• les méthodes biologiques : la plus intéressante est la microbiologie.
Elle consiste à mettre en évidence l'absence de la flore de contamination
habituellement présente dans le produit (exemple : absence de salmonelles
dans les crevettes crues, congelées importées) et/ou la présence de souches
radiorésistantes. Van Spreekens et Toepoel (99) ont montré que la prédominance de colonies de type Moraxella associée à l'absence de colonies
d'espèces bactériennes radiosensibles sur des filets de poisson frais et
des crevettes ionisés, pouvaient constituer une preuve (dans certaines
conditions) de l'application antérieure d'un traitement ionisant.
Jusqu'à présent, aucune méthode ne s'est révélée suffisamment spéficique, fiable, reproductible, simple et rapide, pour être appliquée de façon
courante à la détection des denrées ionisées. La mise au point d'une telle
méthode, universellement acceptée, est très attendue. Elle permettrait un
contrôle efficace dans la commercialisation des denrées alimentaires et
surtout à l'heure actuelle, des produits de la pêche (crevettes congelées
importées).
En attendant, le contrôle s'effectue principalement en amont, au stade
du traitement. Les vérifications portent sur les installations et la dose
appliquée.
Contrôle des installations
Le contrôle est effectué par les agents des Directions départementales
de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes,
par les Services Vétérinaires pour les denrées animales et d'origine animale
ainsi que par les inspecteurs du Service Interdépartemental de l'Industrie
et des Mines. Ces agents ont un droit d'accès permanent dans les locaux
et vérifient la conformité des installations de traitement avec les textes
réglementaires en vigueur, relatifs :
— aux installations classées pour la protection de l'environnement (Loi n°
76/663 du 19 juillet 1976);
— aux demandes d'autorisation de mise en service d'ionisateurs (décret n°
77/1133 du 21 décembre 1977);
— aux Installations Nucléaires de Base (INB) si la source de rayonnement
à une activité supérieure à 10
4 curies (Décret n° 63/1228 du 11 décembre
1963) (21).
Un permis, délivré par l'autorité compétente, est nécessaire à l'exploitation
de cette installation d'ionisation. D'autre part, pour la commercialisation,
l'entreprise réalisant l'ionisation doit tenir un registre comportant les noms
et adresses des destinataires, les quantités de marchandises traitées et la
date d'expédition. Par ailleurs, les mentions relatives au traitement doivent
figurer sur les contrats de vente et les factures ainsi que sur l'étiquetage
130
Précédent

- 130/172

Suivant