Figure 3 : Croissance et activité de deux souches nitrifiantes hétérotrophes.
Nombre de bactéries/litre de culture ; uatg N-NO2/ litre de culture. 1 souche
estuarienne ; 2 souche infralittorale. G. : temps de génération en heures ; k :
activité nitrifiante spécifique en pg N-NO 2 /heure/cellule.
La croissance et l’activité nitrifiante des deux souches hétérotrophes, sont illustrées par les
courbes de la figure 3. Contrairement aux autotrophes, on sait que la production de
nitrite traduisant l’activité nitrifiante n’est pas forcément liée à la croissance cellulaire.
L’étude comparative de ces deux souches hétérotrophes, montre que l’organisme estuarien a une croissance initiale rapide et son activité nitrifiante augmente régulièrement, la
concentration de nitrite étant maximale à la fin de la phase de croissance active. A
l’inverse, la croissance de la souche marine est lente à se développer (phase de latence)
tandis que son activité nitrifiante est précoce. Le temps de génération, calculé pendant la
phase de croissance exponentielle, montre bien que la souche estuarienne a une croissance
plus rapide que son homologue marine, soit respectivement 2 et 4 heures. Par contre, les
taux de nitrification spécifiques, calculés quand la production de nitrite est maximale (à
3 jours pour la souche estuarienne et à 1 jour pour la souche marine), montre que cette
dernière est plus active. Elle a une activité spécifique de 0,0127 x 10 -3 pg NNO 2 /cellule/heure, tandis que pour la souche estuarienne elle n’est que de 0,0042 x 10 -3
pgN-NO 2 /cellule/heure. Comme nous l’avons vu pour les organismes autotrophes, la
souche hétérotrophe originaire de l’estuaire a une croissance plus rapide mais une activité
nitrifiante 10 fois plus faible que son homologue marine.
Cette étude concernant la physiologie de quelques organismes nitrifiants, met l’accent sur
la grande différence qui existe entre les capacités nitrifiantes des deux types d’organismes.
Les bactéries nitrifiantes autotrophes sont capables de produire de grandes quantités de
nitrite (400 à 500 µatg de N-NO/litre de culture) par opposition aux espèces hétérotrophes qui n’en produisent que de très faibles quantités (moins de 8 µuatg de N-NO 2 / litre
de culture). Elle montre également que les taux de croissance sont très différents. Les
hétérotrophes se multiplient rapidement tandis que les autotrophes sont très lents à se
développer. Il en résulte une activité nitrifiante spécifique/cellule/heure, 10 000 fois plus
forte chez les autotrophes.
Pouvoir nitrifiant autotrophe et hétérotrophe
En se basant sur les résultats concernant l’activité nitrifiante des quelques souches que
nous avons prises comme modèle et le niveau des peuplements que nous avons défini au
298
Nombre de bactéries/litre de culture ; uatg N-NO2/ litre de culture. 1 souche
estuarienne ; 2 souche infralittorale. G. : temps de génération en heures ; k :
activité nitrifiante spécifique en pg N-NO 2 /heure/cellule.
La croissance et l’activité nitrifiante des deux souches hétérotrophes, sont illustrées par les
courbes de la figure 3. Contrairement aux autotrophes, on sait que la production de
nitrite traduisant l’activité nitrifiante n’est pas forcément liée à la croissance cellulaire.
L’étude comparative de ces deux souches hétérotrophes, montre que l’organisme estuarien a une croissance initiale rapide et son activité nitrifiante augmente régulièrement, la
concentration de nitrite étant maximale à la fin de la phase de croissance active. A
l’inverse, la croissance de la souche marine est lente à se développer (phase de latence)
tandis que son activité nitrifiante est précoce. Le temps de génération, calculé pendant la
phase de croissance exponentielle, montre bien que la souche estuarienne a une croissance
plus rapide que son homologue marine, soit respectivement 2 et 4 heures. Par contre, les
taux de nitrification spécifiques, calculés quand la production de nitrite est maximale (à
3 jours pour la souche estuarienne et à 1 jour pour la souche marine), montre que cette
dernière est plus active. Elle a une activité spécifique de 0,0127 x 10 -3 pg NNO 2 /cellule/heure, tandis que pour la souche estuarienne elle n’est que de 0,0042 x 10 -3
pgN-NO 2 /cellule/heure. Comme nous l’avons vu pour les organismes autotrophes, la
souche hétérotrophe originaire de l’estuaire a une croissance plus rapide mais une activité
nitrifiante 10 fois plus faible que son homologue marine.
Cette étude concernant la physiologie de quelques organismes nitrifiants, met l’accent sur
la grande différence qui existe entre les capacités nitrifiantes des deux types d’organismes.
Les bactéries nitrifiantes autotrophes sont capables de produire de grandes quantités de
nitrite (400 à 500 µatg de N-NO/litre de culture) par opposition aux espèces hétérotrophes qui n’en produisent que de très faibles quantités (moins de 8 µuatg de N-NO 2 / litre
de culture). Elle montre également que les taux de croissance sont très différents. Les
hétérotrophes se multiplient rapidement tandis que les autotrophes sont très lents à se
développer. Il en résulte une activité nitrifiante spécifique/cellule/heure, 10 000 fois plus
forte chez les autotrophes.
Pouvoir nitrifiant autotrophe et hétérotrophe
En se basant sur les résultats concernant l’activité nitrifiante des quelques souches que
nous avons prises comme modèle et le niveau des peuplements que nous avons défini au
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