grand pour la droite de régression (log nb bactéries = 0,2091 µatg P04+3,7351) et un
coefficient de corrélation (r = 0,43 = 0,20) meilleur.
L’examen de la répartition des germes cultivables par niveau (surface, 10 m et sédiment)
permet de préciser le rôle respectif des phosphates et de l’effluent :
- en surface, aux points les plus éloignés de la côte, le nombre moyen de germes est plus
élevé à la station “phosphate”. Les différences ne sont significatives qu’entre “phosphate”
et “émissaire” ( t obs = 1,78 > t 0,90 = 1,73), ce qui indique qu’à ce niveau, les phosphates
influent probablement sur le nombre de bactéries ;
- en surface, aux points les plus proches de la côte, aucune influence n’est décelable
(nombre moyen de bactéries cultivables non significativement différent entre radiales (t
obs < t 0,40 pour toutes les stations) ;
- à 10 m de pronfondeur près de la côte, le nombre de germes est significativement plus
élevé à la station “phosphate” qu’à la station “émissaire” (t obs = 1,52 > t 0,80 = 1,32),
l’influence des phosphates peut donc être considérée comme significative ;
- dans les sédiments, la même observation est à faire (t obs = 1,68 > t 0,80 entre
“phosphate” et “émissaire”).
On voit donc que le nombre de germes cultivables est significativement augmenté à la
station “phosphate” et surtout dans les niveaux en contact avec l’apatite (eau du fond et
sédiment).
L’examen des paramètres de l’activité bactérienne : pourcentage de cellules en division,
pourcentage des souches qui cultivent et activité enzymatique globale de la population
apporte des précisions sur l’influence des phosphates sans toutefois la séparer de celle de
l’émissaire.
La comparaison des pourcentages de cellules en division permet de séparer deux zones : la
zone “phosphate-émissaire” où ce pourcentage est de 12 ± 3,7 % et la zone “fortinfrontière” où il est de 7 ± 2,7 % (différence significative : t obs = 2,14 > t 0,95 = 2,06). La
présence des phosphates, ou de l’émissaire, augmente donc le taux de division de façon
significative.
La comparaison de l’activité enzymatique, basée soit sur l’activité enzymatique globale,
soit sur leur nature, montre que des différences significatives permettent d’isoler l’ensemble “phosphate-émissaire”(t obs = 0) des autres stations (t obs = 2,82 > t 0,98 = 2,58), qui
sont caractérisées par une activité globale élevée et par l’absence d’activité glycosidase.
- le pourcentage de cellules cultivables, paramètre récemment introduit pour tester l’état
physiologique global d’une population, n’est pas utilisable ici du fait d’intervalles de
confiance trop élevés.
CONCLUSION
La dispersion du minerai d’apatite lors de son chargement a pour effet d’augmenter de
façon significative la concentration des phosphates dissous dans l’eau de mer, mais dans
une aire limitée aux stations “phosphate” et “émissaire”. Bien qu’aucune corrélation
significative n’ait pu être mise en évidence entre concentration en phosphate et nombre ou
activité des bactéries, ces deux stations sont significativement différentes des autres par le
nombre de bactéries cultivables,le pourcentage de cellules en division et l’activité enzymtique qui y sont plus élevés. L’effet spécifique des phosphates est difficile à séparer de celui
de l’émissaire, bien qu’une augmentation significative (mais toujours faible) de la densité
bactérienne apparaisse dans les niveaux qui sont directement en contact avec la poussière
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coefficient de corrélation (r = 0,43 = 0,20) meilleur.
L’examen de la répartition des germes cultivables par niveau (surface, 10 m et sédiment)
permet de préciser le rôle respectif des phosphates et de l’effluent :
- en surface, aux points les plus éloignés de la côte, le nombre moyen de germes est plus
élevé à la station “phosphate”. Les différences ne sont significatives qu’entre “phosphate”
et “émissaire” ( t obs = 1,78 > t 0,90 = 1,73), ce qui indique qu’à ce niveau, les phosphates
influent probablement sur le nombre de bactéries ;
- en surface, aux points les plus proches de la côte, aucune influence n’est décelable
(nombre moyen de bactéries cultivables non significativement différent entre radiales (t
obs < t 0,40 pour toutes les stations) ;
- à 10 m de pronfondeur près de la côte, le nombre de germes est significativement plus
élevé à la station “phosphate” qu’à la station “émissaire” (t obs = 1,52 > t 0,80 = 1,32),
l’influence des phosphates peut donc être considérée comme significative ;
- dans les sédiments, la même observation est à faire (t obs = 1,68 > t 0,80 entre
“phosphate” et “émissaire”).
On voit donc que le nombre de germes cultivables est significativement augmenté à la
station “phosphate” et surtout dans les niveaux en contact avec l’apatite (eau du fond et
sédiment).
L’examen des paramètres de l’activité bactérienne : pourcentage de cellules en division,
pourcentage des souches qui cultivent et activité enzymatique globale de la population
apporte des précisions sur l’influence des phosphates sans toutefois la séparer de celle de
l’émissaire.
La comparaison des pourcentages de cellules en division permet de séparer deux zones : la
zone “phosphate-émissaire” où ce pourcentage est de 12 ± 3,7 % et la zone “fortinfrontière” où il est de 7 ± 2,7 % (différence significative : t obs = 2,14 > t 0,95 = 2,06). La
présence des phosphates, ou de l’émissaire, augmente donc le taux de division de façon
significative.
La comparaison de l’activité enzymatique, basée soit sur l’activité enzymatique globale,
soit sur leur nature, montre que des différences significatives permettent d’isoler l’ensemble “phosphate-émissaire”(t obs = 0) des autres stations (t obs = 2,82 > t 0,98 = 2,58), qui
sont caractérisées par une activité globale élevée et par l’absence d’activité glycosidase.
- le pourcentage de cellules cultivables, paramètre récemment introduit pour tester l’état
physiologique global d’une population, n’est pas utilisable ici du fait d’intervalles de
confiance trop élevés.
CONCLUSION
La dispersion du minerai d’apatite lors de son chargement a pour effet d’augmenter de
façon significative la concentration des phosphates dissous dans l’eau de mer, mais dans
une aire limitée aux stations “phosphate” et “émissaire”. Bien qu’aucune corrélation
significative n’ait pu être mise en évidence entre concentration en phosphate et nombre ou
activité des bactéries, ces deux stations sont significativement différentes des autres par le
nombre de bactéries cultivables,le pourcentage de cellules en division et l’activité enzymtique qui y sont plus élevés. L’effet spécifique des phosphates est difficile à séparer de celui
de l’émissaire, bien qu’une augmentation significative (mais toujours faible) de la densité
bactérienne apparaisse dans les niveaux qui sont directement en contact avec la poussière
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