Pour les expériences de nutrition, afin d’obtenir un marquage relativement élevé des
bactéries, il convient donc de les marquer à l’aide d’un acide aminé (tel que le 14C-acide
glutamique) qui est vraisemblablement incorporé dans la structure cellulaire en quantités
supérieures au glucose dont une part non négligeable risque d être perdue par respiration.
Le marquage se fera 24 h après le début de la culture qui sera utilisée 24 h plus tard. Les
diatomées seront marquées 2 j après le début de la culture et utilisées 4 j plus tard.
Évolution du marquage (fig. 4 et 5)
- Bactéries (fig. 4)
La concentration en bactéries dans le flacon reste constante pendant toute la durée de
l’expérience. En revanche, l’activité cellulaire évolue rapidement : elle diminue d’environ
33 % dans la l
re heure, augmente à nouveau à 3 h (elle représente alors 85% de l’activité
intitiale) et se stabilise aux alentours de 78% de l’activité initiale à partir de la 5e heure. De
ce fait, l’activité extracellulaire “dissoute” suit une évolution inverse. Le CO
2
rejeté (3% à
10 h) augmente régulièrement.
11 ressort donc de cette étude que le marquage des bactéries varie de façon importante au
cours des 5 premières heures d’expérience. Le passage d’un milieu riche (Zobell) à un
milieu pauvre (eau de mer) semble avoir un effet de stress sur les cellules. Un comportement similaire a été observé chez des bactéries du genre Lactobacillus par Amouroux
(1982). Pour les études de nutrition, afin de se placer dans des conditions de marquage
stable des sources trophiques, il convient donc d’attendre environ 5 h avant d’introduire
les consommateurs, ou comme Vanden Berghe & Bergmans (1981) de tuer les microorganismes après les avoir marqués.
% DPM
10 8 cell.
Figure 4 : Evolution au cours du temps du nombre et du marquage des bactéries après élimination
du milieu de culture et passage en eau de mer
stérile. ( —
: nombre total de cellules dans
50 ml;
: activité cellulaire; —activité extracellulaire “dissoute”;
[activité extracellulaire “gazeuse”;
: activité totale = somme
des activités cellulaires et extracellulaires).
Figure 5 : Evolution au cours du temps du nombre et du marquage des diatomées après élimination du milieu de culture et passage en eau de mer
stérile. (
: nombre total de cellules dans 50
ml;
; activité cellulaire; —
[activité extracellulaire “dissoute”;
: activité extracellulaire
“gazeuse”;
; activité totale = somme des
activités cellulaire et extracellulaires).
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bactéries, il convient donc de les marquer à l’aide d’un acide aminé (tel que le 14C-acide
glutamique) qui est vraisemblablement incorporé dans la structure cellulaire en quantités
supérieures au glucose dont une part non négligeable risque d être perdue par respiration.
Le marquage se fera 24 h après le début de la culture qui sera utilisée 24 h plus tard. Les
diatomées seront marquées 2 j après le début de la culture et utilisées 4 j plus tard.
Évolution du marquage (fig. 4 et 5)
- Bactéries (fig. 4)
La concentration en bactéries dans le flacon reste constante pendant toute la durée de
l’expérience. En revanche, l’activité cellulaire évolue rapidement : elle diminue d’environ
33 % dans la l
re heure, augmente à nouveau à 3 h (elle représente alors 85% de l’activité
intitiale) et se stabilise aux alentours de 78% de l’activité initiale à partir de la 5e heure. De
ce fait, l’activité extracellulaire “dissoute” suit une évolution inverse. Le CO
2
rejeté (3% à
10 h) augmente régulièrement.
11 ressort donc de cette étude que le marquage des bactéries varie de façon importante au
cours des 5 premières heures d’expérience. Le passage d’un milieu riche (Zobell) à un
milieu pauvre (eau de mer) semble avoir un effet de stress sur les cellules. Un comportement similaire a été observé chez des bactéries du genre Lactobacillus par Amouroux
(1982). Pour les études de nutrition, afin de se placer dans des conditions de marquage
stable des sources trophiques, il convient donc d’attendre environ 5 h avant d’introduire
les consommateurs, ou comme Vanden Berghe & Bergmans (1981) de tuer les microorganismes après les avoir marqués.
% DPM
10 8 cell.
Figure 4 : Evolution au cours du temps du nombre et du marquage des bactéries après élimination
du milieu de culture et passage en eau de mer
stérile. ( —
: nombre total de cellules dans
50 ml;
: activité cellulaire; —activité extracellulaire “dissoute”;
[activité extracellulaire “gazeuse”;
: activité totale = somme
des activités cellulaires et extracellulaires).
Figure 5 : Evolution au cours du temps du nombre et du marquage des diatomées après élimination du milieu de culture et passage en eau de mer
stérile. (
: nombre total de cellules dans 50
ml;
; activité cellulaire; —
[activité extracellulaire “dissoute”;
: activité extracellulaire
“gazeuse”;
; activité totale = somme des
activités cellulaire et extracellulaires).
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