Commercialisation
- La production de chevrettes est marginale par rapport à celle des
crevettes ; elle est si marginale (quelques dizaines de milliers de
tonnes par rapport aux 2 millions et demi de tonnes de crevettes de
toutes espèces) qu'elle n'est généralement pas identifiée séparément
dans les statistiques officielles.
Le rapport poids de la queue par rapport au poids du corps
entier est moins avantageux que celui des crevettes. Il est de l'ordre
de 50 % pour un poids moyen de 35 grammes (contre 60 % pour
les pénéides) et surtout ce rapport diminue avec la taille de
l'animal : plus l'animal est gros, plus la tête et les pinces sont
développées,
- Son goût est moins marqué que celui des crevettes de mer. Elle
est donc jugée de moindre qualité par rapport à un "produit de la
mer" classique,
- Sa qualité est parfois médiocre en raison d'une chaîne de froid
souvent aléatoire, notamment pour les productions asiatiques.
• Le marché français
Le marché de la crevette en France correspond à quatre genres
différents :
- la crevette rose "bouquet" (Palaemon), rare et prisée,
- la crevette grise (Crangon), petite et assez courante,
- la crevette nordique {Pandalus) ; elle est pêchée dans les eaux
froides des pays nordiques et est importée congelée,
- la crevette tropicale (Penaeus) provient principalement d'Afrique (Sénégal,
Côte-d'lvoire) et est considérée comme le haut de gamme.
Depuis 10 ans, l'importation de crevettes est en constante augmentation,
notamment pour les crevettes tropicales. Le marché apparent (production
+ importation - exportation) a ainsi doublé de 1978 à 1988, passant de
19 000 T à 37 000 T ce qui représente actuellement une consommation
d'environ 0,7 kg de crevettes par habitant et par an. Ce taux est encore
faible par rapport au Japon (2,5 kg/hab/an) ou aux Etats-Unis
(1,4 kg/hab/an).
La part dominante est celle des crevettes tropicales (figure 1.43) ; plus
de la moitié viennent d'Afrique pour un quart en provenance d'Asie.
Ces crevettes sont appelés "gambas" par les professionnels en
référence seulement à leur taille plus importante. Il est très difficile
de connaître la part exacte des chevrettes dans ce marché, celles-ci
n'étant pas différenciées des autres crevettes tropicales par les
douanes.
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- La production de chevrettes est marginale par rapport à celle des
crevettes ; elle est si marginale (quelques dizaines de milliers de
tonnes par rapport aux 2 millions et demi de tonnes de crevettes de
toutes espèces) qu'elle n'est généralement pas identifiée séparément
dans les statistiques officielles.
Le rapport poids de la queue par rapport au poids du corps
entier est moins avantageux que celui des crevettes. Il est de l'ordre
de 50 % pour un poids moyen de 35 grammes (contre 60 % pour
les pénéides) et surtout ce rapport diminue avec la taille de
l'animal : plus l'animal est gros, plus la tête et les pinces sont
développées,
- Son goût est moins marqué que celui des crevettes de mer. Elle
est donc jugée de moindre qualité par rapport à un "produit de la
mer" classique,
- Sa qualité est parfois médiocre en raison d'une chaîne de froid
souvent aléatoire, notamment pour les productions asiatiques.
• Le marché français
Le marché de la crevette en France correspond à quatre genres
différents :
- la crevette rose "bouquet" (Palaemon), rare et prisée,
- la crevette grise (Crangon), petite et assez courante,
- la crevette nordique {Pandalus) ; elle est pêchée dans les eaux
froides des pays nordiques et est importée congelée,
- la crevette tropicale (Penaeus) provient principalement d'Afrique (Sénégal,
Côte-d'lvoire) et est considérée comme le haut de gamme.
Depuis 10 ans, l'importation de crevettes est en constante augmentation,
notamment pour les crevettes tropicales. Le marché apparent (production
+ importation - exportation) a ainsi doublé de 1978 à 1988, passant de
19 000 T à 37 000 T ce qui représente actuellement une consommation
d'environ 0,7 kg de crevettes par habitant et par an. Ce taux est encore
faible par rapport au Japon (2,5 kg/hab/an) ou aux Etats-Unis
(1,4 kg/hab/an).
La part dominante est celle des crevettes tropicales (figure 1.43) ; plus
de la moitié viennent d'Afrique pour un quart en provenance d'Asie.
Ces crevettes sont appelés "gambas" par les professionnels en
référence seulement à leur taille plus importante. Il est très difficile
de connaître la part exacte des chevrettes dans ce marché, celles-ci
n'étant pas différenciées des autres crevettes tropicales par les
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