production primaire
(mgC/m3.heure)
Température e C
Figure 5 : Année 1981, courbes de productions primaire et hétérotrophe, de teneur en acide acrylique et
de dénombrements de Phaeocystis.
observations en parallèle des productions primaires et hétérotrophes, laissant penser à
une variation, ou à une capacité d’adaptation, de la sensibilité de la microflore aux
substances excrétées par Phaeocystis : c’est ainsi que Gieskes et Kraay (1977) Jones et
Spencer (1970), qui s’appuient sur les données de Sieburth (1960-1961), relient des
observations de baisse de production hétérotrophe à l’existence de bloom de Phaeocystis.
De même, Laanbroek (1985) décrit une baisse de production bactérienne lors de pics de
Phaeocystis dans un milieu semi-ouvert de type estuarien (salinité d’environ 27 %<,).
Les tests de toxicité de l’acide acrylique réalisés dans ce travail montrent que l’on est bien
en dessous des doses nécessaires pour observer une inhibition en mer. 11 est cependant vrai
que ces tests ne portent que sur une fraction de la flore bactérienne marine ( 1 % du nombre
total de cellules bactériennes sur milieu de Zobell et 15 à 20 % avec la méthode de Kogure).
Sur le même site des valeurs plus faibles de CI 50 ont été rapportées, (Delesmont et
Delattre, 1983). Ces valeurs (20 à 50 µg) peuvent être rencontrées en mer. Cependant, ce
sont pour la plupart des mesures hivernales et la CI 50 semble s’élever avec la proximité du
printemps phytoplanctonique. Il est alors possible d’envisager une adaptation saisonnière
de la microflore à la présence d’acide acrylique.
En 1981, la production hétérotrophe sur le site de Gravelines montre un maximum
coïncidant avec celui du taux d’acide acrylique en mer, ce qui traduit une bonne adaptation de la microflore aux conditions du milieu. Des résultats similaires aux nôtres
( Lancelot, 1984) confortent cette concordance des productions primaire et hétérotrophe,
en période de bloom de Phaeocystis, plus large dans le sud de la mer du Nord. Avec une
biomasse chlorophyllienne moindre, l’auteur indique une excrétion d’acides carboxyliques par le phytoplancton atteignant 50 µg C/litre, ce qui est compatible avec les 13
µg/litre d’acide acrylique dosé dans notre expérimentation. Une partie de la flore peut
cependant être inhibée, mais nos travaux ne le mettent pas en évidence. De l’ensemble de
357
(mgC/m3.heure)
Température e C
Figure 5 : Année 1981, courbes de productions primaire et hétérotrophe, de teneur en acide acrylique et
de dénombrements de Phaeocystis.
observations en parallèle des productions primaires et hétérotrophes, laissant penser à
une variation, ou à une capacité d’adaptation, de la sensibilité de la microflore aux
substances excrétées par Phaeocystis : c’est ainsi que Gieskes et Kraay (1977) Jones et
Spencer (1970), qui s’appuient sur les données de Sieburth (1960-1961), relient des
observations de baisse de production hétérotrophe à l’existence de bloom de Phaeocystis.
De même, Laanbroek (1985) décrit une baisse de production bactérienne lors de pics de
Phaeocystis dans un milieu semi-ouvert de type estuarien (salinité d’environ 27 %<,).
Les tests de toxicité de l’acide acrylique réalisés dans ce travail montrent que l’on est bien
en dessous des doses nécessaires pour observer une inhibition en mer. 11 est cependant vrai
que ces tests ne portent que sur une fraction de la flore bactérienne marine ( 1 % du nombre
total de cellules bactériennes sur milieu de Zobell et 15 à 20 % avec la méthode de Kogure).
Sur le même site des valeurs plus faibles de CI 50 ont été rapportées, (Delesmont et
Delattre, 1983). Ces valeurs (20 à 50 µg) peuvent être rencontrées en mer. Cependant, ce
sont pour la plupart des mesures hivernales et la CI 50 semble s’élever avec la proximité du
printemps phytoplanctonique. Il est alors possible d’envisager une adaptation saisonnière
de la microflore à la présence d’acide acrylique.
En 1981, la production hétérotrophe sur le site de Gravelines montre un maximum
coïncidant avec celui du taux d’acide acrylique en mer, ce qui traduit une bonne adaptation de la microflore aux conditions du milieu. Des résultats similaires aux nôtres
( Lancelot, 1984) confortent cette concordance des productions primaire et hétérotrophe,
en période de bloom de Phaeocystis, plus large dans le sud de la mer du Nord. Avec une
biomasse chlorophyllienne moindre, l’auteur indique une excrétion d’acides carboxyliques par le phytoplancton atteignant 50 µg C/litre, ce qui est compatible avec les 13
µg/litre d’acide acrylique dosé dans notre expérimentation. Une partie de la flore peut
cependant être inhibée, mais nos travaux ne le mettent pas en évidence. De l’ensemble de
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