composés suivants : citrate, fumarate, saccharose, glycérol, succinate, chacun à la concentration de 0,5 g/l, 1 g/l de(NH4) 2 SO4, 1 g/l de caséine hydrolysée sans vitamine (Merck),
un mélange de vitamines et 15 g/1 de gélose. L’eau de mer a été ensemencée sur ces mêmes
milieux de culture.
20 à 24 bactéries ont été prélevées au hasard sur milieu de Zobell à J0, J6 et J12 sauf pour
un prélèvement ( J12 eau de la cuve F) où elles l’ont été sur milieu D, le milieu de Zobell
étant inexploitable. Les souches ont été soumises après purification à 33 tests morphologiques, écologiques (croissance à 4°C et à 37°C, dans 0 % NaCl et 7 % NaCl), biochimiques (catalase, oxydase, fermentation sur milieu Hugh et Leïfson salé (18 g NaCl/l),
galactosidase, uréase, gélatinase, tweenestérase, amylase, dnase, caséinase, acidification
du glucose et du saccharose) et nutritionnels (arabinose, glucose, saccharose, acétate,
butyrate, succinate, glycérol, manitol, sorbitol, alanine, glycine, tryptophane, glutamate).
Les tests nutritionnels ont été effectués sur plaque de microtitration en milieu liquide.
Un programme de taxonomie numérique a classé ces souches par prélèvement sur 27 tests
(sans le gram, la catalase, oxydase, caséinase et croissance à 4°C et à 37°C). Les indices de
régularité fonctionnels de Troussellier et Baleux (1982) ont été calculés pour évaluer la
diversité des peuplements bactériens.
RESULTATS
Les concentrations de Brachionus se sont maintenues à un niveau élevé (250 à 350
individus. ml"
1 ) dans les deux cuves ce qui représente une production journalière de 10
6
Brachionus pour 150 1.
Dans les cuves A et B, les nombres de Brachionus étaient respectivement de 180 ind.ml
-1
et 18 ind.mP au moment du prélèvement mais la mortalité était totale le lendemain.
Les facteurs physico-chimiques
La quantité d’oxygène dissous décroit les deux premiers jours à 3 ppm soit 50 % de
saturation pour se stabiliser ensuite autour de ce niveau.
Les taux de N-NH3.4 augmentent sensiblement dans les deux productions pour atteindre
10 ppm (cuve G) et 12 ppm (cuve F) (fig. 1).
Dans l’eau de l’élevage F, ces taux augmentent rapidement le première semaine pour
atteindre un plateau autour de 10 ppm. L’ammoniac non ionisé (N-NH3) a un pic à 0,25
ppm le 6ème jour correspondant à un pH plus élevé (7,75). Dans l’eau de l’élevage G, la
courbe des taux d’ammoniac total (N-NH3 4) a une pente moins forte. Elle n’a pas de
point d’inflexion bien marqué et atteint 10 ppm au 13
e jour.
Les nitrites et nitrates s’accumulent lentement dans l’élevage F mais restent en-dessous de
1 ppm. Des dosages dans l’aliment composé ont donné des quantités de nitrites et nitrates
qui sont du même ordre que l’augmentation quotidienne. Pour l’élevageG, les apports et
consommations de ces composés par les algues expliquent leurs variations qui restent
dans des limites faibles ( 1 ppm).
Bactériologie quantitative
Les numérations des bactéries de l’eau sur les milieux de Zobell et D sont importantes et
stables de J1 à J8. Le milieu de Zobell donne dans l’ensemble les valeurs les plus élevées
qui s’échelonnent de 1,6.10
6 à 4,9.10
6 bact. ml"
1 (moyenne 3,6.10
6 ) pour la production G
et 1,6.10
6 à 9,7.10
6 bact.ml (moyenne 4,9.10® ) pour la production F. A J10 et J12, une
augmentation sensible d’un facteur 10 environ se produit avec 4,9.10
7 bact.ml -1 (G) et
3,1.10
7 bact. ml -1 (F) en moyenne. Les numérations sur milieu D sont proches de celles du
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