Evolution des techniques d'élevage
2.3. Contrôle génétique du sexe
Les populations monosexes mâles présentent donc des rendements
nettement supérieurs à ceux des populations mixtes ou monosexes
femelles. Il serait donc intéressant de produire de telles populations par
voie génétique. Les travaux menés chez des poissons (truite, tilapia)
ou des crustacés (Isopodes, Amphipodes) à déterminisme du sexe de
type mendélien (un gène ou un chromosome déterminant) ont démontré
la validité de plusieurs méthodes. Le choix de la méthode appropriée
repose en premier lieu sur le type de déterminisme du sexe. Ce déterminisme
est encore inconnu chez M. rosenbergii.
L'une des méthodes d'analyse du déterminisme du sexe consiste à
produire des animaux sexuellement inversés, puis à les croiser
(individuellement) avec leurs congénères non inversés. L'étude du sexratio parmi les descendants (testage sur descendance) permet alors de
privilégier quelques hypothèses, testées ensuite par d'autres croisements
appropriés.
pore génital
glande androgène
pore génital
Figure 2.26 : Schéma de l'appareil génital et de la face ventrale
du céphalothorax d'un jeune mâle. L'appareil reproducteur est situé
à la base de la cinquième paire de péréiopodes. L'incision pratiquée
avec un scalpel, donne accès au tractus génital et à la glande androgène
qui seront extraits à l'aide d'une pince fine.
L'équipe californienne de Nagamine montra, dès 1980, comment opérer
des inversions de sexe chez la chevrette. L'andrectomie, lorsqu'elle est
pratiquée sur de jeunes mâles, peut conduire à une féminisation complète
puisque ces individus, appelés néofemelles, sont capables de se reproduire
comme des femelles naturelles. L'andrectomie consiste en l'ablation
bilatérale de la glande androgène sur des mâles juvéniles de longueur
céphalothoracique comprise entre 9 et 9,5 mm. L'ensemble tractus génital
et glande androgène est retiré (figure 2.26). La mortalité post-opératoire
ne dépasse pas 25 %. La moitié des survivants environ seront des
néofemelles fonctionnelles.
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2.3. Contrôle génétique du sexe
Les populations monosexes mâles présentent donc des rendements
nettement supérieurs à ceux des populations mixtes ou monosexes
femelles. Il serait donc intéressant de produire de telles populations par
voie génétique. Les travaux menés chez des poissons (truite, tilapia)
ou des crustacés (Isopodes, Amphipodes) à déterminisme du sexe de
type mendélien (un gène ou un chromosome déterminant) ont démontré
la validité de plusieurs méthodes. Le choix de la méthode appropriée
repose en premier lieu sur le type de déterminisme du sexe. Ce déterminisme
est encore inconnu chez M. rosenbergii.
L'une des méthodes d'analyse du déterminisme du sexe consiste à
produire des animaux sexuellement inversés, puis à les croiser
(individuellement) avec leurs congénères non inversés. L'étude du sexratio parmi les descendants (testage sur descendance) permet alors de
privilégier quelques hypothèses, testées ensuite par d'autres croisements
appropriés.
pore génital
glande androgène
pore génital
Figure 2.26 : Schéma de l'appareil génital et de la face ventrale
du céphalothorax d'un jeune mâle. L'appareil reproducteur est situé
à la base de la cinquième paire de péréiopodes. L'incision pratiquée
avec un scalpel, donne accès au tractus génital et à la glande androgène
qui seront extraits à l'aide d'une pince fine.
L'équipe californienne de Nagamine montra, dès 1980, comment opérer
des inversions de sexe chez la chevrette. L'andrectomie, lorsqu'elle est
pratiquée sur de jeunes mâles, peut conduire à une féminisation complète
puisque ces individus, appelés néofemelles, sont capables de se reproduire
comme des femelles naturelles. L'andrectomie consiste en l'ablation
bilatérale de la glande androgène sur des mâles juvéniles de longueur
céphalothoracique comprise entre 9 et 9,5 mm. L'ensemble tractus génital
et glande androgène est retiré (figure 2.26). La mortalité post-opératoire
ne dépasse pas 25 %. La moitié des survivants environ seront des
néofemelles fonctionnelles.
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