Analyse de la population phytoplanctonique :
Le développement du phytoplancton a été évalué par la mesure de la concentration en
chlorophylle a, selon la technique préconisée par le Groupe de Travail 17 du SCORUNESCO (Anonyme, 1966). Le dénombrement et l’identification des principales algues
unicellulaires ont été effectués microscopiquement selon la méthode d’Utermöhl (1958).
Pour certains groupes d’algues dont l’identification était plus difficile (Navicula, Chaetoceros), une étude détaillée a été faite, au microscope à contraste interférentiel, en identifiant 300 cellules prises au hasard, ce qui a permis d’évaluer, dans chaque échantillon
prélevé, la répartition des espèces au sein de ces genres. Les espèces de petite taille
(essentiellement des flagellés verts) ont été regroupées sans détermination.
Analyse des populations bactériennes hétérotrophes :
Pour chaque échantillon d’eau, le nombre total des bactéries hétérotrophes a été estimé
sur milieu de Zobell, et celui des vibrionacées sur milieu TCBS (Difco), après dilution
adéquate de chaque échantillon. Le nombre des pseudomonadacées a été évalué indirectement, à partir des colonies développées sur milieu de Zobell, par isolement au hasard de
30 souches pures par échantillon (Bianchi et Bianchi, 1982) et recherche d’un certain
nombre de caractères phénotypiques discriminants selon le schéma de Shewan et
al.( 1960) modifié par Gibson et a/.(1977).
Mise en évidence des substances antibactériennes :
Tests d’antibiose :
Ils ont été effectués au début de l’expérience (To) puis après 2, 6, 8, 10, 14, 16, 18, 20, 22,
24, 28, et 30 jours de culture. Ils ont concerné :
- les antibiotiques solubles (ABS) dans l’eau du bassin, filtrée, puis concentrée 8 fois
(limite de précipitation) sous vide (40°C) et testée par comparaison avec les résultats
obtenus avec une eau de mer artificielle (Lyman et Fleming, 1940) de même salinité traitée
de la même manière ;
- les antibiotiques “particulaires” (ABP) liés aux cellules planctoniques, recherchés :
. dans les cellules, recueillies par filtration sur membranes (acétate de cellulose) (pores
0,45 µm) (2 à 10 litres d’eau par membrane), conservées à 30°C, et testées directement par
dépôt d’une fraction de membrane sur les milieux gélosés utilisés pour les tests d’antibiose. Il s’agit essentiellement d’antibiotiques hydrosolubles (ABPH). Le poids sestonique de cellules sur les membranes a été évalué par rapport à celui d’une membrane neuve
humidifiée par filtration d’eau de mer pure.
dans les extraits lipidiques (ABPL) de ces cellules : une quantité définie de membranes
portant les cellules provenant de la filtration de 10 litres d’eau du bac, a été extraite parle
mélange chloroforme-méthanol (1:1) (3 x 50 ml pour 10 grammes de membranes). Les
fractions organiques ont été recueillies, filtrées, desséchées sous vide (40°C), pesées puis
remises en solution dans 2 ml de mélange chloroforme-méthanol. Des disques de cellulose
(diamètre 9 mm) ont été imprégnés d’une quantité connue d’extrait (100µl), desséchés et
testés.
Les propriétés-inhibitrices des différents matériaux étudiés (concentrats d’eau, cellules sur
membranes, extraits lipidiques) ont été évaluées par la méthode des antibiogrammes sur
milieu gélosé (Marine Agar Difco pour les bactéries marines, Mueller-Hinton Mérieux
pour les bactéries terrestres), vis-à-vis des 9 germes-tests suivants, provenant de la
Collection de l’Institut Pasteur (CIP), de l’American Type Culture Collection (ATCC), de
la Czechoslovak Collection of Microorganisms (CCM) ou du Centre d’Études et de
363
Le développement du phytoplancton a été évalué par la mesure de la concentration en
chlorophylle a, selon la technique préconisée par le Groupe de Travail 17 du SCORUNESCO (Anonyme, 1966). Le dénombrement et l’identification des principales algues
unicellulaires ont été effectués microscopiquement selon la méthode d’Utermöhl (1958).
Pour certains groupes d’algues dont l’identification était plus difficile (Navicula, Chaetoceros), une étude détaillée a été faite, au microscope à contraste interférentiel, en identifiant 300 cellules prises au hasard, ce qui a permis d’évaluer, dans chaque échantillon
prélevé, la répartition des espèces au sein de ces genres. Les espèces de petite taille
(essentiellement des flagellés verts) ont été regroupées sans détermination.
Analyse des populations bactériennes hétérotrophes :
Pour chaque échantillon d’eau, le nombre total des bactéries hétérotrophes a été estimé
sur milieu de Zobell, et celui des vibrionacées sur milieu TCBS (Difco), après dilution
adéquate de chaque échantillon. Le nombre des pseudomonadacées a été évalué indirectement, à partir des colonies développées sur milieu de Zobell, par isolement au hasard de
30 souches pures par échantillon (Bianchi et Bianchi, 1982) et recherche d’un certain
nombre de caractères phénotypiques discriminants selon le schéma de Shewan et
al.( 1960) modifié par Gibson et a/.(1977).
Mise en évidence des substances antibactériennes :
Tests d’antibiose :
Ils ont été effectués au début de l’expérience (To) puis après 2, 6, 8, 10, 14, 16, 18, 20, 22,
24, 28, et 30 jours de culture. Ils ont concerné :
- les antibiotiques solubles (ABS) dans l’eau du bassin, filtrée, puis concentrée 8 fois
(limite de précipitation) sous vide (40°C) et testée par comparaison avec les résultats
obtenus avec une eau de mer artificielle (Lyman et Fleming, 1940) de même salinité traitée
de la même manière ;
- les antibiotiques “particulaires” (ABP) liés aux cellules planctoniques, recherchés :
. dans les cellules, recueillies par filtration sur membranes (acétate de cellulose) (pores
0,45 µm) (2 à 10 litres d’eau par membrane), conservées à 30°C, et testées directement par
dépôt d’une fraction de membrane sur les milieux gélosés utilisés pour les tests d’antibiose. Il s’agit essentiellement d’antibiotiques hydrosolubles (ABPH). Le poids sestonique de cellules sur les membranes a été évalué par rapport à celui d’une membrane neuve
humidifiée par filtration d’eau de mer pure.
dans les extraits lipidiques (ABPL) de ces cellules : une quantité définie de membranes
portant les cellules provenant de la filtration de 10 litres d’eau du bac, a été extraite parle
mélange chloroforme-méthanol (1:1) (3 x 50 ml pour 10 grammes de membranes). Les
fractions organiques ont été recueillies, filtrées, desséchées sous vide (40°C), pesées puis
remises en solution dans 2 ml de mélange chloroforme-méthanol. Des disques de cellulose
(diamètre 9 mm) ont été imprégnés d’une quantité connue d’extrait (100µl), desséchés et
testés.
Les propriétés-inhibitrices des différents matériaux étudiés (concentrats d’eau, cellules sur
membranes, extraits lipidiques) ont été évaluées par la méthode des antibiogrammes sur
milieu gélosé (Marine Agar Difco pour les bactéries marines, Mueller-Hinton Mérieux
pour les bactéries terrestres), vis-à-vis des 9 germes-tests suivants, provenant de la
Collection de l’Institut Pasteur (CIP), de l’American Type Culture Collection (ATCC), de
la Czechoslovak Collection of Microorganisms (CCM) ou du Centre d’Études et de
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