Principe et bases de l'ionisation
des denrées alimentaires
Le terme « irradiation » s'applique à toute matière exposée à un rayonnement. Dans l'industrie agro-alimentaire, les denrées sont soumises à
différents types de rayonnements : la lumière visible (éclairage), l'infrarouge,
'ultraviolet, les micro-ondes et les rayonnements ionisants. Ces diverses
irradiations ne produisent pas les mêmes effets. Les rayonnements ionisants,
en raison de leurs effets physiques, chimiques et biologiques ont certainement un champ d'application très vaste.
« Ionisation » sera désormais le terme utilisé, d'une part pour faire la
distinction avec les autres traitements d'irradiation et d'autre part, parce
que le terme « irradiation » est trompeur, en ce sens qu'il conduit inévitablement à de fausses associations d'idées telles que : « les produits
irradiés sont radioactifs ».
Principe et intérêts de l'ionisation des aliments
Traiter les denrées alimentaires par les rayonnements ionisants consiste
à les soumettre à l'action directe de certains rayonnements électromagnétiques, électroniques ou photoniques, d'énergie suffisante, de façon telle
qu'ils puissent se conserver plus ou moins longtemps tout en gardant au
mieux leur qualités organoleptiques, hygiéniques et nutritionnelles. On parle
également de radioconservation.
Cette radioconservation des aliments présente plusieurs intérêts :
- Intérêt hygiénique. - Il est primordial et se résume à l'assainissement
des denrées et à la lutte contre les agents d'altération.
- Intérêt technologique. - L'ionisation ne provoque pratiquement aucune
élévation de température de l'aliment traité. C'est un procédé dit « à
froid ». Les aliments traités frais le restent et l'état physique des denrées
congelées ou séchées n'est pas altéré. Le traitement des produits déjà
emballés est possible et évite leur recontamination, d'où son intérêt
partout où le maintien de l'hygiène requise est difficile (pays chauds).
- Intérêt économique. - La crise économique mondiale a conduit à étudier
le rendement des procédés traditionnels de conservation (salage, fumage,
séchage, additifs chimiques) par rapport à leur consommation d'énergie.
De plus, on commence à reprocher à ces méthodes d'être biologiquement
peu sûres et de nuire à la qualité des produits ainsi traités. L'ionisation
ne présente pas ces inconvénients (96).
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