Parmi les animaux marins capables de retenir les bactéries présentes dans l’eau, les
bivalves sont le plus souvent cités, en raison de leur capacité de filtration importante
(Jorgensen 1960), qui leur permet de concentrer les particules et les polluants du milieu.
Leur utilisation est déjà très répandue pour la comparaison des niveaux de pollution
chimique en mer (Goldberg 1975).
Nous avons voulu tester si les mêmes avantages pouvaient être obtenus dans le cadre de
l’étude de la contamination en bactéries fécales des eaux littorales.
Dans ce but, une étude comparée de la contamination des eaux de surface et de celle des
moules naturellement présentes dans le milieu, a été menée sur le site de la baie de
Concarneau.
MATERIEL ET MÉTHODES
Site de l'étude
Le site retenu pour cette étude est situé en fond de baie de Concarneau - La Forêt. Cette
station est soumise à la pollution issue de deux rejets urbains.
Une étude préalable portant sur les eaux de surface avait révélé une contamination
importante, et très variable (Plusquellec, 1984). Un suivi, en fonction de la marée avait
montré que la contamination sur ce site dépendait étroitement des courants de flot et de
jusant.
La présence d’une zone rocheuse permet la récolte de moules sauvages à des hauteurs de
marée très diverses.
Echantillonnage
Les prélèvements ont été réalisés entre les mois de mai et août (pendant la saison
balnéaire, et en dehors de cette période).
Chaque prélèvement est constitué d’une vingtaine de moules, immergées, et d’un litre
d’eau de mer prélevé en plusieurs fois à 30 cm environ de profondeur, dans un flacon
stérile.
Dans la mesure où les conditions de marée le permettaient, les prélèvements étaient
réalisés à 10 heures du matin. Ce protocole a donc permis d’obtenir des échantillons dans
les situations de marée les plus diverses.
Préparation des échantillons
Les dénombrements sur l’eau ont été réalisés sans aucune préparation.
Les moules ont été débarrassées des byssus et des épizoaires présents sur leur coquille,
puis brossées sous l’eau du robinet, et enfin désinfectées superficiellement par un jet
d’alcool et flambage rapide.
Après ouverture aseptique, le contenu entier : chair et liquide intervalvaire, est recueilli
stérilement, puis dilué au tiers, et soumis au broyage par Ultra-Turrax (15 000 t/mn
pendant 30 secondes).
L’analyse porte donc sur le mélange chair plus liquide intervalvaire, et les résultats sont
exprimés pour 100 ml de ce mélange.
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bivalves sont le plus souvent cités, en raison de leur capacité de filtration importante
(Jorgensen 1960), qui leur permet de concentrer les particules et les polluants du milieu.
Leur utilisation est déjà très répandue pour la comparaison des niveaux de pollution
chimique en mer (Goldberg 1975).
Nous avons voulu tester si les mêmes avantages pouvaient être obtenus dans le cadre de
l’étude de la contamination en bactéries fécales des eaux littorales.
Dans ce but, une étude comparée de la contamination des eaux de surface et de celle des
moules naturellement présentes dans le milieu, a été menée sur le site de la baie de
Concarneau.
MATERIEL ET MÉTHODES
Site de l'étude
Le site retenu pour cette étude est situé en fond de baie de Concarneau - La Forêt. Cette
station est soumise à la pollution issue de deux rejets urbains.
Une étude préalable portant sur les eaux de surface avait révélé une contamination
importante, et très variable (Plusquellec, 1984). Un suivi, en fonction de la marée avait
montré que la contamination sur ce site dépendait étroitement des courants de flot et de
jusant.
La présence d’une zone rocheuse permet la récolte de moules sauvages à des hauteurs de
marée très diverses.
Echantillonnage
Les prélèvements ont été réalisés entre les mois de mai et août (pendant la saison
balnéaire, et en dehors de cette période).
Chaque prélèvement est constitué d’une vingtaine de moules, immergées, et d’un litre
d’eau de mer prélevé en plusieurs fois à 30 cm environ de profondeur, dans un flacon
stérile.
Dans la mesure où les conditions de marée le permettaient, les prélèvements étaient
réalisés à 10 heures du matin. Ce protocole a donc permis d’obtenir des échantillons dans
les situations de marée les plus diverses.
Préparation des échantillons
Les dénombrements sur l’eau ont été réalisés sans aucune préparation.
Les moules ont été débarrassées des byssus et des épizoaires présents sur leur coquille,
puis brossées sous l’eau du robinet, et enfin désinfectées superficiellement par un jet
d’alcool et flambage rapide.
Après ouverture aseptique, le contenu entier : chair et liquide intervalvaire, est recueilli
stérilement, puis dilué au tiers, et soumis au broyage par Ultra-Turrax (15 000 t/mn
pendant 30 secondes).
L’analyse porte donc sur le mélange chair plus liquide intervalvaire, et les résultats sont
exprimés pour 100 ml de ce mélange.
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