Pays producteurs
est de l'ordre de 50 tonnes pour une quarantaine d'hectares. Les
multiples travaux de l'université d'Hawaï sur la population, la génétique,
l'amélioration des systèmes d'élevage, la technologie et l'économie de
cet élevage, ont permis de faire progresser considérablement les
connaissances sur cette espèce et d'en tirer nombre d'enseignements
utiles pour l'élevage.
• Ecloserie
L'écloserie gouvernementale d'Anuenue et les trois écioseries privées
utilisaient le système "eau verte" produisant 20 à 40 PL/1 avec une
survie de 55 à 70 %. Le centre Anuenue est à présent fermé et seules
deux fermes produisent irrégulièrement des postlarves.
•
Grossissement
Au début des années 80, l'île d'Oahu comptait une vingtaine de fermes
de 0,2 à 40 ha de surface, pour une taille moyenne de bassin de
0,4 ha.
La technique traditionnelle en continu est la plus couramment employée.
Certaines fermes ont recours au système d'élevage en discontinu avec
prégrossissement ainsi qu'à des tris par taille. La densité de stockage
du prégrossissement est de l'ordre de 100 PL/m
2 et celle du grossissement
en continu de 16 PL/m
2 . La récolte d'animaux de 30 grammes de poids
moyen se fait par pêche sélective en continu. En système discontinu,
les animaux sous la taille commerciale à la vidange sont regroupés
dans des bassins pour achever leur grossissement. Les rendements
varient de 1,4 à 2,2 T/ha/an.
La plus grosse ferme d'Hawaï, Amorient, qui cultivait essentiellement
M. rosenbergii a reconverti la majorité de ses bassins à la crevette de
mer Penaeus vannamei (10 ha contre 40). Il ne restait, en 1990, que
deux fermes réellement en production.
•
Commercialisation
D'importants efforts furent consacrés à la détermination de standards
de conditionnement pour garantir la qualité du produit ainsi qu'à son
image par une promotion adaptée sous le terme d'"Hawaiian Prawn".
Si ces efforts n'ont pas suffi à pérenniser cette activité, le Macrobrachium
reste une espèce hautement appréciée qui est vendue directement sur
la ferme de 90 à 120 F/kg selon la taille.
9. Japon
___
Au Japon, si quelques espèces de Macrobrachium sont indigènes telles
que M. nipponense, M. japonicum, M. formosense et M. lar, seule
l'espèce M. rosenbergii, introduite en 1967, est élevée. Les terrains
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