DOM-TOM
- le souci de chercher à diversifier les productions locales traditionnelles
de ces régions (canne à sucre, banane) et de créer des emplois
dans un secteur d'avenir,
- l'accroissement de la demande locale (augmentation de la population,
développement du tourisme),
- le potentiel important de certaines régions tropicales disposant
d'espaces favorables à l'aquaculture.
Ce développement a suivi trois grandes phases successives.
- La première phase a été celle de la recherche avec le souci permanent
d'une application économique viable à court ou moyen terme. Ce
domaine très nouveau nécessitait une masse considérable de
connaissances et d'expériences avant de pouvoir proposer un élevage
rentable à des promoteurs privés. Cette responsabilité de la recherche
a été confiée en 1972 au Centre océanologique du Pacifique (COP)
du Cnexo, basé à Tahiti (figure 1.20). L'objectif était de maîtriser
l'élevage de quelques espèces jugées parmi les plus intéressantes
chez les crustacés, les poissons et les mollusques.
- La deuxième phase correspond au transfert des techniques mises
au point à Tahiti aux producteurs privés dans les principaux
départements et territoires d'outre-mer. Il s'agit essentiellement de
plusieurs espèces de Pénéides (crevettes de mer) à Tahiti et en
Nouvelle-Calédonie, et de la chevrette aux Antilles, en Guyane Française
et à l'île de La Réunion.
- La troisième phase est celle de l'adaptation des systèmes d'élevage
aux contraintes spécifiques de chaque région (par exemple la très
faible minéralisation des eaux en Guyane ou l'existence d'une saison
froide à La Réunion). L'ensemble de ces adaptations permet un
enrichissement des connaissances sur l'espèce élevée, une amélioration
des performances économiques par les gains de productivité et une
plus grande fiabilité des systèmes d'élevage. La sélection progressive
du ou des meilleurs circuits de commercialisation est enfin le dernier
élément-clef de la pérennité des élevages : marché local ou exportation,
petites ou grosses tailles, frais ou congelé, etc.
Aujourd'hui, la chevrette est élevée à Tahiti, aux Antilles (Martinique et
Guadeloupe), en Guyane et à La Réunion.
L'examen de la filière d'élevage de la chevrette dans les différents
départements et territoires d'outre-mer concernés, développe surtout les
caractéristiques de cette troisième phase pour chaque région. Il présente
successivement un bref historique du développement de cet élevage,
révolution du nombre des éleveurs, des surfaces ensemencées et des
productions, ainsi que les différents aspects de la commercialisation.
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- le souci de chercher à diversifier les productions locales traditionnelles
de ces régions (canne à sucre, banane) et de créer des emplois
dans un secteur d'avenir,
- l'accroissement de la demande locale (augmentation de la population,
développement du tourisme),
- le potentiel important de certaines régions tropicales disposant
d'espaces favorables à l'aquaculture.
Ce développement a suivi trois grandes phases successives.
- La première phase a été celle de la recherche avec le souci permanent
d'une application économique viable à court ou moyen terme. Ce
domaine très nouveau nécessitait une masse considérable de
connaissances et d'expériences avant de pouvoir proposer un élevage
rentable à des promoteurs privés. Cette responsabilité de la recherche
a été confiée en 1972 au Centre océanologique du Pacifique (COP)
du Cnexo, basé à Tahiti (figure 1.20). L'objectif était de maîtriser
l'élevage de quelques espèces jugées parmi les plus intéressantes
chez les crustacés, les poissons et les mollusques.
- La deuxième phase correspond au transfert des techniques mises
au point à Tahiti aux producteurs privés dans les principaux
départements et territoires d'outre-mer. Il s'agit essentiellement de
plusieurs espèces de Pénéides (crevettes de mer) à Tahiti et en
Nouvelle-Calédonie, et de la chevrette aux Antilles, en Guyane Française
et à l'île de La Réunion.
- La troisième phase est celle de l'adaptation des systèmes d'élevage
aux contraintes spécifiques de chaque région (par exemple la très
faible minéralisation des eaux en Guyane ou l'existence d'une saison
froide à La Réunion). L'ensemble de ces adaptations permet un
enrichissement des connaissances sur l'espèce élevée, une amélioration
des performances économiques par les gains de productivité et une
plus grande fiabilité des systèmes d'élevage. La sélection progressive
du ou des meilleurs circuits de commercialisation est enfin le dernier
élément-clef de la pérennité des élevages : marché local ou exportation,
petites ou grosses tailles, frais ou congelé, etc.
Aujourd'hui, la chevrette est élevée à Tahiti, aux Antilles (Martinique et
Guadeloupe), en Guyane et à La Réunion.
L'examen de la filière d'élevage de la chevrette dans les différents
départements et territoires d'outre-mer concernés, développe surtout les
caractéristiques de cette troisième phase pour chaque région. Il présente
successivement un bref historique du développement de cet élevage,
révolution du nombre des éleveurs, des surfaces ensemencées et des
productions, ainsi que les différents aspects de la commercialisation.
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