L'élevage en continu
résout pas le problème de la fiabilité de l'introduction du cheptel dans
le bassin de grossissement en système continu. En effet, la cause
première de variabilité de la production est toujours la mortalité à
l'ensemencement.
L'évolution normale de l'élevage en mode continu passe donc par un
meilleur contrôle de l'introduction du cheptel dans le bassin. Si l'on veut
obtenir une survie proche de 100 %, il faut utiliser des juvéniles de
quelques grammes qui sont plus robustes que les postlarves. Ces
juvéniles sont produits dans une phase de démarrage de croissance ou
prégrossissement (voir leur description dans L'élevage en mode discontinu).
Cette phase s'ajoute au schéma d'élevage en continu pour donner
naissance à un système continu multiphase. Il existe différents degrés
de complexité dans ce type de schéma selon le nombre de phases de
démarrage de croissance. Le schéma le plus simple utilise un bassin
de prégrossissement pour chaque bassin de grossissement. On peut y
prégrossir les postlarves pour les aguerrir avant chaque restockage. La
complexité peut aller jusqu'à un schéma à trois phases gérées de façon
différente (voir exemple SAOR).
L'ajout de plusieurs phases de démarrage de croissance à un schéma
continu permet en outre d'effectuer un "point bilan" lors du transfert
d'une phase à l'autre. On connaît ainsi avec précision le cheptel que
l'on sort d'un bassin et que l'on introduit dans l'autre.
Enfin, ce transfert du cheptel d'une phase à l'autre peut se faire avec
un filet à maille sélective. Cela présente le gros avantage de stimuler
à chaque fois la croissance des individus restant dans le bassin. Le
phénomène de croissance compensatoire est ainsi exploité lors de
chaque transfert, au contraire du système continu simple où il ne concerne
que les gros individus.
Ce type de schéma est plus délicat à gérer, à cause de l'utilisation de
plusieurs phases qui se déroulent dans des conditions différentes (surface
concernée, densité d'élevage, durée, mode de gestion). De plus, les
transferts de cheptel d'un bassin à l'autre sont des techniques bien
particulières.
Les rendements obtenus (2 à 2,5 T/ha/an) ne sont pas significativement
supérieurs à ceux obtenus avec un système continu classique, mais les
résultats sont plus fiables et plus réguliers. Cependant, la durée du
cycle de grossissement entretient quand même une imprécision sur la
biomasse dans le bassin, qui ne permet pas un ajustement parfait de
la ration alimentaire.
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résout pas le problème de la fiabilité de l'introduction du cheptel dans
le bassin de grossissement en système continu. En effet, la cause
première de variabilité de la production est toujours la mortalité à
l'ensemencement.
L'évolution normale de l'élevage en mode continu passe donc par un
meilleur contrôle de l'introduction du cheptel dans le bassin. Si l'on veut
obtenir une survie proche de 100 %, il faut utiliser des juvéniles de
quelques grammes qui sont plus robustes que les postlarves. Ces
juvéniles sont produits dans une phase de démarrage de croissance ou
prégrossissement (voir leur description dans L'élevage en mode discontinu).
Cette phase s'ajoute au schéma d'élevage en continu pour donner
naissance à un système continu multiphase. Il existe différents degrés
de complexité dans ce type de schéma selon le nombre de phases de
démarrage de croissance. Le schéma le plus simple utilise un bassin
de prégrossissement pour chaque bassin de grossissement. On peut y
prégrossir les postlarves pour les aguerrir avant chaque restockage. La
complexité peut aller jusqu'à un schéma à trois phases gérées de façon
différente (voir exemple SAOR).
L'ajout de plusieurs phases de démarrage de croissance à un schéma
continu permet en outre d'effectuer un "point bilan" lors du transfert
d'une phase à l'autre. On connaît ainsi avec précision le cheptel que
l'on sort d'un bassin et que l'on introduit dans l'autre.
Enfin, ce transfert du cheptel d'une phase à l'autre peut se faire avec
un filet à maille sélective. Cela présente le gros avantage de stimuler
à chaque fois la croissance des individus restant dans le bassin. Le
phénomène de croissance compensatoire est ainsi exploité lors de
chaque transfert, au contraire du système continu simple où il ne concerne
que les gros individus.
Ce type de schéma est plus délicat à gérer, à cause de l'utilisation de
plusieurs phases qui se déroulent dans des conditions différentes (surface
concernée, densité d'élevage, durée, mode de gestion). De plus, les
transferts de cheptel d'un bassin à l'autre sont des techniques bien
particulières.
Les rendements obtenus (2 à 2,5 T/ha/an) ne sont pas significativement
supérieurs à ceux obtenus avec un système continu classique, mais les
résultats sont plus fiables et plus réguliers. Cependant, la durée du
cycle de grossissement entretient quand même une imprécision sur la
biomasse dans le bassin, qui ne permet pas un ajustement parfait de
la ration alimentaire.
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