A. A. ont disparu ; après 30 minutes, il ne reste que 6,9 % des
14 C-A. A. présents au temps
0. En fin d’expérimentation, on ne retrouve plus d’A.A. marqués. L’analyse de la vitesse
de disparition de chaque A.A. composant l’hydrolysat de chlorelle, nous a permis de
constater qu’elle n’était pas uniforme pour les différents A. A. Le premier A. A. à disparaître est l’arginine. Les A. A. dicarboxyliques : acide aspartique et acide glumatique, sont
encore présents après 90 minutes d’expérimentation; les autres A.A. ont des taux de
disparition compris entre 5 et 30% en 10 minutes.
Durée d’incubation
0 mn
10 mn
30 mn
90 mn
120 mn
Ac aspartique
100
48
18,9
12,6
_
Ac glutamique
100
38
26,9
25,4
-
Sérine - Histidine
100
10,7
-
-
-
Glycine - thréonine
100
90,1
-
-
-
Arginine
100
0
-
-
-
Alanine - Tyrosine
100
36,3
-
-
-
Valine
100
5,7
-
-
-
Phénylalanine
100
8,8
-
-
-
Leucine
100
5,5
-
-
-
Isoleucine
100
17,7
-
-
-
Tableau n°1. Pourcentage de
14 C-A. A retrouvés dans l’eau sus-jacente aux différents temps d’incubation.
DISCUSSION
L’utilisation de molécules marquées, pour l’étude de l’activité des microorganismes, s’est
généralisée depuis les travaux de Wright et Hobbie ( 1966) ; des voies différentes apparaissant selon la concentration du substrat et la durée d’incubation. La concentration des
glucides et des A. A. dans l’eau de mer est de l’ordre de la micromole (Jorgensen et al,
1980). L’injection de la molécule marquée doit modifier le moins possible cette concentration afin de ne pas perturber le métabolisme des microorganismes ; ainsi les tendances
actuelles dans ce domaine vont-elles vers l’injection de très faibles quantités de molécules
radioactives à forte activité spécifique. Au cours de cette expérimentation, les quantités
d’A.A. injectées ne représentaient que 1 % de la quantité présente dans la phase aqueuse et
la composition du mélange correspondait à celle d’un hydrolysat de chlorelles (ceci pour
tenir compte des proportions respectives des A. A. dissous provenant de la dégradation
planctonique). La durée de l’expérimentation est l’objet de nombreuses divergences dues
aux réémissions, dans le milieu ambiant, des déchets du métabolisme bactérien (Iturriaga
et Zsolnay, 1981). Afin de pallier à cette cause d’erreur, Meyer-Reil (1978) conseille des
temps d’incubation compris entre 1 et 10 minutes pour étudier l’absorption du glucose par
les bactéries. Mayaudon et Batistic (1978) ont pour leur part noté la persistance dans le sol
d’A.A. marqués au
14 C pendant de nombreux mois. Dans cette étude l’apparition dans le
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