culture utilisés dans les différentes phases de ces purifications, est identique à celle des
milieux de dénombrements décrits précédemment. On s’assure de la pureté des cultures
obtenues par observation en microscope à contraste de phase.
Chaque souche est mise en culture dans une fiole en milieu non-renouvelé. Pour ces
études, nous utilisons des fioles de Fernbach de 2 litres contenant 1 litre de milieu de
culture de même composition que le milieu de dénombrement. L’ensemble fiole-milieu est
stérilisé à l’autoclave puis ensemencé par 10 ml de culture active pour les hétérotrophes et
par 100 ml dans le cas des autotrophes. Les cultures sont incubées à 17° Cet subissent une
agitation permanente. Des prélèvements réguliers nous permettent de suivre en parallèle
la croissance des cellules par comptages sur plaques à microtitration et leur activité
nitrifiante en dosant le nitrite produit dans le milieu. Connaissant à chaque instant la
densité cellulaire de la culture et son activité nitrifiante, il nous est possible de calculer
l’activité spécifique par cellule et par heure.
Les courbes relatives aux organismes autotrophes sont représentées sur la figure 2. Si l’on
compare le comportement des deux souches, on voit que l’organisme estuarien a une
croissance beaucoup plus rapide que son homologue infralittoral pour lequel on observe
une phase de latence de plusieurs jours.
Figure 2 : Croissance et activité de deux souches nitrifiantes autotrophes.
Nombre de bactéries/litre de culture ; uatg N-NO
2
litre de culture. 1 souche
estuarienne ; 2 souche infralittoral. G. : temps de génération en heures, k.
activité nitrifiante spécifique en pg N-NO
2
/heure/cellule.
Par contre, la production de nitrite est du même ordre de grandeur dans les deux cultures.
A quinze jours elle atteint 6 à 7 mg de N-NO
2
/litre de culture. Les paramètres de
croissance et d’activité nitrifiante sont calculés pendant la phase de croissance exponentielle où le substrat n’est pas limitant (entre 5 et 10 jours). On constate que ces organismes
sont lents à se développer. Leurs temps de génération est de l’ordre de la journée soit
26 heures pour l’organisme estuarien et 35 heures pour l’organisme infralittoral. Par
contre, le taux d’oxydation spécifique k, exprimé en pg de N-No
2
/cellule/heure, est
relativement élevé. Il est de 0,0331 pg N-NO
2
/ cellule/ heure, pour la souche estuarienne et
de 0,2715 pg N-NO
2
/cellule/heure pour la souche marine. D’après ces données, on voit
donc que l’organisme estuarien que nous avons étudié a une croissance plus rapide mais
une activité nitrifiante spécifique 10 fois plus faible que celle de l’organisme originaire de
l’étage infralittoral. La comparaison de ces résultats avec les chiffres cités dans la bibliographie montre que les souches côtières que nous étudions ont des coefficients d’activités
spécifiques du même ordre de grandeur que les différentes souches d’origine terrestre
étudiées par Belser (1979).
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