RÉSULTATS ET DISCUSSIONS
Évaluation des peuplements d'organismes nitrifiants
Le niveau des peuplements d’organismes nitrifiants producteurs de nitrite, a été déterminé
dans les sédiments superficiels (0-4 cm) et dans l’eau sus-jacente, à un rythme bi-mensuel
pendant une période de un an. Les sédiments sont prélevés à l’aide d’un carottier à main
dans l’estuaire (Govaere et Thielemans, 1980) et d’une benne Peterson dans l’infralittoral.
Pour ce qui concerne l’eau, on utilise l’échantillonneur d’eau de type J.Z (Zobell, 1941).
Pour ces dénombrements qui sont basés sur la méthode du MPN, nous utilisons la
technique des micro-dilutions sur plaques à micro-titration ce qui permet 12 dilutions
successives au 1/2 et 8 répliques par dilution. Cette technique a l’avantage d’être simple,
rapide et plus précise que la méthode classique en tubes (Rowe et al., 1977). La numération des nitrifiants autotrophes est réalisée sur un milieu minéral contenant par litre :
200 mg de sulfate d’ammonium ; 250 mg de bicarbonate de sodium ; 50 mg de phosphate
de potassium ; 1 ml d’une solution d’oligo-éléments. Les nitrifiants hétérotrophes sont
dénombrés sur un milieu organique caractérisé par un rapport C/ N de 3,6 soit par litre de
milieu : 1 000 mg d’hydrolysat de caséine ; 1 000 mg de succinate de sodium ; 500 mg de
sulfate d’ammonium et 50 mg de phosphate de potassium. On ajoute à ce milieu un
inhibiteur de la nitrification autotrophe, le N-Serve (Goring, 1962) qui, dissous dans
l’éthanol puis stérilisé par filtration sur nucléopore de 0,22 µm, est incorporé au milieu de
culture à une concentration de 1 mg/litre. Après un temps d’incubation de une semaine
pour les hétérotrophes et de neuf semaines pour les autotrophes, l’existence des nitrifiants
est décelée par la présence de nitrite dans les cupules. Ce sel azoté est mis en évidence par le
réactif de Griess.
Les densités des peuplements de nitrifiants dans l’eau et le sédiment des biotopes littoraux, sont rassemblées dans le tableau 1. Elles correspondent aux moyennes annuelles
calculées à partir des résultats que nous avons obtenus. Nous y avons ajouté à titre
comparatif, le niveau moyen de la microflore hétérotrophe totale qui est dénombrée par la
méthode classique de numérations sur boîtes en utilisant le milieu dont la formule est la
suivante : 2 000 mg de succinate de sodium ; 1 000 mg d’hydrolysat de caséine ; 200 mg
d’extrait de levure ; 15 000 mg de bacto-agar ; 1 000 ml d’eau de mer artificielle. Bien que
nous ayons observé des fluctuations annuelles plus ou moins importantes selon les types
d’organismes, chacune de ces moyennes calculées à partir de 20 dénombrements, est
représentative. Ces valeurs moyennes nous permettent de déterminer l’importance relative des différents peuplements étudiés.
Estuaire
Infralittoral
A
17
1
Eau
H
9,35 x 10 3
84
MT
4,48 x 10
5
5,18 x 10
2
A
4,93 x 10 4
2,59 x 10
2
Sédiment
H
1,67 x 10 7
4,81 x 10
3
MT
3,34 x 10
7
6,59 x 10
5
Tableau 1 : Niveau des peuplements bactériens (A : nitrifiants autotrophes ; H : nitrifiants hétérotrophes ;
MT : microflore hétérotrophe totale). Les résultats sont exprimés en nombre de bactéries par ml d’eau ou par
ml de sédiment.
