Introduction
structure de la population et optimise les techniques de prégrossissement,
imposé en Israël par l'existence d'une saison froide.
Vers la fin des années 70 et le début des années 80, des programmes
importants voient le jour aux Antilles, au Honduras, en Floride, en
Guyane, au Brésil, en Jamaïque et à Porto Rico. Dans les pays du
Sud-Est Asiatique, les projets sont nombreux notamment à Taïwan et
en Thaïlande.
Un contexte de développement difficile
L'ensemble de ces efforts, déployés à l'échelle internationale sur la
chevrette et très résumés ici dans leur chronologie, ne s'est pas traduit
en termes de production de la même façon que ceux, du même ordre,
déployés sur les Pénéides. Les raisons tiennent à la fois à la capacité
de l'offre et à l'importance de la demande. La capacité de l'offre est
limitée par deux facteurs.
- Le premier concerne les surfaces d'élevage : les terrains favorables
à l'implantation des fermes sont le plus souvent des terrains agricoles
déjà mis en valeur. Pour être convertis à l'aquaculture, ils doivent
donc être rendus préalablement disponibles, par exemple lorsqu'une
spéculation aquacole n'est plus compétitive. D'autre part, cette insertion
au milieu des activités agricoles est pour chaque projet une contrainte
déterminante pour sa taille et conduit à une dispersion des activités.
- Le second concerne les rendements obtenus avec la chevrette. Ils
sont limités par les effets de dominance et d'inhibition au sein de
la sous-population mâle qui conduisent à restreindre les densités.
D'autre part, du fait de leur taille, les entreprises ont rarement des
techniciens spécialisés et sont peu attentives à l'évolution des techniques
et aux acquis nouveaux qui leur permettraient d'augmenter leur
production.
Quant à la demande, il n'y en a pas de spécifique sur les grands
marchés consommateurs (Etats-Unis et Europe) où la chevrette n'est
pas connue. En effet, avant les apports de l'aquaculture et pendant la
période des années 60-70, la production mondiale est limitée par le
caractère artisanal de la pêche. De plus, les quelques productions
suffisamment importantes pour être commercialisées sur le marché
international proviennent d'Inde et du Bangladesh, où la chaîne du froid
est très peu fiable. Aussi la qualité de chevrette qui atteint les marchés
consommateurs est très médiocre. Dans le même temps, la pêche
industrielle de Pénéides se développe, associée à un conditionnement
congelé de qualité, à bord des chalutiers où dans des usines à terre.
La chevrette arrivant sur le même créneau des crevettes congelées
tropicales est alors naturellement considérée comme un produit bas de
gamme, substitut bon marché des crevettes Pénéides.
2
structure de la population et optimise les techniques de prégrossissement,
imposé en Israël par l'existence d'une saison froide.
Vers la fin des années 70 et le début des années 80, des programmes
importants voient le jour aux Antilles, au Honduras, en Floride, en
Guyane, au Brésil, en Jamaïque et à Porto Rico. Dans les pays du
Sud-Est Asiatique, les projets sont nombreux notamment à Taïwan et
en Thaïlande.
Un contexte de développement difficile
L'ensemble de ces efforts, déployés à l'échelle internationale sur la
chevrette et très résumés ici dans leur chronologie, ne s'est pas traduit
en termes de production de la même façon que ceux, du même ordre,
déployés sur les Pénéides. Les raisons tiennent à la fois à la capacité
de l'offre et à l'importance de la demande. La capacité de l'offre est
limitée par deux facteurs.
- Le premier concerne les surfaces d'élevage : les terrains favorables
à l'implantation des fermes sont le plus souvent des terrains agricoles
déjà mis en valeur. Pour être convertis à l'aquaculture, ils doivent
donc être rendus préalablement disponibles, par exemple lorsqu'une
spéculation aquacole n'est plus compétitive. D'autre part, cette insertion
au milieu des activités agricoles est pour chaque projet une contrainte
déterminante pour sa taille et conduit à une dispersion des activités.
- Le second concerne les rendements obtenus avec la chevrette. Ils
sont limités par les effets de dominance et d'inhibition au sein de
la sous-population mâle qui conduisent à restreindre les densités.
D'autre part, du fait de leur taille, les entreprises ont rarement des
techniciens spécialisés et sont peu attentives à l'évolution des techniques
et aux acquis nouveaux qui leur permettraient d'augmenter leur
production.
Quant à la demande, il n'y en a pas de spécifique sur les grands
marchés consommateurs (Etats-Unis et Europe) où la chevrette n'est
pas connue. En effet, avant les apports de l'aquaculture et pendant la
période des années 60-70, la production mondiale est limitée par le
caractère artisanal de la pêche. De plus, les quelques productions
suffisamment importantes pour être commercialisées sur le marché
international proviennent d'Inde et du Bangladesh, où la chaîne du froid
est très peu fiable. Aussi la qualité de chevrette qui atteint les marchés
consommateurs est très médiocre. Dans le même temps, la pêche
industrielle de Pénéides se développe, associée à un conditionnement
congelé de qualité, à bord des chalutiers où dans des usines à terre.
La chevrette arrivant sur le même créneau des crevettes congelées
tropicales est alors naturellement considérée comme un produit bas de
gamme, substitut bon marché des crevettes Pénéides.
2
