- concentrations en phosphates
Elles permettent de délimiter deux zones : l’une à concentration élevée et à fortes
variations, comprenant les stations “phosphate” et “émissaire” et sans doute la réf. A qui
est sous le nuage d’apatite (la différence entre les concentrations moyennes de ces deux
radiales n’est pas significative : t obs = 0,65 < t 0,50 = 0,71 où les valeurs observées
dépassent les plus fortes valeurs signalées dans cette zone ; l’autre à concentration
moyenne pour le golfe et plus stable (les différences de moyennes avec la première zone
sont significatives au seuil de 80 % : t obs = de 1,46 à 15,46 > t0,80 = 1,44) comprenant les
radiales “fortin” et “frontière”.
L’influence du déversement est donc nette, mais elle est localisée à la zone proche de
l’usine de chargement (stations “phosphate”, et “émissaire”). Le nombre de prélèvements
ne permet pas de mettre en évidence des différences significatives de concentration entre
surface, profondeur, 10 m et 100 m de lacôte. Cet enrichissement en phosphates est rapide
: une expérience de confinement d’eau réalisée à côté de l’usine a montré que la concentration de l’eau bloquée dans une cloche est multipliée par 3 en 3 jours ; cet enrichissement
peut d’ailleurs s’expliquer par simple dissolution qui peut aller jusqu’à 20 µ.atg.l -1 dans
l’eau de mer d’Aqaba (Freemantle et al. 1978).
- l’influence du peuplement bactérien sur la solubilisation de l’apatite a été testée en
comparant les concentrations de phosphates obtenues dans les tubes utilisés pour la
détermination du NPP. Ces concentrations ne sont pas significativement différentes dans
les tubes ayant donné une culture et dans les tubes restés négatifs ( t obs = 0,11 < t 0,10 —
0,12). Il ne semble donc pas y avoir d’influence bactérienne in vitro sur la dissolution des
phosphates. D’autre part, il n’a pas été possible de mettre en évidence des souches
capables de solubiliser l’apatite.
- Influence des phosphates sur le peuplement bactérien.
Le nombre moyen de germes obtenus en MEB est de l’ordre de 10 6 ml' 1 pour les
différentes radiales ; il est de l’ordre de 10 5 ml aux points de référence. Les différences
entre concentrations moyennes sur les différentes radiales ne sont pas significatives
au-delà d’un seuil de 60 % de sécurité (t obs = de 0,08 à 0,77 < t 0,60 = 0,88). Seules les
différences observées entre “phosphate” (ou “émissaire”) et les stations de références sont
significatives (t obs (“phosphate”) = 1,42 > t 0,80 = 1,39 et t obs (“émissaire”) = 2,67 > t
0,95 = 2,44). L’influence des phosphates sur le nombre de germes total paraît donc faible,
ce qui est confirmé par l’équation de la droite de régression (log nb bactéries = 0,0595µ. atg . P0
4+
5,8864) et le coefficient de corrélation médiocre (r ± 0,29 0,46).
Le nombre moyen de germes obtenus par culture est plus variable et plus faible : il varie de
10
3 à 10
4 ml sur les différentes radiales et il est de l’ordre de 102 ml-1 aux stations de
référence. Il n’est pas significativement différent dans les cultures sur boîtes et en milieu
liquide (t obs = 0,07 La concentration en bactéries cultivables diminue de la station “phosphate à la station
frontière; les différences observées entre radiales sont significatives pour les deux premières, moins quand on s’éloigne vers “frontière” (“phosphate-émissaire " : t obs = 1,79 >
t0,90 ; “émissaire-fortin” : t obs = 1,06 > t 0,70 ; “fortin-frontière” : t obs = 1,42 > t 0,70 ;
et “frontière-référence” : t obs = 3,34 >t 0,99). Les stations les plus riches en phosphates
(“phosphate” et “émissaire”) sont également les plus riches en germes cultivables ; l’influence des phosphates est donc plus nette ici et se traduit par un coefficient angulaire plus
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