efficace sur toutes les souches examinées mais avec des diamètres d’inhibition inférieur à
ceux du chloramphénicol. Quatre souches seulement se sont montrées résistantes à la
polymixine B, considérée comme assez active. De plus, bien que uniquement cinq souches
aient été résistantes à la colistine, la novobiocine et l’érytromicine, les halos mis en
évidence pour les autres souches étaient de surface variable. La bacitracine s’est avérée
l’antibiotique le moins efficace, le nombre de souches résistantes étant très élevé.
Sensibles
Intermédiaires
Résistantes
Bacitracine
10 U
1
3
55
Chloramphénicol
30 µg
59
0
0
Colistine
10µg
50
4
5
Erythromycine
15µg
23
31
5
Novobiocine
30 //g
28
26
5
Pénicilline
10 U
8
29
22
Polimyxine
300 U
48
7
4
Streptomycine
10 µg
5
24
30
Sulfatiazole
300µg
38
14
7
Tetracicline
30µg
55
4
0
Tableau 3 : Expériences de sensibilité à des substances antibactériennes des 59 souches de Vibrio anguillarum.
DISCUSSION ET CONCLUSION
Les vibrions halophiles constituent une partie importante de la flore bactérienne des
milieux examinés. L’accroissement de leur nombre dans les eaux de bassin peut être en
relation avec la nourriture employée. Valdimarsson (1977) avait déjà observé des densités
plus élevées, en hétérotrophes comme en Vibrio sp., dans les eaux des bassins que dans
l’eau d’alimentation.
Les souches le plus fréquemment isolées ont été celles de V. anguillarum du type A de
Smith, biotype II ou V. ordalii (Schiewe et ai, 1981). Cette espèce a été isolée sur tous les
échantillons examinés. Plus rarement le V. alginolyticus et le V. parahaemolyticus ont été
rencontrés.
L’espèce V. anguillarum, représente l’agent étiologique le plus connu dans le cas d’infections touchant des espèces très variées de poissons (Kusuda et al., 1979 ; Egidius, 1983).
Les biotypes de V. anguillarum ont été différenciés sur la base de la fermentation du
saccharose, du mannitol et de la production d’indole(Nybelin, 1935 ; Smith, 1961). Pour
Hastein et Smith (1977) il s’agit de 2 biovars (biovar I, arabinose-positif ; biovar II,
arabinose-négatif). Le V. ordalii (Schiewe) correspondrait au biotype IL
Il serait par conséquent intéressant de définir le nombre normal de bactéries pour cette
espèces dans nos milieux, en tenant compte surtout de la température élevée de l’eau dans
la période été-automne. En effet, les données de la littérature se réfèrent à des environnements où la température est considérablement inférieure à celle de notre latitude. En ce
qui concerne les élevages danois, par exemple, Larsen et Jensen (1982) reportent que la
charge en V. anguillarum de 1000/100 ml d’eau et de 5-10.000/g de sédiment peut être
considérée comme indicatrice de contamination et constituer un risque potentiel pour les
poissons qui ont des lésions cutanées.
479
Précédent

- 445/628

Suivant