effectuées pour mettre au point de nouvelles méthodes d’estimation de la pollution
bactérienne, plus rapides et plus fiables.
L’estimation du nombre total des bactéries dans l’eau et les sédiments s’effectue par
comptage en microscopie à épifluorescence (Hobbie et coll., 1977). Mais l’absence de
toute possibilité d’identification des coliformes dans les échantillons par simple observation microscopique, ne permet pas une réelle évaluation des risques encourus.
D’autres méthodes, spécifiques d’espèces données, faisant appel à des milieux sélectifs,
ont également été mises au point. Ainsi, de nouvelles techniques de dénombrement,
d’isolation, et d’identification ont été recherchées en vue d’utiliser les vibrions comme
indicateurs de risques sanitaires potentiels des eaux de baignade (Colwell et Kaper, 1977).
Ces méthodes demeurent toutefois lourdes d’utilisation,et, comme toutes celles nécessitant des cultures microbiennes, donnent des résultats dans des délais trop longs dans les
cas de pollution accidentelle.
Enfin, plus récemment, une méthode, basée sur des techniques immunologiques, commence à faire l’objet de recherches préliminaires d’une éventuelle application à la surveillance de l’environnement. Cette méthode de comptage direct en immunofluorescence
(Huai-Shu Xu et coll. 1982, Dahle et coll., 1982), encore assez peu employée dans le milieu
naturel, est, de par son principe, hautement spécifique indiquant la présence de bactéries
pathogènes d’une espèce bien identifiée et non par la présence d’un groupe plus ou moins
bien défini comme les coliformes fécaux ou totaux. De plus, cette méthode microscopique
fournit des résultats dans un délai très court, et permet de signaler quasi instantanément
après le prélèvement les zones polluées par les bactéries pathogènes.
Ce travail présente les résultats d’une étude préliminaire de comparaison des différentes
méthodes de comptage : une série sur des souches pures d'Escherichia coli pathogènes
mises en suspension dans une eau de mer, une série sur un échantillon d’eau de mer
littorale soumise à une pollution fécale (débouché du grand émissaire de la ville de
Marseille).
MATÉRIEL ET MÉTHODES
L’eau de mer littorale a été prélevée en surface, à quelques mètres de la sortie de l’égout, à
l’aide d’un récipient stérile. L’aliquote destinée à l’étude microscopique a été formolée dès
la remontée à bord, de même que l’ensemencement des milieux de comptage. L’eau ainsi
prélevée présentait une salinité de 33 % et 37,13 µatg N-NH4/l. La température était de
11°5 C.
Les comptages indirects par mise en culture de l’échantillon.
La microflore hétérotrophe “totale marine” a été dénombrée sur gélose nutritive
(Mérieux) dont le diluant est composé de 3/4 d’eau de mer vieillie et de 1 /4 d’eau distillée,
la température d’incubation est de 20°C et le temps d’incubation de 15 jours. La microflore hétérotrophe “totale” capable de croître en absence de NaCl a été dénombrée sur la
même gélose nutritive (Mérieux) diluée avec de l’eau distillée et incubée dans les mêmes
conditions. Les coliformes totaux et les coliformes fécaux sont cultivés sur la gélose éosine
bleu de méthylène (Mérieux),incubée respectivement à 37°C et à 44.5°C, la lecture
s’effectuant au bout de 24 et 48 heures.
Les comptages directs par microscopie en épifluorescence.
La méthode est celle de Hobbie et coll., 1977. Un volume connu d’échantillon, fixé au
516
bactérienne, plus rapides et plus fiables.
L’estimation du nombre total des bactéries dans l’eau et les sédiments s’effectue par
comptage en microscopie à épifluorescence (Hobbie et coll., 1977). Mais l’absence de
toute possibilité d’identification des coliformes dans les échantillons par simple observation microscopique, ne permet pas une réelle évaluation des risques encourus.
D’autres méthodes, spécifiques d’espèces données, faisant appel à des milieux sélectifs,
ont également été mises au point. Ainsi, de nouvelles techniques de dénombrement,
d’isolation, et d’identification ont été recherchées en vue d’utiliser les vibrions comme
indicateurs de risques sanitaires potentiels des eaux de baignade (Colwell et Kaper, 1977).
Ces méthodes demeurent toutefois lourdes d’utilisation,et, comme toutes celles nécessitant des cultures microbiennes, donnent des résultats dans des délais trop longs dans les
cas de pollution accidentelle.
Enfin, plus récemment, une méthode, basée sur des techniques immunologiques, commence à faire l’objet de recherches préliminaires d’une éventuelle application à la surveillance de l’environnement. Cette méthode de comptage direct en immunofluorescence
(Huai-Shu Xu et coll. 1982, Dahle et coll., 1982), encore assez peu employée dans le milieu
naturel, est, de par son principe, hautement spécifique indiquant la présence de bactéries
pathogènes d’une espèce bien identifiée et non par la présence d’un groupe plus ou moins
bien défini comme les coliformes fécaux ou totaux. De plus, cette méthode microscopique
fournit des résultats dans un délai très court, et permet de signaler quasi instantanément
après le prélèvement les zones polluées par les bactéries pathogènes.
Ce travail présente les résultats d’une étude préliminaire de comparaison des différentes
méthodes de comptage : une série sur des souches pures d'Escherichia coli pathogènes
mises en suspension dans une eau de mer, une série sur un échantillon d’eau de mer
littorale soumise à une pollution fécale (débouché du grand émissaire de la ville de
Marseille).
MATÉRIEL ET MÉTHODES
L’eau de mer littorale a été prélevée en surface, à quelques mètres de la sortie de l’égout, à
l’aide d’un récipient stérile. L’aliquote destinée à l’étude microscopique a été formolée dès
la remontée à bord, de même que l’ensemencement des milieux de comptage. L’eau ainsi
prélevée présentait une salinité de 33 % et 37,13 µatg N-NH4/l. La température était de
11°5 C.
Les comptages indirects par mise en culture de l’échantillon.
La microflore hétérotrophe “totale marine” a été dénombrée sur gélose nutritive
(Mérieux) dont le diluant est composé de 3/4 d’eau de mer vieillie et de 1 /4 d’eau distillée,
la température d’incubation est de 20°C et le temps d’incubation de 15 jours. La microflore hétérotrophe “totale” capable de croître en absence de NaCl a été dénombrée sur la
même gélose nutritive (Mérieux) diluée avec de l’eau distillée et incubée dans les mêmes
conditions. Les coliformes totaux et les coliformes fécaux sont cultivés sur la gélose éosine
bleu de méthylène (Mérieux),incubée respectivement à 37°C et à 44.5°C, la lecture
s’effectuant au bout de 24 et 48 heures.
Les comptages directs par microscopie en épifluorescence.
La méthode est celle de Hobbie et coll., 1977. Un volume connu d’échantillon, fixé au
516
