Evolution des techniques d'élevage
(mâles à pinces bleues, pinces orange et pinces claires) et dans des
proportions identiques. Cette hétérogénéité des tailles justifie la pratique
de pêches sélectives avant la vidange pour stimuler la croissance
compensatoire. Le rendement d'un élevage monosexe mâle est supérieur
de 30 à 40 % à celui d'une population mixte, ce qui rend ce type
d'élevage très intéressant.
2.2. Elevage monosexe de femelles
La vitesse de croissance des femelles augmente de 50 % quand elles
sont élevées en l'absence de mâles (figure 2.25). Ce gain peut être
imputé à l'économie de l'énergie pour l'entretien et à l'oxygénation des
œufs. Lorsque les œufs ne sont pas fécondés, les femelles les perdent
au bout d'un jour ou deux, contre une durée d'incubation de quinze à
vingt jours s'ils sont fécondés. Ceci se vérifie par le faible pourcentage
de femelles grainées observé dans les populations monosexes femelles
étudiées en Israël et à la station de Kourou.
Figure 2.25 : Courbe de croissance d'une population monosexe femelle par
rapport à une population de femelles élevées dans une population mixte.
Grâce à ce gain, leur croissance est identique à celle d'une population
mixte. La survie étant légèrement meilleure dans le cas du monosexe
femelle, le rendement d'une population monosexe femelle est alors
supérieur de 5 à 10 % à celui d'une population mixte. Les femelles
récoltées sont de petite taille, ce qui diminue leur prix de vente et se
répercute sur la rentabilité de ce type d'élevage. Par contre, les animaux
produits sont homogènes en taille ce qui permet de commercialiser toute
la production dans deux ou trois classes de taille sans avoir recours à
des pêches sélectives en cours d'élevage.
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