GERBAM — Deuxième Colloque International de Bactériologie marine — CNRS, Brest, 1-5 octobre 1984
IFREMER, Actes de Colloques, 3, 1986, pp. 515-520
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COMPARAISON DE MÉTHODES DIRECTES (MICROSCOPIQUES) ET INDIRECTES (PAR MISE EN CULTURE) DANS L’ÉVALUATION D’UNE POLLUTION BACTÉRIENNE D’ORIGINE FÉCALE. ÉTUDE PRÉLIMINAIRE
P. MUNRO et M. BIANCHI
Microbiologie Marine CNRS E.R. 223, Université de Provence, place Victor-Hugo
13331 MARSEILLE (FRANCE)
RÉSUMÉ - Les dénombrements de bactéries dans des suspensions cellulaires des sérotypes 026B6 et 0111B4 de
l’espèce Escherichia coli ont été réalisés par deux méthodes microscopiques (épifluorescence et immunofluorescence) ainsi que par mise en culture sur milieu spécifique. Si les deux méthodes microscopiques donnent des
résultats identiques, les valeurs fournies par mise en culture sont inférieures d’une puissance de 10. Dans une eau
de mer polluée par le rejet d’un collecteur urbain, les comptages en microscopie en épifluorescence fournissent
les valeurs les plus élevées. Mais, dans ce cas, le comptage en immunofluorescence est inférieur d’une puissance
de 10 au nombre de bactéries se développant sur milieu sélectif. La diversité des espèces bactériennes de l' eau de
mer, d’une part, la restriction aux sérotypes “pathogènes” de l’espèce E. coli, d’autre part, expliquent cette
différence.Des problèmes techniques dus à la filtration nécessitent des travaux ultérieurs quand à l’application
de la technique d’immunofluorescence dans le milieu naturel.
Mots clés : bio-indicateur, pollution fécale, immunofluorescence, épifluorescence.
ABSTRACT - Cells of two serotypes of Escherichia coli (026B6 and 0111 B4) were counted using epifluorescence
and immunofluorescence microscopy (nonavalent serum) and plate count on specific medium. Values from
indirect counts were 10 fold smaller than those from both microscopic counts. In a sample of sea water from an
area receiving a fecal pollution, the highest number of bacteria was obtained by epifluorescence microscopy. In
that case, the number of cells counted by immunofluorescence microscopy was 10 fold smaller than the number
of bacteria able to grow on the medium. It could be due to : the diversity of the natural community, the
possibility to other bacteria than E. coli to grow on the used culture medium, the restrictiveness of the serum for
“pathogenic serotypes”.
Key words : bio-indicator, fecal pollution, epifluorescence count, immunofluorescence count.
INTRODUCTION
Dans le domaine de la surveillance de la qualité des eaux de baignade, les analyses
bactériologiques préconisées (Association française de normalisation, 1979) reposent
principalement sur un dénombrement de l’ensemble des micro-organismes à diverses
températures, et plus particulièrement, un dénombrement des coliformes par mise en
culture sur milieux sélectifs. Ainsi, ces controles et les normes qui en découlent, sont basés
sur une étude plus quantitative que qualitative de la microflore présente dans les eaux
surveillées. De plus, par leur principe même, le temps de réponse de ces analyses est
souvent trop long, et ne permet donc de réagir assez vite pour faire face à un risque
potentiel de contamination. De ce fait, la surveillance actuelle des eaux de baignade
semble de moins en moins satisfaisante et adaptée aux risques sanitaires réels.
C’est pour ces raisons que depuis quelques années, de nombreuses recherches sont
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IFREMER, Actes de Colloques, 3, 1986, pp. 515-520
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COMPARAISON DE MÉTHODES DIRECTES (MICROSCOPIQUES) ET INDIRECTES (PAR MISE EN CULTURE) DANS L’ÉVALUATION D’UNE POLLUTION BACTÉRIENNE D’ORIGINE FÉCALE. ÉTUDE PRÉLIMINAIRE
P. MUNRO et M. BIANCHI
Microbiologie Marine CNRS E.R. 223, Université de Provence, place Victor-Hugo
13331 MARSEILLE (FRANCE)
RÉSUMÉ - Les dénombrements de bactéries dans des suspensions cellulaires des sérotypes 026B6 et 0111B4 de
l’espèce Escherichia coli ont été réalisés par deux méthodes microscopiques (épifluorescence et immunofluorescence) ainsi que par mise en culture sur milieu spécifique. Si les deux méthodes microscopiques donnent des
résultats identiques, les valeurs fournies par mise en culture sont inférieures d’une puissance de 10. Dans une eau
de mer polluée par le rejet d’un collecteur urbain, les comptages en microscopie en épifluorescence fournissent
les valeurs les plus élevées. Mais, dans ce cas, le comptage en immunofluorescence est inférieur d’une puissance
de 10 au nombre de bactéries se développant sur milieu sélectif. La diversité des espèces bactériennes de l' eau de
mer, d’une part, la restriction aux sérotypes “pathogènes” de l’espèce E. coli, d’autre part, expliquent cette
différence.Des problèmes techniques dus à la filtration nécessitent des travaux ultérieurs quand à l’application
de la technique d’immunofluorescence dans le milieu naturel.
Mots clés : bio-indicateur, pollution fécale, immunofluorescence, épifluorescence.
ABSTRACT - Cells of two serotypes of Escherichia coli (026B6 and 0111 B4) were counted using epifluorescence
and immunofluorescence microscopy (nonavalent serum) and plate count on specific medium. Values from
indirect counts were 10 fold smaller than those from both microscopic counts. In a sample of sea water from an
area receiving a fecal pollution, the highest number of bacteria was obtained by epifluorescence microscopy. In
that case, the number of cells counted by immunofluorescence microscopy was 10 fold smaller than the number
of bacteria able to grow on the medium. It could be due to : the diversity of the natural community, the
possibility to other bacteria than E. coli to grow on the used culture medium, the restrictiveness of the serum for
“pathogenic serotypes”.
Key words : bio-indicator, fecal pollution, epifluorescence count, immunofluorescence count.
INTRODUCTION
Dans le domaine de la surveillance de la qualité des eaux de baignade, les analyses
bactériologiques préconisées (Association française de normalisation, 1979) reposent
principalement sur un dénombrement de l’ensemble des micro-organismes à diverses
températures, et plus particulièrement, un dénombrement des coliformes par mise en
culture sur milieux sélectifs. Ainsi, ces controles et les normes qui en découlent, sont basés
sur une étude plus quantitative que qualitative de la microflore présente dans les eaux
surveillées. De plus, par leur principe même, le temps de réponse de ces analyses est
souvent trop long, et ne permet donc de réagir assez vite pour faire face à un risque
potentiel de contamination. De ce fait, la surveillance actuelle des eaux de baignade
semble de moins en moins satisfaisante et adaptée aux risques sanitaires réels.
C’est pour ces raisons que depuis quelques années, de nombreuses recherches sont
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