de la denrée elle-même (17). Tout ceci constitue une garantie de sécurité
supplémentaire pour ce procédé.
Contrôle du traitement
Le contrôle du traitement vise à assurer la qualité et la salubrité des
aliments ionisés par des vérifications de la précision et de la reproductibilité
du traitement. Il portera sur :
- les paramètres de fonctionnement, à savoir le débit de dose, la géométrie
de l'ensemble «source-aliment», la vitesse du convoyeur ou le temps
d'exposition, etc.;
- la dose appliquée et effectivement absorbée par le produit; cette dernière
doit tenir compte des caractéristiques du produit et notamment de son
hétérogénéité qui influe sur la répartition de la dose dans l'aliment.
Le comité mixte AIEA/OAA/OMS d'experts sur la salubrité des aliments
ionisés a préconisé la détermination d'une Dose Globale Moyenne (DGM)
plutôt que d'exiger qu'aucune portion de denrée ne reçoive une dose
inférieure à un minimum ou supérieure à un maximum donné. La dose
globale moyenne (moyenne arithmétique de toutes les lectures dosimétriques
effectuées au cours d'une opération d'ionisation donnée) est déterminée
en répartissant, au hasard dans les denrées, un nombre approprié de
dosimètres (7) (21). Les dosages par dosimètres utilisent des principes
différents (changement de couleur, de conductibilité, etc. en fonction de
la dose) mais tous sont étalonnés à partir de deux méthodes de référence :
- la méthode de Fricke (oxydation des ions ferreux en ions ferriques),
- la méthode à l'acide oxalique (décomposition en solution aqueuse).
Il faut aussi mentionner l'utilisation de pastilles adhésives dont la couleur
change après absorption d'une dose connue de rayonnements. Collées sur
l'emballage, ces pastilles servent surtout à distinguer, lors du traitement,
es denrées ionisées des non ionisées.
Réglementairement, chaque établissement doit effectuer une mesure de
la dose absorbée lors de chaque opération d'ionisation. Les résultats devant
être consignés dans un registre et gardés à la disposition des services de
contrôle.
Contrôle sanitaire
Dans le cas où la radurisation est légalement reconnue comme pratique
commerciale, l'industrie du poisson et les services de Santé Publique devront
définir des normes, y compris des normes bactériologiques, comme c'est
le cas en France.
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