2. Le produit d'aquaculture revient cher
Un produit d'aquaculture est toujours cher au début de sa production :
les investissements initiaux sont élevés, les économies d'échelle ne
peuvent pas encore être utilisées, le personnel doit être qualifié. Par
la suite, le développement de la taille des élevages et l'amélioration
des rendements et de la fiabilité de la production permettent d'abaisser
progressivement le prix de revient du kilo produit.
Une étude du ministère de l'agriculture menée en 1988 en Guyane,
établissait le prix de revient du kilo de chevrettes autour de 75 francs,
dans des conditions normales de financement, de gestion et de
production. Or le prix du marché international varie de 35 à 60 F/kg,
donc très en dessous du seul prix de revient dans les conditions
guyanaises.
Il paraît alors exclu de pouvoir rentabiliser une production d'exportation
dans le contexte d'un marché flou (pas d'identité du produit), dévalorisant
(produit d'eau douce, qualité sanitaire médiocre) et peu rémunérateur :
positionnement systématique de bas de gamme et concurrence de pays
producteurs avec un produit très bon marché.
Tableau 1.5 : Comparaison des prix de détail de la chevrette en Thaïlande et à
Porto Rico, selon les catégories de taille (prix 1990).
Catégories
Prix (F/kg)
Thaïlande
gros mâles (>100 g)
40
mâles de 60 g
31
mâles de 50 g
23
petits mâles, femelles et animaux mous
16
Porto Rico
jumbo (> 60 g)
124
large (40-60 g)
111
médium (27-40 g)
91
asopado (22-27 g) et molles.
82
En effet, les principaux pays producteurs se situent en Asie et ont des
coûts de production très faibles (Thaïlande, Bangladesh, etc.). Les postlarves
sont souvent directement récoltées dans le milieu naturel, les bassins
sont déjà construits et utilisés pour d'autres usages (riziculture),
l'alimentation est limitée à l'apport de déchets agricoles et la main
d'œuvre est très bon marché (le plus souvent familiale). La productivité
reste inférieure en moyenne à 200 kg/ha/an mais comme l'élevage est
pratiqué sur d'immenses surfaces, la production atteint des milliers de
tonnes. Pour ces raisons , la commercialisation à bas prix sur l'Europe
d'une partie de cette production, notamment les grosses tailles, reste
rentable et permet l'acquisition de devises fortes pour ces pays.
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Un produit d'aquaculture est toujours cher au début de sa production :
les investissements initiaux sont élevés, les économies d'échelle ne
peuvent pas encore être utilisées, le personnel doit être qualifié. Par
la suite, le développement de la taille des élevages et l'amélioration
des rendements et de la fiabilité de la production permettent d'abaisser
progressivement le prix de revient du kilo produit.
Une étude du ministère de l'agriculture menée en 1988 en Guyane,
établissait le prix de revient du kilo de chevrettes autour de 75 francs,
dans des conditions normales de financement, de gestion et de
production. Or le prix du marché international varie de 35 à 60 F/kg,
donc très en dessous du seul prix de revient dans les conditions
guyanaises.
Il paraît alors exclu de pouvoir rentabiliser une production d'exportation
dans le contexte d'un marché flou (pas d'identité du produit), dévalorisant
(produit d'eau douce, qualité sanitaire médiocre) et peu rémunérateur :
positionnement systématique de bas de gamme et concurrence de pays
producteurs avec un produit très bon marché.
Tableau 1.5 : Comparaison des prix de détail de la chevrette en Thaïlande et à
Porto Rico, selon les catégories de taille (prix 1990).
Catégories
Prix (F/kg)
Thaïlande
gros mâles (>100 g)
40
mâles de 60 g
31
mâles de 50 g
23
petits mâles, femelles et animaux mous
16
Porto Rico
jumbo (> 60 g)
124
large (40-60 g)
111
médium (27-40 g)
91
asopado (22-27 g) et molles.
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En effet, les principaux pays producteurs se situent en Asie et ont des
coûts de production très faibles (Thaïlande, Bangladesh, etc.). Les postlarves
sont souvent directement récoltées dans le milieu naturel, les bassins
sont déjà construits et utilisés pour d'autres usages (riziculture),
l'alimentation est limitée à l'apport de déchets agricoles et la main
d'œuvre est très bon marché (le plus souvent familiale). La productivité
reste inférieure en moyenne à 200 kg/ha/an mais comme l'élevage est
pratiqué sur d'immenses surfaces, la production atteint des milliers de
tonnes. Pour ces raisons , la commercialisation à bas prix sur l'Europe
d'une partie de cette production, notamment les grosses tailles, reste
rentable et permet l'acquisition de devises fortes pour ces pays.
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