumulatif,
d'autant plus efficaces que le poisson est plus frais.
• Sur la durée de conservation des produits de la pêche
Les modifications de la charge bactérienne totale de maquereaux (Rastrelliger kanagurta) ionisés et non ionisés pendant l'entreposage à 1 et 3°
C sont telles que de 1.10
5 bactéries par gramme de poisson initialement,
la contamination croît jusqu 'à la valeur de 3,2.10
7 g/g, chez les maquereaux
non ionisés, après sept jours d'entreposage. Dans les échantillons ionisés,
elle est beaucoup plus basse et n'atteint les valeurs de 5.5.10
7 , 2,7.10
7 et
2.10
6 g/g pour des doses respectivement de 1 kGy, 2 kGy et 3 kGy, qu'au
bout d'un mois d'entreposage. La contamination atteint la valeur limite
d'acceptabilité du poisson après seulement sept jours pour le poisson non
ionisé contre deux à trois semaines pour les échantillons ionisés avec une
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