Marquage des sources trophiques (fig. 2 et 3)
Les figures 2 et 3 montrent pour les 2 souches bactérienne et algale, que le rendement de
marquage est fonction du moment auquel l’isotope a été introduit dans la culture. D une
manière générale, il reste faible ( < 30%) lorsque l’isotope est introduit en début (courbes
a) ou en fin (courbe d, fig. 3) de culture. L’addition de nutriments améliore un peu (courbe
c, fig. 3) ou pas du tout (courbe c, fig. 2) le rendement. Ce dernier est maximal (34% pour
les bactéries et 70 % pour les diatomées) en fin de phase exponentielle de croissance
lorsque l’isotope a été introduit 24 h après le début de la culture bactérienne et 2 j après le
début de la culture algale. Le
14 C-glucose (courbe d, fig. 2) est nettement moins bien
incorporé (rendement maximal : 10%) par Pseudomonas que le 14 C-acide glutamique.
D’autres auteurs (Duncan et al, 1974) ont toutefois mesuré un rendement de 40% pour
Acinetobacter marqué à l’aide
14 C-glucose dans des conditions similaires.
Figure 2 : Etude du marquage des bactéries (Pseudomonas). Pour les 4 cultures (a, b, c, d), marquées à l’aide
de 14 C- acide glutamique à t o + 2h (a) et t 0 + 24h (b, c) et
de
14 C-glucose à t 0 + 24h (d), l’évolution de la concentration cellulaire (■) et du rendement de marquage (•) est
suivie au cours du temps. A t 0 + 24h, en plus du traceur,
la culture c a été enrichie de peptone. (Inoculum au
temps 0 = 10
4 bactéries.mP).
Figure 3 : Etude du marquage des diatomées (Navicula). Pour les 4 cultures (a, b, c, d) marquées à l’aide de
14 C-bicarbonate à t 0 (a), t 0 + 2j (b) et t 0 * 7j (c, d),
l’évolution de la concentration cellulaire (■) et du rendement du marquage (•) est suivie au cours du temps.
A t 0 + 7j, en plus du traceur, la culture c a reçu un
mélange de nutriments.
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