Ces dénombrements mettent en évidence un point important. On voit que les deux types
d’organismes nitrifiants autotrophes et hétérotrophes, existent dans l’eau et le sédiment
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Évaluation des peuplements d'organismes nitrifiants
Le niveau des peuplements d’organismes nitrifiants producteurs de nitrite, a été déterminé
dans les sédiments superficiels (0-4 cm) et dans l’eau sus-jacente, à un rythme bi-mensuel
pendant une période de un an. Les sédiments sont prélevés à l’aide d’un carottier à main
dans l’estuaire (Govaere et Thielemans, 1980) et d’une benne Peterson dans l’infralittoral.
Pour ce qui concerne l’eau, on utilise l’échantillonneur d’eau de type J.Z (Zobell, 1941).
Pour ces dénombrements qui sont basés sur la méthode du MPN, nous utilisons la
technique des micro-dilutions sur plaques à micro-titration ce qui permet 12 dilutions
successives au 1/2 et 8 répliques par dilution. Cette technique a l’avantage d’être simple,
rapide et plus précise que la méthode classique en tubes (Rowe et al., 1977). La numération des nitrifiants autotrophes est réalisée sur un milieu minéral contenant par litre :
200 mg de sulfate d’ammonium ; 250 mg de bicarbonate de sodium ; 50 mg de phosphate
de potassium ; 1 ml d’une solution d’oligo-éléments. Les nitrifiants hétérotrophes sont
dénombrés sur un milieu organique caractérisé par un rapport C/ N de 3,6 soit par litre de
milieu : 1 000 mg d’hydrolysat de caséine ; 1 000 mg de succinate de sodium ; 500 mg de
sulfate d’ammonium et 50 mg de phosphate de potassium. On ajoute à ce milieu un
inhibiteur de la nitrification autotrophe, le N-Serve (Goring, 1962) qui, dissous dans
l’éthanol puis stérilisé par filtration sur nucléopore de 0,22 µm, est incorporé au milieu de
culture à une concentration de 1 mg/litre. Après un temps d’incubation de une semaine
pour les hétérotrophes et de neuf semaines pour les autotrophes, l’existence des nitrifiants
est décelée par la présence de nitrite dans les cupules. Ce sel azoté est mis en évidence par le
réactif de Griess.
Les densités des peuplements de nitrifiants dans l’eau et le sédiment des biotopes littoraux, sont rassemblées dans le tableau 1. Elles correspondent aux moyennes annuelles
calculées à partir des résultats que nous avons obtenus. Nous y avons ajouté à titre
comparatif, le niveau moyen de la microflore hétérotrophe totale qui est dénombrée par la
méthode classique de numérations sur boîtes en utilisant le milieu dont la formule est la
suivante : 2 000 mg de succinate de sodium ; 1 000 mg d’hydrolysat de caséine ; 200 mg
d’extrait de levure ; 15 000 mg de bacto-agar ; 1 000 ml d’eau de mer artificielle. Bien que
nous ayons observé des fluctuations annuelles plus ou moins importantes selon les types
d’organismes, chacune de ces moyennes calculées à partir de 20 dénombrements, est
représentative. Ces valeurs moyennes nous permettent de déterminer l’importance relative des différents peuplements étudiés.
Estuaire
Infralittoral
A
17
1
Eau
H
9,35 x 10 3
84
MT
4,48 x 10
5
5,18 x 10
2
A
4,93 x 10 4
2,59 x 10
2
Sédiment
H
1,67 x 10 7
4,81 x 10
3
MT
3,34 x 10
7
6,59 x 10
5
Tableau 1 : Niveau des peuplements bactériens (A : nitrifiants autotrophes ; H : nitrifiants hétérotrophes ;
MT : microflore hétérotrophe totale). Les résultats sont exprimés en nombre de bactéries par ml d’eau ou par
ml de sédiment.
Ces dénombrements mettent en évidence un point important. On voit que les deux types
d’organismes nitrifiants autotrophes et hétérotrophes, existent dans l’eau et le sédiment
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