également associé aux “flottants”. En 1976 et 1978, le film est mis en évidence sur
l’ensemble des eaux marines et continentales polluées ou non. Le facteur d’enrichissement
bactériologique va de 10 à 200. Le phénomène est confirmé au laboratoire. Il dépend de la
nature des bactéries et de leur concentration (Norkrans et Sorensson 1977 ; Odham et al.,
1978).
D’après Newton (1975) le film des zones soumises à rejet est de nature lipidique et
concentre environ 10 fois les bactéries; il atténue les vagues et les rides et est visible. Sa
formation est conditionnée par l’état de la mer, le niveau de dilution de l’effluent, le taux
de matières grasses. Il est surtout visible dans le cas d’effluents non traités.
Dans cet article, nous présentons les résultats d’une étude portant sur l’enrichissement
bactérien du film de surface au voisinage de trois exutoires urbains.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Sites de prélèvement
Trois stations ont été sélectionnées en baie de Concarneau afin d’étudier les principaux
types de rejets d’eaux usées.
- Le Miné: exutoire d’effluents urbains non traités et d’eaux pluviales.
- La Croix : canalisation d’évacuation d’effluents urbains non traités avec apports industriels (pollution de type organique biodégradable).
- Kersos : exutoire d’effluents urbains traités par une station de type biologique à boues
actives.
Méthodologie
Les techniques de prélèvement du film sont diverses (Waldner et Buttian, 1966 ; Larsson
et al., 1974 ; Harveu, 1966 ; Garret, 1965 ; Kjelleberg et al., 1979), celle que nous utilisons
dans cette étude dérive de celle utilisée par Selleck et Bracewell (1974) et Selleck et Carter
(1972).
Le point précis de chaque prélèvement est déterminé après lâcher au niveau du rejet, de
flotteurs réalisés en film de plastique : ces repères n’offrent aucune prise au vent et se
déplacent uniquement sous l’effet du courant. Les prélèvements sont réalisés au niveau de
ces “papillons” environ 30 mn après le lâcher. On note l’état de la mer, l’ensoleillement, le
temps et la salinité.
Pour chacun de ces sites, deux types de prélèvements ont été réalisés : d’une part les
prélèvements (S) du film de surface. Ceux-ci ont été obtenus par adsorption sur un
grillage de nylon de maille 500 µm et de 0,1 m 2 de surface (technique de Selleck et Carter,
1974). D’autre part, les prélèvements (P) de l’eau sous-jacente ont été obtenus à l’aide de
flacons stériles descendus à 50 cm au-dessous de la surface et ouvert seulement à cette
profondeur.
Pour les prélèvements de surface les carrés de nylon sont stérilisés par stockage dans
l’alcool. Egouttés et séchés, ils sont transportés dans des sacs plastiques. Au moment du
prélèvement, ils sont descendus à la surface de l’eau à l’aide de baguettes de verre. Dès
qu’ils sont imbibés, ils sont remontés, égouttés et introduits dans un conteneur stérile en
évitant toute perte de l’eau prélevée. Ces grilles prélèvent en moyenne 15 gr d’eau de
surface.
Les prélèvements en profondeur ont été réalisés à l’aide d’un flacon stérile (1 litre) lesté.
L’ouverture est réalisée stérilement à distance.
550
l’ensemble des eaux marines et continentales polluées ou non. Le facteur d’enrichissement
bactériologique va de 10 à 200. Le phénomène est confirmé au laboratoire. Il dépend de la
nature des bactéries et de leur concentration (Norkrans et Sorensson 1977 ; Odham et al.,
1978).
D’après Newton (1975) le film des zones soumises à rejet est de nature lipidique et
concentre environ 10 fois les bactéries; il atténue les vagues et les rides et est visible. Sa
formation est conditionnée par l’état de la mer, le niveau de dilution de l’effluent, le taux
de matières grasses. Il est surtout visible dans le cas d’effluents non traités.
Dans cet article, nous présentons les résultats d’une étude portant sur l’enrichissement
bactérien du film de surface au voisinage de trois exutoires urbains.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Sites de prélèvement
Trois stations ont été sélectionnées en baie de Concarneau afin d’étudier les principaux
types de rejets d’eaux usées.
- Le Miné: exutoire d’effluents urbains non traités et d’eaux pluviales.
- La Croix : canalisation d’évacuation d’effluents urbains non traités avec apports industriels (pollution de type organique biodégradable).
- Kersos : exutoire d’effluents urbains traités par une station de type biologique à boues
actives.
Méthodologie
Les techniques de prélèvement du film sont diverses (Waldner et Buttian, 1966 ; Larsson
et al., 1974 ; Harveu, 1966 ; Garret, 1965 ; Kjelleberg et al., 1979), celle que nous utilisons
dans cette étude dérive de celle utilisée par Selleck et Bracewell (1974) et Selleck et Carter
(1972).
Le point précis de chaque prélèvement est déterminé après lâcher au niveau du rejet, de
flotteurs réalisés en film de plastique : ces repères n’offrent aucune prise au vent et se
déplacent uniquement sous l’effet du courant. Les prélèvements sont réalisés au niveau de
ces “papillons” environ 30 mn après le lâcher. On note l’état de la mer, l’ensoleillement, le
temps et la salinité.
Pour chacun de ces sites, deux types de prélèvements ont été réalisés : d’une part les
prélèvements (S) du film de surface. Ceux-ci ont été obtenus par adsorption sur un
grillage de nylon de maille 500 µm et de 0,1 m 2 de surface (technique de Selleck et Carter,
1974). D’autre part, les prélèvements (P) de l’eau sous-jacente ont été obtenus à l’aide de
flacons stériles descendus à 50 cm au-dessous de la surface et ouvert seulement à cette
profondeur.
Pour les prélèvements de surface les carrés de nylon sont stérilisés par stockage dans
l’alcool. Egouttés et séchés, ils sont transportés dans des sacs plastiques. Au moment du
prélèvement, ils sont descendus à la surface de l’eau à l’aide de baguettes de verre. Dès
qu’ils sont imbibés, ils sont remontés, égouttés et introduits dans un conteneur stérile en
évitant toute perte de l’eau prélevée. Ces grilles prélèvent en moyenne 15 gr d’eau de
surface.
Les prélèvements en profondeur ont été réalisés à l’aide d’un flacon stérile (1 litre) lesté.
L’ouverture est réalisée stérilement à distance.
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