Ces caractéristiques sont en contradiction avec ce qui est observé chez les Mammifères et
les Oiseaux, où l’importance métabolique de ces communautés symbiontes de leur hôte
est connue (Savage, 1977 ; Ducluzeau et Raibaud, 1979) ; elles ont conduit à l’étude des
facteurs de variations quantitatives dans le tube digestif des Poissons (Lésel, 1984). Parmi
ceux-ci, les conditions du transit sont importantes ; les bactéries observées per os doivent
avoir la possibilité de se développer au cours de leur séjour dans les divers compartiments
digestifs pour atteindre une densité pendant leur action effective.
Chez les Vertébrés supérieurs, le transit bactérien est le plus souvent assimilé à celui des
éléments figurés fins. Pour en obtenir une représentation plus fidèle que celle donnée par
des marqueurs physiques, Contrepois et Gouet (1969) ont proposé l’utilisation de spores
de Bacillus stearothermophilus ; indépendamment de leur dimension comparable à celle
de la majorité des bactéries, ces spores ont en plus une densité identique à celle de ces
bactéries.
L’utilisation de ce marqueur pour l’étude du transit bactérien dans le tube digestif de la
truite arc-en-ciel (Lésel et Séchet, 1982 ; Lésel et Le Gac, 1983) a montré l’existence d’une
excrétion fécale en deux temps ; on observe un premier pic d’excrétion 2 à 4 heures après
l’absorption du repas marqué, suivi d’un second beaucoup plus important environ 6
heures plus tard. Ce mode d’excrétion implique que le transit bactérien s’effectue suivant
un schéma différent de celui de la phase solide chez la truite arc-en-ciel (Possompes et
al.,1975). Il rappelle celui de la phase liquide chez les animaux homéothermes (Poulakos
et Kent, 1973 ; Summers et al., 1976) et chez l’Homme (Jian et al., 1979). Lésel et Le Gac
(1983) expliquent ainsi l’apparition précoce du marqueur bactérien dans la lumière
intestinale et dans les fèces des sujets étudiés.
Il devenait donc nécessaire de déterminer les conditions du transit des bactéries du bol
alimentaire et de préciser si les corps bactériens pouvaient migrer avec la phase liquide du
contenu digestif.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
L’étude décrite a pour objet la comparaison de l’excrétion fécale de quatre marqueurs :
- un marqueur bactérien inerte ;
- un marqueur bactérien susceptible de multiplication;
- un marqueur de la phase liquide ;
- un marqueur de la phase solide.
Caractéristiques concernant les truites et leur alimentation
Les sujets utilisés étaient des truites arc-en-ciel, Salmo gairdneri Richardson, issues de
familles génétiques sélectionnées sur le nombre d’appendices pyloriques. Ces appendices
sont, chez la truite, le siège d’un transit réduit du bol alimentaire (Bergot, 1981). Ils
peuvent constituer un site privilégié permettant un ralentissement, voire un arrêt de
transit bactérien, favorisant ainsi une éventuelle augmentation numérique des communautés bactériennes. Afin de déterminer l’action éventuelle des caeca sur le transit
bactérien, deux familles génétiques ont été utilisées : l’une possède un nombre de caeca
réduit (famille A), l’autre en a un nombre important (famille B). Les truites ont subi une
période d’acclimatation d’au moins 15 jours aux bacs expérimentaux. Dans la famille A le
poids variait de 60 à 70 g, dans la famille B ce poids allait de 70 à 80 g. Chaque lot
comprenait 21 à 22 sujets. Les essais ont été réalisés dans un circuit d’élevage en eau
recyclée d’un volume de 50 m 3 .
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les Oiseaux, où l’importance métabolique de ces communautés symbiontes de leur hôte
est connue (Savage, 1977 ; Ducluzeau et Raibaud, 1979) ; elles ont conduit à l’étude des
facteurs de variations quantitatives dans le tube digestif des Poissons (Lésel, 1984). Parmi
ceux-ci, les conditions du transit sont importantes ; les bactéries observées per os doivent
avoir la possibilité de se développer au cours de leur séjour dans les divers compartiments
digestifs pour atteindre une densité pendant leur action effective.
Chez les Vertébrés supérieurs, le transit bactérien est le plus souvent assimilé à celui des
éléments figurés fins. Pour en obtenir une représentation plus fidèle que celle donnée par
des marqueurs physiques, Contrepois et Gouet (1969) ont proposé l’utilisation de spores
de Bacillus stearothermophilus ; indépendamment de leur dimension comparable à celle
de la majorité des bactéries, ces spores ont en plus une densité identique à celle de ces
bactéries.
L’utilisation de ce marqueur pour l’étude du transit bactérien dans le tube digestif de la
truite arc-en-ciel (Lésel et Séchet, 1982 ; Lésel et Le Gac, 1983) a montré l’existence d’une
excrétion fécale en deux temps ; on observe un premier pic d’excrétion 2 à 4 heures après
l’absorption du repas marqué, suivi d’un second beaucoup plus important environ 6
heures plus tard. Ce mode d’excrétion implique que le transit bactérien s’effectue suivant
un schéma différent de celui de la phase solide chez la truite arc-en-ciel (Possompes et
al.,1975). Il rappelle celui de la phase liquide chez les animaux homéothermes (Poulakos
et Kent, 1973 ; Summers et al., 1976) et chez l’Homme (Jian et al., 1979). Lésel et Le Gac
(1983) expliquent ainsi l’apparition précoce du marqueur bactérien dans la lumière
intestinale et dans les fèces des sujets étudiés.
Il devenait donc nécessaire de déterminer les conditions du transit des bactéries du bol
alimentaire et de préciser si les corps bactériens pouvaient migrer avec la phase liquide du
contenu digestif.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
L’étude décrite a pour objet la comparaison de l’excrétion fécale de quatre marqueurs :
- un marqueur bactérien inerte ;
- un marqueur bactérien susceptible de multiplication;
- un marqueur de la phase liquide ;
- un marqueur de la phase solide.
Caractéristiques concernant les truites et leur alimentation
Les sujets utilisés étaient des truites arc-en-ciel, Salmo gairdneri Richardson, issues de
familles génétiques sélectionnées sur le nombre d’appendices pyloriques. Ces appendices
sont, chez la truite, le siège d’un transit réduit du bol alimentaire (Bergot, 1981). Ils
peuvent constituer un site privilégié permettant un ralentissement, voire un arrêt de
transit bactérien, favorisant ainsi une éventuelle augmentation numérique des communautés bactériennes. Afin de déterminer l’action éventuelle des caeca sur le transit
bactérien, deux familles génétiques ont été utilisées : l’une possède un nombre de caeca
réduit (famille A), l’autre en a un nombre important (famille B). Les truites ont subi une
période d’acclimatation d’au moins 15 jours aux bacs expérimentaux. Dans la famille A le
poids variait de 60 à 70 g, dans la famille B ce poids allait de 70 à 80 g. Chaque lot
comprenait 21 à 22 sujets. Les essais ont été réalisés dans un circuit d’élevage en eau
recyclée d’un volume de 50 m 3 .
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