GERBAM — Deuxième Colloque International de Bactériologie marine — CNRS, Brest, 1-5 octobre 1984
IFREMER, Actes de Colloques, 3, 1986, pp. 567-572
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ÉTUDE EXPÉRIMENTALE DE LA DISPARITION DE COLIFORMES FÉCAUX
D’UN EFFLUENT URBAIN EN MILIEU MARIN
J.L. BONNEFONT*, P. LELONG** et Y. MARTIN**
* C.E.T.E. Méditerranée- BP 128 13605 AIX-EN-PROVENCE - (FRANCE)
** Fondation Océanographique Ricard - Ile des Embiez, 83140 SIX-FOURS-LES-PLAGES
- (FRANCE)
RÉSUMÉ - Nous avons étudié la perte de viabilité (vitesse de disparition = T90) de coliformes fécaux, dans des
dispositifs expérimentaux clos à flux continu, en utilisant différentes dilutions d’un effluent urbain dans l'eau de
mer. Les T90 obtenus sont relativement élevés (de 12 à 81 h). La vitesse de disparition dépend de la dilution de
l’effluent et augmente avec celle-ci pour atteindre une valeur limite aux fortes dilutions, phénomène qui semble
relié à la teneur en matière organique initiale du mélange.
Mots clés : pollution marine, effluent urbain, coliformes fécaux, survie.
ABSTRACT - We have studied survival of faecal coliform (decrease rate = T90) in experimental devices (closed
or continuous flow systems) using various dilutions of urban sewage in sea-water. Survival appears to be high (T
90 between 12 to 81 h). Dilution level of sewage and organic matter contents seem to be important to explain the
decrease of faecal coliform observed in these experiments.
Key words : marine pollution, urban sewage, faecal coliform, survival.
INTRODUCTION
Il est connu que les coliformes fécaux peuvent survivre pendant un temps plus ou moins
long en mer et que leur disparition est liée à des causes physiques (dilution, dispersion,
sédimentation) et biologiques plus complexes et difficilement quantifiables.
L’évaluation, lors de campagnes à la mer, de la vitesse de disparition de ces germes (T90
temps nécessaire à la disparition de 90 % des effectifs de la population initiale) due à ces
diverses causes (T90 “global” intégrant à la fois les effets de la dilution, de la sédimentation des particules de l’effluent sur lesquelles les germes sont généralement adsorbés, de la
mortalité biologique et de l’apport continu des constituants de l’effluent dans la zone
considérée par le rejet) a conduit à des résultats extrêmement variables -T90 de quelques
minutes à plusieurs dizaines d’heures- probablement liés à la multiplicité des facteurs en
jeu dont l’appréciation in situ est délicate.
Si la disparition des bactéries des eaux de surface dépend beaucoup de causes physiques
plus ou moins quantifiables, on ne connaît pas le devenir des germes soustraits à la zone
considérée. Différentes études conduites dans ce domaine ont montré que la survie était
d’une durée plus importante, ce qui pose le problème de la remise en circulation éventuelle
de ces germes “disparus” de la couche de surface mais toujours actifs. Ce problème est
fréquemment rencontré dans la réalité d’où l’intérêt d’une évaluation plus précise de
l’inactivation biologique (T90 “biologique” = perte de viabilité) par rapport aux résultats
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