de mer. Quand toutes les gammes ont été ainsi fixées, le nombre de germes totaux est
déterminé par épifluorescence dans les échantillons témoins sans toxique, et on cherche
celui qui a eu l’incubation la plus longue sans augmentation du nombre total de cellules.
Pour la gamme ainsi sélectionnée, et celle-là seulement, les nombres de germes «actifs»
sont déterminés. On en déduit la dose inhibant l’apparition de 50 % de ces germes (CI 50).
La toxicité de l’acide acrylique a également été déterminée par étalement en surface sur
milieu gélifié 2216 E de Zobell (1955) de l’eau de mer mise en présence de quantité
croissante d’acide pendant 30 minutes. Les boites de Pétri sont incubées trois semaines à
20°C et une CI 50 est alors calculée.
Dosage de l’acide acrylique
Les dosages sont réalisés par injection directe de 100//I d’eau de mer (filtrée à 1 /rm) dans
un chromatographe en phase liquide (éluant : acétonile (4/eau (96) + H3 PO4 q.s.p. pH 3).
Seul l’acide acrylique monomère est ainsi pris en compte.
RÉSULTAT
Le tableau 1 présente les résultats comparatifs des productivités et de quelques autres
paramètres mesurés sur l’eau brute. La figure 2 rapporte 1 effet des filtrations fractionnées
sur les dénombrements des Phaeocystis. Les résultats concernant les cultures de populations bactériennes naturelles en présence d’acide acrylique sont illustrés dans les figures 3
et 4. La figure 5 synthétise les données de productivités rassemblées dans le tableau 1.
1
r
!
MICROBIOLOGIE
WT0MLMCT0R
1
| OMC | T(*C>
1
1
1
1
|
|
.* Acide
acrylique
Ml/l
1
1
«
l#1 »1««H
l r —r.t“*
1
| 6eroes
j totaux
j. 10* /al
» uax / B
* 10
Production
prlnaire
ofC / «3 . I)
in
j Chlore.a
1
M/l
1
(•)
I P / ■
Phaeocystis
t /.I
j loubre de cellules j
| aicroplanctoniques |
/ o|
1
1
| 17/03 | 8*4
5
l
21.60
7.51
| 3.77
0
1079
j 09/0* | 9*6
< 1
;
0.007
6.3
64.13
|
1.43
j 5.23
- 1000
406
j 27/0* j 9*6
9
1
0.160
8.2
17.97
j
5.30
j 3.39
• 1000
j 15/05 j 12*7
13
l
0.633
19.7
154.34
|
29.35
j 5.76
170 000
j 70/05 j 14*4
12
1
0.752
9.6
98.11
|
21.30
j 4.63
30 000
j OS/OG j 1*"*
1
1
*
1
0.4M
J.5
178.90
|
37.30
j 4.79
0
Dénombrements phytoplanctoniques et bactériens totaux
Les données du tableau 1 traduisent l’évolution comparée des populations microplanctoniques et de Phaeocystis. Le mois d’avril 1981, marqué par l’apparition discrète de
Phaeocystis sous forme de colonies (fig.2), correspond à un tassement de 1 abondance
microplanctonique. Le mois de mai montre la colonisation de la masse d eau par le
nanoflagellé représenté essentiellement par des microzoospores, ainsi que l’indiquent les
filtrations fractionnées.
Le microplancton, jusqu’alors composé d’espèces printanières, devient très peu diversifié.
Nitzschia delicatissima, diatomée pennée, qui trouve visiblement un support favorable à
son développement dans les colonies dégradées de Phaeocystis, domine nettement cette
population de maigre abondance. La fin du mois de mai marque un recul de cette
évolution avec une diminution nette de la population de Phaeocystis et l’apparition
post-printanière d’une diatomée centrique, Rhizosolenia delicatula. C est cette espèce
qui, dès le début de juin, domine l’essor du bloom estival avec une densité cellulaire
importante (80% des 2 200 cellules/cm 3 ). Phaeocystis n’est alors plus décelable dans la
masse d’eau.
354
déterminé par épifluorescence dans les échantillons témoins sans toxique, et on cherche
celui qui a eu l’incubation la plus longue sans augmentation du nombre total de cellules.
Pour la gamme ainsi sélectionnée, et celle-là seulement, les nombres de germes «actifs»
sont déterminés. On en déduit la dose inhibant l’apparition de 50 % de ces germes (CI 50).
La toxicité de l’acide acrylique a également été déterminée par étalement en surface sur
milieu gélifié 2216 E de Zobell (1955) de l’eau de mer mise en présence de quantité
croissante d’acide pendant 30 minutes. Les boites de Pétri sont incubées trois semaines à
20°C et une CI 50 est alors calculée.
Dosage de l’acide acrylique
Les dosages sont réalisés par injection directe de 100//I d’eau de mer (filtrée à 1 /rm) dans
un chromatographe en phase liquide (éluant : acétonile (4/eau (96) + H3 PO4 q.s.p. pH 3).
Seul l’acide acrylique monomère est ainsi pris en compte.
RÉSULTAT
Le tableau 1 présente les résultats comparatifs des productivités et de quelques autres
paramètres mesurés sur l’eau brute. La figure 2 rapporte 1 effet des filtrations fractionnées
sur les dénombrements des Phaeocystis. Les résultats concernant les cultures de populations bactériennes naturelles en présence d’acide acrylique sont illustrés dans les figures 3
et 4. La figure 5 synthétise les données de productivités rassemblées dans le tableau 1.
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37.30
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Dénombrements phytoplanctoniques et bactériens totaux
Les données du tableau 1 traduisent l’évolution comparée des populations microplanctoniques et de Phaeocystis. Le mois d’avril 1981, marqué par l’apparition discrète de
Phaeocystis sous forme de colonies (fig.2), correspond à un tassement de 1 abondance
microplanctonique. Le mois de mai montre la colonisation de la masse d eau par le
nanoflagellé représenté essentiellement par des microzoospores, ainsi que l’indiquent les
filtrations fractionnées.
Le microplancton, jusqu’alors composé d’espèces printanières, devient très peu diversifié.
Nitzschia delicatissima, diatomée pennée, qui trouve visiblement un support favorable à
son développement dans les colonies dégradées de Phaeocystis, domine nettement cette
population de maigre abondance. La fin du mois de mai marque un recul de cette
évolution avec une diminution nette de la population de Phaeocystis et l’apparition
post-printanière d’une diatomée centrique, Rhizosolenia delicatula. C est cette espèce
qui, dès le début de juin, domine l’essor du bloom estival avec une densité cellulaire
importante (80% des 2 200 cellules/cm 3 ). Phaeocystis n’est alors plus décelable dans la
masse d’eau.
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