prohibitif du froid ou des traitements thermiques jouent en faveur de
l'ionisation. Il est possible d'imaginer les répercussions majeures que peut
avoir l'emploi de ce procédé sur la formation des prix, la distribution, la
commercialisation et le marché des produits de la pêche.
Les installations d'ionisation, traitant des produits de la pêche à l'échelle
industrielle et commerciale depuis plusieurs années, sont autant de preuve
de la rentabilité économique du procédé. Cette dernière est conditionnée
pour toute nouvelle installation, à la réalisation préalable d'études réalistes
de faisabilité technico-économique.
Aspect psychologique : la réaction des consommateurs
L'accueil réservé par les consommateurs aux denrées alimentaires ionisées
sera déterminant pour le développement du procédé. Or, on ne dispose
que de peu d'informations relatives aux prévisions d'acceptabilité; dans ce
domaine, il n'est pas possible de raisonner en termes de pure logique. A
l'évidence, le terme «aliment irradié» produit un impact très négatif sur
le public à qui il évoque l'énergie nucléaire qui est impopulaire. Cette
attitude du public se répercute au niveau du commerce et de l'industrie
qui hésitent voire sont opposés à vendre des denrées alimentaires ionisées
(42).
Les sondanges réalisés auprès des consommateurs ont toujours été
moins négatifs qu'attendus. Une enquête effectuée aux Etats-Unis montre
en effet que 53 % des personnes interrogées sont favorables aux produits
ionisés et que 82 % le deviennent après information, si la FDA accorde
l'autorisation. Des résultats de tests d'acceptabilité se sont montrés favorables à des produits de la pêche (filets de poisson) (63). Des tests de
commercialisation réalisés dans différents pays (Pays-Bas, Canada, etc.) se
sont révélés positifs à la suite d'une information claire, détaillée et précise
en particulier sur l'innocuité des denrées ionisées. Aucun blocage n'a été
constaté chez la clientèle eût égard aux qualités de conservation par rapport
aux produits non traités. Et Loaharanu (70) de reconnaître l'existence de
« lacunes à combler en matière d'information ». Il faut donc former et
informer le consommateur. C'est ainsi que toute les personnes travaillant
sur l'ionisation doivent participer activement à l'effort d'éducation global,
à grande échelle (1).
L'information commence par un étiquetage clair et intelligent, composé
d'un symbole et d'une phrase du type «traité par énergie ionisante» ou
« protégé par ionisation », indiquant que le traitement a eu lieu. Le consommateur doit avoir le choix (57). Il faut une transparence totale de l'information
(27). La réalisation de tout test de commercialisation doit être précédé et
accompagné d'une information suffisante et stimulante. Le test sera de
préférence réalisé à petite échelle pour corriger les erreurs éventuelles
145
l'ionisation. Il est possible d'imaginer les répercussions majeures que peut
avoir l'emploi de ce procédé sur la formation des prix, la distribution, la
commercialisation et le marché des produits de la pêche.
Les installations d'ionisation, traitant des produits de la pêche à l'échelle
industrielle et commerciale depuis plusieurs années, sont autant de preuve
de la rentabilité économique du procédé. Cette dernière est conditionnée
pour toute nouvelle installation, à la réalisation préalable d'études réalistes
de faisabilité technico-économique.
Aspect psychologique : la réaction des consommateurs
L'accueil réservé par les consommateurs aux denrées alimentaires ionisées
sera déterminant pour le développement du procédé. Or, on ne dispose
que de peu d'informations relatives aux prévisions d'acceptabilité; dans ce
domaine, il n'est pas possible de raisonner en termes de pure logique. A
l'évidence, le terme «aliment irradié» produit un impact très négatif sur
le public à qui il évoque l'énergie nucléaire qui est impopulaire. Cette
attitude du public se répercute au niveau du commerce et de l'industrie
qui hésitent voire sont opposés à vendre des denrées alimentaires ionisées
(42).
Les sondanges réalisés auprès des consommateurs ont toujours été
moins négatifs qu'attendus. Une enquête effectuée aux Etats-Unis montre
en effet que 53 % des personnes interrogées sont favorables aux produits
ionisés et que 82 % le deviennent après information, si la FDA accorde
l'autorisation. Des résultats de tests d'acceptabilité se sont montrés favorables à des produits de la pêche (filets de poisson) (63). Des tests de
commercialisation réalisés dans différents pays (Pays-Bas, Canada, etc.) se
sont révélés positifs à la suite d'une information claire, détaillée et précise
en particulier sur l'innocuité des denrées ionisées. Aucun blocage n'a été
constaté chez la clientèle eût égard aux qualités de conservation par rapport
aux produits non traités. Et Loaharanu (70) de reconnaître l'existence de
« lacunes à combler en matière d'information ». Il faut donc former et
informer le consommateur. C'est ainsi que toute les personnes travaillant
sur l'ionisation doivent participer activement à l'effort d'éducation global,
à grande échelle (1).
L'information commence par un étiquetage clair et intelligent, composé
d'un symbole et d'une phrase du type «traité par énergie ionisante» ou
« protégé par ionisation », indiquant que le traitement a eu lieu. Le consommateur doit avoir le choix (57). Il faut une transparence totale de l'information
(27). La réalisation de tout test de commercialisation doit être précédé et
accompagné d'une information suffisante et stimulante. Le test sera de
préférence réalisé à petite échelle pour corriger les erreurs éventuelles
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