DOM-TOM
La figure 1.32 montre une rapide progression des surfaces et des
productions de 1983 à 1987. L'échec de la tentative de commercialisation
à l'exportation sous la forme du congelé entraîne l'abandon de plusieurs
fermes en 1988. Cette réduction de surface est partiellement compensée
par la mise en œuvre d'une nouvelle ferme industrielle (figure 1.33).
Début 1990, quatre fermes étaient encore en exploitation. Mais les
difficultés financières contraignirent les deux dernières exploitations
industrielles à abandonner l'élevage dans le courant de la même année.
Fin 1990, il ne restait que deux fermes artisanales dont le volume de
commande de postlarves est trop réduit pour permettre le maintien de
l'écloserie régionale. La production 1990 a été de 83 tonnes pour
46 hectares.
4.3. Commercialisation
Le débouché a d'abord été le marché local, rapidement saturé en raison
de son étroitesse (20 T/an). Le premier essai d'exportation en congelé
vers le marché de gros de Rungis, en 1987, a été un échec en raison
de la concurrence du Sud-Est asiatique. Cet échec a conduit la plupart
des petits producteurs à la cessation d'activité en 1988.
Regroupés dans un groupement d'intérêt économique, les producteurs
restants ont recherché un circuit plus court et un marché demandeur
de produits de qualité en visant directement les centrales d'achats des
grandes surfaces en métropole. La présentation du produit a été
soigneusement étudiée pour s'adapter à ce créneau vaste mais exigeant :
produit frais apporté par avion, nom attrayant ("Crevette bleue des
Caraïbes"), animation et distribution de fiches-recettes sur les points de
vente (voir Commercialisation).
Le succès de cette politique de commercialisation a permis de boucler
l'ensemble de la filière chevrette en Guyane : 80 tonnes ont été
exportées sur la métropole de novembre 88 à novembre 90 (soit 50 %
de la production guyanaise), pour une vente régulière à une cinquantaine
d'hypermarchés.
La démonstration d'une méthode de vente à l'exportation a été faite et
une clientèle existe. Mais la mise en place de ce dernier maillon arrive
trop tard car les entreprises qui sont sorties de ce long parcours du
développement de l'ensemble de la filière production-commercialisation
sont trop lourdement endettées pour pouvoir survivre. L'abandon de cet
élevage en Guyane paraît désormais irréversible.
50
La figure 1.32 montre une rapide progression des surfaces et des
productions de 1983 à 1987. L'échec de la tentative de commercialisation
à l'exportation sous la forme du congelé entraîne l'abandon de plusieurs
fermes en 1988. Cette réduction de surface est partiellement compensée
par la mise en œuvre d'une nouvelle ferme industrielle (figure 1.33).
Début 1990, quatre fermes étaient encore en exploitation. Mais les
difficultés financières contraignirent les deux dernières exploitations
industrielles à abandonner l'élevage dans le courant de la même année.
Fin 1990, il ne restait que deux fermes artisanales dont le volume de
commande de postlarves est trop réduit pour permettre le maintien de
l'écloserie régionale. La production 1990 a été de 83 tonnes pour
46 hectares.
4.3. Commercialisation
Le débouché a d'abord été le marché local, rapidement saturé en raison
de son étroitesse (20 T/an). Le premier essai d'exportation en congelé
vers le marché de gros de Rungis, en 1987, a été un échec en raison
de la concurrence du Sud-Est asiatique. Cet échec a conduit la plupart
des petits producteurs à la cessation d'activité en 1988.
Regroupés dans un groupement d'intérêt économique, les producteurs
restants ont recherché un circuit plus court et un marché demandeur
de produits de qualité en visant directement les centrales d'achats des
grandes surfaces en métropole. La présentation du produit a été
soigneusement étudiée pour s'adapter à ce créneau vaste mais exigeant :
produit frais apporté par avion, nom attrayant ("Crevette bleue des
Caraïbes"), animation et distribution de fiches-recettes sur les points de
vente (voir Commercialisation).
Le succès de cette politique de commercialisation a permis de boucler
l'ensemble de la filière chevrette en Guyane : 80 tonnes ont été
exportées sur la métropole de novembre 88 à novembre 90 (soit 50 %
de la production guyanaise), pour une vente régulière à une cinquantaine
d'hypermarchés.
La démonstration d'une méthode de vente à l'exportation a été faite et
une clientèle existe. Mais la mise en place de ce dernier maillon arrive
trop tard car les entreprises qui sont sorties de ce long parcours du
développement de l'ensemble de la filière production-commercialisation
sont trop lourdement endettées pour pouvoir survivre. L'abandon de cet
élevage en Guyane paraît désormais irréversible.
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