milieu liquide, dès 10 minutes, de substances radioactives issues de la dégradation des
A. A. marqués, semble confirmer la rapidité d’absorption ou d’utilisation du traceur. En
effet, la radioactivité globale trouvée dans l’eau, bien que diminuant, reste moyenne ( 1.10 6
d.p.m.) jusqu’à trente minutes alors que les A.A. ont déjà disparu de la phase liquide.
Cette radioactivité doit correspondre soit à des substances dérivées des A. A. soit à ces
derniers adsorbés sur des particules ou encore à des A.A. absorbés par des microorganismes.
Nous avons rassemblé dans un schéma (fig. 6) les différentes voies que peuvent utiliser les
A. A.L.D. lorsqu’ils sont situés à l’interface eau-sédiment et nous avons figuré les compartiments dans lesquels ils peuvent être retrouvés. La sédimentation reste la voie prioritaire
de transfert de l’eau sus-jacente vers le sédiment. Ceci est valable pour un écosystème
artificiel où il n’y a pas de phénomènes de courant, de vagues ou de bioturbation. La
sédimentation peut se faire de deux façons : soit les A.A.L.D. sont assimilés par les
bactéries présentes à l’interface puis sédimentent avec ces dernières fixées à la surface de
particules (flèche n° 1) ; soit les A. A.L.D. sont directement adsorbés sur des particules en
suspension (n° 2). Dans les deux cas, un phénomène de sédimentation se produit.
Figure 6 : Voies de transfert et d’utilisation des
amino-acides libres dissous à l’interface eausédiment.
AA radioactifs
EAU
1 : Voies biologiques (bactéries fixées)
2: Phénomènes physiques (adsorption)
3 : Excrétion
4 : Diffusion moléculaire
BloaynthSaaa
^ lACIIItl»
CO
B loaynlhéses
AAI : Acides aminés de l’eau interstitielle
AALD : Acides aminés libres dissous
AAA : Acides aminés adsorbés
AAC : Acides aminés combinés :
Fraction hydrolysable
Fraction résiduelle
La différence se situe dans le sédiment où seule une partie des A. A. fixés aux particules par
des liaisons faibles (liaison de Van Der Wall, liaison hydrogène) sera disponible pour les
bactéries. Les A.A. déjà absorbés dans l’eau entrent dans le compartiment des A.A.
combinés. Ils ne seront disponibles qu’après lyse cellulaire. Ces A.A. entrent dans le
métabolisme bactérien pour servir à la respiration ou à des biosynthèses. Ils peuvent être
excrétés sous forme de substances susceptibles d’être attaquées par des exoenzymes
microbiens (n° 3). Une partie des A. A.L.D.peut également transiter par l’eau interstitielle.
Il s’agit à ce niveau de diffusion moléculaire pouvant s’effectuer dans les deux sens (n° 4).
Il est plus difficile de tracer la voie empruntée par les A. A. de la fraction résiduelle ayant
résisté à l’hydrolyse acide : parmi les hypothèses qui peuvent être données, nous citerons la
formation de substances humiques provenant de la combinaison de glucides simples et
des A.A. au cours de l’hydrolyse (Janel et al, 1979).
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