alimentaires. Aucune autorisation de traitement n'est à mettre à leur actif.
Peu d'entre eux possèdent la technologie et envisagent de la développer.
C'est le cas du Maroc et de la Côte d'Ivoire. Cette dernière possède depuis
plusieurs années un ionisateur expérimental (source Césium 137) à la Faculté
des Sciences et Techniques d'Abidjan et est en train de réaliser deux projets
d'installation d'ionisateurs. Le but est de réduire les pertes post-récoltes
dans ce pays où la production agricole est le pilier de l'économie. Une
installation pilote sera installée, avec l'aide de l'AlEA dans un but de recherche
appliquée. L'autre installation, de type industriel, envisage de traiter les
denrées alimentaires à l'échelle commerciale. Une application aux produits
de la pêche est envisagée dans les deux cas.
Aucun pays du continent
sud-américain
ne réalise le traitement
ionisant des denrées alimentaires à l'échelle industrielle. Cependant, trois
d'entre eux ont accordé des autorisations d'ionisation : le Brésil, le Chili
et l'Uruguay. Seuls les deux premiers autorisent l'ionisation des produits
de la pêche et ce en suivant les recommandations du comité mixte d'experts
AIEA/OAA/OMS (7) (doses maximales de 2 à 2,2 kGy).
Perspectives de développement
Si la conservation industrielle des produits de la pêche par les rayonnements ionisants paraît devoir se développer, au vu des nombreux avantages
du procédé, il n'en existe pas moins certains freins d'ordre technicocommercial, économique, psychologique et réglementaire. C'est pourquoi
l'exploitation industrielle du procédé est encore très limitée et le commerce
international des aliments ionisés quasi inexistant.
Aspects technologique et commercial
Si le traitement ionisant des produits de la pêche « stabilisés », déshydratés
ou congelés, est maintenant bien maîtrisé, ce n'est pas encore le cas pour
celui des produits de la pêche frais dont le développement dépendra des
nombreux travaux de recherche et développement qui devront leur être
consacrés. Les études portant sur les traitements combinés devront être
approfondies en priorité.
La production d'une denrée ionisée est loin de se réduire au seul stade
de son exposition aux rayonnements. Elle comprend des étapes antérieures
et ultérieures qui concourent tout autant à l'obtention du résultat final.
Ainsi, la qualité et la durée de conservation d'un poisson ionisé dépend
étroitement des caractéristiques antérieures au traitement (manipulation,
température et durée de stockage, état sanitaire...) mais également des
conditions ultérieures (température d'entreposage, conditionnement, etc.)
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