une part importante (50 % et plus) de l’aliment des filtreurs zooplanctoniques de petites
proies commes les rotifères. Plus récemment, Yasuda (1980) a réussi à nourrir des
Brachionus plicatilis exclusivement à partir de cultures bactériennes. Cependant mise à
part cette étude, il n’existe pas à notre connaissance d’autres données sur les relations
trophiques entre bactéries et Brachionus plicatilis, ni même sur les populations bactériennes se développant dans les cuves de productions. Pourtant la variabilité des résultats
obtenus en élevage larvaire de poissons marins pourrait trouver une explication dans les
changements de la microflore bactérienne qui induirait soit une toxicité soit des carences.
Ainsi une certaine coïncidence est apparue au Centre de Brest (IFREMER) entre les
mortalités de Brachionus plicatilis et des mauvais résultats en élevage larvaire du turbot.
L’effet préventif du chloramphénicol sur cette pathologie des Brachionus indique qu’elle
pourrait être d’origine bactérienne.
Dans cette étude préliminaire, les populations bactériennes de productions de Brachionus
plicatilis ont été analysées pendant une période où les mortalités étaient courantes.
MATERIEL ET METHODES
Production de rotifères
Deux productions de Brachionus plicatilis en cuve de 1501 ont été suivies pendant deux
semaines. Au départ un pool de Brachionus a été réparti par moitié dans chaque cuve.
Elles ont été entretenues suivant la méthode de Person-Le Ruyet (1975). 35 1 (1/4 du
volume) sont prélevés chaque jour. Pour l’une des productions (cuve G) ils sont remplacés
par 151 de culture d’une algue unicellulaire (Isochrysis affinis salbana) à la concentration
de 2.10
7 cell. ml -1 en moyenne et de l’eau de mer filtrée à 1 µm. Un complément de
nourriture est apporté sous forme de levure fraîche de boulangerie (12 g). Pour l’autre
production (cuve F), le renouvellement est assuré par de l’eau de mer filtrée à 1 µm.
L’aliment distribué est constitué de 12 g de levure et de 12 g d’aliment composé (levure 40
%, spiruline 49 %, prémélanges vitaminique (0,90 %) et minéral (2 %), choline 2 %, huile
de foie de morue 4 %). La quantité de matière sèche apportée dans les deux cuves était
équivalente.
Deux autres productions de rotifères ont été analysées ponctuellement au moment de
mortalités un mois et demi après les deux premières dont elles étaient issues. L’une (cuve
A) recevait le régime d’algue-levure, l’autre le régime de levure-aliment composé (cuve B).
Facteurs physico-chimiques
La température et la salinité ont été maintenues respectivement à 23°C et à 35 ‰
L’oxygène dissous et le pH ont été mesurés chaque jour. Les composés azotés NH3 4,
NO 2
- , NO3" ont été dosés tous les deux jours.
Les résultats sont exprimés en ppm d’azote de chaque molécule. L’ammoniac non ionisé
NH3 se calcule en fonction du taux de NH3.4, du pH, de la température et de la salinité.
Bactériologie
Tous les deux jours, 20 ml par cuve ont été prélevés et passés à travers un filet à plancton
de maille 63 µm pour séparer les Brachionus de l’eau. Ceux-ci ont été rincés abondamment par de l’eau de mer stérile. Remis en suspension, ils ont été comptés puis broyés.
Après une série de dilution au 1 / 10
e , l’ensemencement a été fait sur milieu TCBS salé (23,5
g/l de NaCl) sur milieu de Zobell 2216E et sur un milieu chimiquement défini, milieu D
(Y. Martin, 1980) de base eau de mer artificielle de Lyman et Lleming (1940) avec les
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proies commes les rotifères. Plus récemment, Yasuda (1980) a réussi à nourrir des
Brachionus plicatilis exclusivement à partir de cultures bactériennes. Cependant mise à
part cette étude, il n’existe pas à notre connaissance d’autres données sur les relations
trophiques entre bactéries et Brachionus plicatilis, ni même sur les populations bactériennes se développant dans les cuves de productions. Pourtant la variabilité des résultats
obtenus en élevage larvaire de poissons marins pourrait trouver une explication dans les
changements de la microflore bactérienne qui induirait soit une toxicité soit des carences.
Ainsi une certaine coïncidence est apparue au Centre de Brest (IFREMER) entre les
mortalités de Brachionus plicatilis et des mauvais résultats en élevage larvaire du turbot.
L’effet préventif du chloramphénicol sur cette pathologie des Brachionus indique qu’elle
pourrait être d’origine bactérienne.
Dans cette étude préliminaire, les populations bactériennes de productions de Brachionus
plicatilis ont été analysées pendant une période où les mortalités étaient courantes.
MATERIEL ET METHODES
Production de rotifères
Deux productions de Brachionus plicatilis en cuve de 1501 ont été suivies pendant deux
semaines. Au départ un pool de Brachionus a été réparti par moitié dans chaque cuve.
Elles ont été entretenues suivant la méthode de Person-Le Ruyet (1975). 35 1 (1/4 du
volume) sont prélevés chaque jour. Pour l’une des productions (cuve G) ils sont remplacés
par 151 de culture d’une algue unicellulaire (Isochrysis affinis salbana) à la concentration
de 2.10
7 cell. ml -1 en moyenne et de l’eau de mer filtrée à 1 µm. Un complément de
nourriture est apporté sous forme de levure fraîche de boulangerie (12 g). Pour l’autre
production (cuve F), le renouvellement est assuré par de l’eau de mer filtrée à 1 µm.
L’aliment distribué est constitué de 12 g de levure et de 12 g d’aliment composé (levure 40
%, spiruline 49 %, prémélanges vitaminique (0,90 %) et minéral (2 %), choline 2 %, huile
de foie de morue 4 %). La quantité de matière sèche apportée dans les deux cuves était
équivalente.
Deux autres productions de rotifères ont été analysées ponctuellement au moment de
mortalités un mois et demi après les deux premières dont elles étaient issues. L’une (cuve
A) recevait le régime d’algue-levure, l’autre le régime de levure-aliment composé (cuve B).
Facteurs physico-chimiques
La température et la salinité ont été maintenues respectivement à 23°C et à 35 ‰
L’oxygène dissous et le pH ont été mesurés chaque jour. Les composés azotés NH3 4,
NO 2
- , NO3" ont été dosés tous les deux jours.
Les résultats sont exprimés en ppm d’azote de chaque molécule. L’ammoniac non ionisé
NH3 se calcule en fonction du taux de NH3.4, du pH, de la température et de la salinité.
Bactériologie
Tous les deux jours, 20 ml par cuve ont été prélevés et passés à travers un filet à plancton
de maille 63 µm pour séparer les Brachionus de l’eau. Ceux-ci ont été rincés abondamment par de l’eau de mer stérile. Remis en suspension, ils ont été comptés puis broyés.
Après une série de dilution au 1 / 10
e , l’ensemencement a été fait sur milieu TCBS salé (23,5
g/l de NaCl) sur milieu de Zobell 2216E et sur un milieu chimiquement défini, milieu D
(Y. Martin, 1980) de base eau de mer artificielle de Lyman et Lleming (1940) avec les
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