prescriptions. En matière de radioconservation des aliments, le contrôle
concerne l'aliment, l'installation et le traitement; il poursuit deux buts :
— identifier les aliments ionisés,
- contrôler les conditions de traitement et la qualité du produit ionisé.
Identification des denrées alimentaires ionisées
Face à l'intérêt croissant que suscite l'ionisation dans le monde industriel
et à la disparité des réglementations nationales, il s'avère de plus en plus
indispensable d'identifier, à des fins de contrôle un aliment ionisé.
Le problème n'est pas simple car l'ionisation n'entraîne dans l'aliment
traité que des modifications banales, non spécifiques qui pourraient être
la conséquence d'un autre procédé de conservation. Certes, les fonctionnaires
des services de contrôle peuvent être étonnés par un produit « anormalement
frais >> après un certain délai de conservation et exempt de tout résidu
d'antibiotique ou d'agent conservateur. Mais ceci reste du domaine de la
présomption et il n'existe pas de preuve formelle.
Il a donc fallu trouver des méthodes pratiques de détection mettant en
évidence des phénomènes spécifiques de l'ionisation, en s'assurant que
les techniques traditionnelles de traitement ne donnaient pas des résultats
identiques. Diverses méthodes sont proposées :
— l'analyse de l'emballage : par la méthode de Résonance Magnétique
Nucléaire (RMN) peut donner des informations utiles. Les polyéthylènes
ionisés à fortes doses présentent des modifications caractéristiques (63).
— l'analyse de l'aliment : trois types de méthodes sont distinguées (Tableau
24):
• les méthodes physiques : chacune n'est applicable que pour certains
aliments et dans des circonstances précises (21). Dans le cas des produits
de la pêche, les méthodes d'électrophorèse et de mesure du potentiel
redox sont les plus intéressantes. L'isofocalisation est une méthode électrophorétique donnant une meilleure résolution que les techniques classiques. Son application au poisson montre l'existance de modifications
radioinduites spécifiques, principalement aux fortes doses, des protéines
sarcoplasmiques du muscle du poisson (les seules douées d'une spécificité
d'espèce très marquée) (89). Ces premiers résultats sont à confirmer.
• les méthodes chimiques peuvent mettre en évidence la présence d'un
composé normalement absent dans l'aliment non ionisé, l'absence d'un
élément normalement présent ou encore la variation de concentration d'un
composé normalement existant. Les deux premières possibilités semblent
intéressantes, mais l'état actuel des connaissances ne permet pas d'envisager
leur application à la réalisation de tests simples et rapides (21).
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concerne l'aliment, l'installation et le traitement; il poursuit deux buts :
— identifier les aliments ionisés,
- contrôler les conditions de traitement et la qualité du produit ionisé.
Identification des denrées alimentaires ionisées
Face à l'intérêt croissant que suscite l'ionisation dans le monde industriel
et à la disparité des réglementations nationales, il s'avère de plus en plus
indispensable d'identifier, à des fins de contrôle un aliment ionisé.
Le problème n'est pas simple car l'ionisation n'entraîne dans l'aliment
traité que des modifications banales, non spécifiques qui pourraient être
la conséquence d'un autre procédé de conservation. Certes, les fonctionnaires
des services de contrôle peuvent être étonnés par un produit « anormalement
frais >> après un certain délai de conservation et exempt de tout résidu
d'antibiotique ou d'agent conservateur. Mais ceci reste du domaine de la
présomption et il n'existe pas de preuve formelle.
Il a donc fallu trouver des méthodes pratiques de détection mettant en
évidence des phénomènes spécifiques de l'ionisation, en s'assurant que
les techniques traditionnelles de traitement ne donnaient pas des résultats
identiques. Diverses méthodes sont proposées :
— l'analyse de l'emballage : par la méthode de Résonance Magnétique
Nucléaire (RMN) peut donner des informations utiles. Les polyéthylènes
ionisés à fortes doses présentent des modifications caractéristiques (63).
— l'analyse de l'aliment : trois types de méthodes sont distinguées (Tableau
24):
• les méthodes physiques : chacune n'est applicable que pour certains
aliments et dans des circonstances précises (21). Dans le cas des produits
de la pêche, les méthodes d'électrophorèse et de mesure du potentiel
redox sont les plus intéressantes. L'isofocalisation est une méthode électrophorétique donnant une meilleure résolution que les techniques classiques. Son application au poisson montre l'existance de modifications
radioinduites spécifiques, principalement aux fortes doses, des protéines
sarcoplasmiques du muscle du poisson (les seules douées d'une spécificité
d'espèce très marquée) (89). Ces premiers résultats sont à confirmer.
• les méthodes chimiques peuvent mettre en évidence la présence d'un
composé normalement absent dans l'aliment non ionisé, l'absence d'un
élément normalement présent ou encore la variation de concentration d'un
composé normalement existant. Les deux premières possibilités semblent
intéressantes, mais l'état actuel des connaissances ne permet pas d'envisager
leur application à la réalisation de tests simples et rapides (21).
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