L'entreprise aquacole
L'expérience acquise permet d'analyser cette forme d'association en
relevant, au niveau des maillons successifs de la filière, les principaux
points faibles qui ont été rencontrés et en rappelant les principaux
avantages.
- L'écloserie présente souvent comme problème majeur, un
surdimensionnement par rapport aux besoins effectifs des élevages
aussi bien en phase de démarrage du programme de développement
qu'en phase stabilisée. Il entraîne un surcoût du prix de revient des
postlarves qui doit être supporté par les éleveurs. Le prévisionnel
des besoins de plusieurs projets est toujours très difficile à faire. La
solution est de concevoir une écloserie modulaire et de ne décider
de la construction d'un nouveau module que lorsque les nouveaux
projets sont bien engagés ; il est toujours plus rapide de construire
et de démarrer une écloserie qu'une ferme.
- La disponibilité sur le marché d'un aliment adapté à la chevrette et
de qualité constante toute l'année est indispensable. Pour intéresser
les industriels de la fabrication d'aliments composés, les commandes
doivent porter sur plusieurs centaines de tonnes par an. Cette démarche
ne peut donc pas être le fait d'une seule entreprise et entre bien
dans les objectifs que doit afficher un groupement de producteurs.
L'expérience a démontré l'importance du contrôle régulier de la qualité
des aliments (voir fiche Fabrication de l'aliment) ; c'est un des points
qui doit figurer dans le contrat liant la fabrique à l'association de
producteurs.
- Le service d'assistance technique dépendant de la profession répond
bien aux besoins et à l'attente des petits exploitants qui n'ont pas
les moyens d'embaucher des techniciens spécialisés. Par la multiplicité
des élevages suivis, le technicien responsable assimile rapidement
les spécificités de l'environnement local et peut ainsi définir et proposer
aux aquaculteurs des schémas de production bien adaptés. Le problème
majeur est de financer ce service une fois que les aides publiques
cessent d'être octroyées à la structure coopérative : ce sont
généralement par des taxes sur d'autres services, soit en amont de
la production (taxes sur les postlarves, sur l'aliment), soit en aval
(sur la vente des chevrettes). Ces taxes pénalisent les aquaculteurs
dynamiques et il apparaît plus équitable de les asseoir sur l'outil de
production lui-même, c'est-à-dire sur le nombre d'hectares de la
ferme.
- La mise en œuvre d'une unité de conditionnement commune à
plusieurs exploitations pose de nombreux problèmes qui ne peuvent
être résolus que par une réglementation très stricte régissant les
apports. Elle doit définir notamment les normes de qualité du produit
livré et les moyens de son contrôle. L'origine des lots doit être
identifiable en cas de réclamation des clients.
- Le succès de la commercialisation dépendra directement de la qualité
du produit proposé à la vente, c'est-à-dire du travail réalisé par
141
L'expérience acquise permet d'analyser cette forme d'association en
relevant, au niveau des maillons successifs de la filière, les principaux
points faibles qui ont été rencontrés et en rappelant les principaux
avantages.
- L'écloserie présente souvent comme problème majeur, un
surdimensionnement par rapport aux besoins effectifs des élevages
aussi bien en phase de démarrage du programme de développement
qu'en phase stabilisée. Il entraîne un surcoût du prix de revient des
postlarves qui doit être supporté par les éleveurs. Le prévisionnel
des besoins de plusieurs projets est toujours très difficile à faire. La
solution est de concevoir une écloserie modulaire et de ne décider
de la construction d'un nouveau module que lorsque les nouveaux
projets sont bien engagés ; il est toujours plus rapide de construire
et de démarrer une écloserie qu'une ferme.
- La disponibilité sur le marché d'un aliment adapté à la chevrette et
de qualité constante toute l'année est indispensable. Pour intéresser
les industriels de la fabrication d'aliments composés, les commandes
doivent porter sur plusieurs centaines de tonnes par an. Cette démarche
ne peut donc pas être le fait d'une seule entreprise et entre bien
dans les objectifs que doit afficher un groupement de producteurs.
L'expérience a démontré l'importance du contrôle régulier de la qualité
des aliments (voir fiche Fabrication de l'aliment) ; c'est un des points
qui doit figurer dans le contrat liant la fabrique à l'association de
producteurs.
- Le service d'assistance technique dépendant de la profession répond
bien aux besoins et à l'attente des petits exploitants qui n'ont pas
les moyens d'embaucher des techniciens spécialisés. Par la multiplicité
des élevages suivis, le technicien responsable assimile rapidement
les spécificités de l'environnement local et peut ainsi définir et proposer
aux aquaculteurs des schémas de production bien adaptés. Le problème
majeur est de financer ce service une fois que les aides publiques
cessent d'être octroyées à la structure coopérative : ce sont
généralement par des taxes sur d'autres services, soit en amont de
la production (taxes sur les postlarves, sur l'aliment), soit en aval
(sur la vente des chevrettes). Ces taxes pénalisent les aquaculteurs
dynamiques et il apparaît plus équitable de les asseoir sur l'outil de
production lui-même, c'est-à-dire sur le nombre d'hectares de la
ferme.
- La mise en œuvre d'une unité de conditionnement commune à
plusieurs exploitations pose de nombreux problèmes qui ne peuvent
être résolus que par une réglementation très stricte régissant les
apports. Elle doit définir notamment les normes de qualité du produit
livré et les moyens de son contrôle. L'origine des lots doit être
identifiable en cas de réclamation des clients.
- Le succès de la commercialisation dépendra directement de la qualité
du produit proposé à la vente, c'est-à-dire du travail réalisé par
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