N-oxydé/ litre d’eau interstitielle dans le sable infralittoral. Ces valeurs sont des teneurs
moyennes, calculées sur une année (20 mesures). Comparativement aux données généralement rencontrées dans la littérature (Billen, 1976 ; Hoike et Hattori, 1978 ;Henriksen et
al., 1981 ; Kaspar, 1982; Helder et de Vries, 1983), ces teneurs sont très élevées et
particulièrement l’azote oxydé dont plus de 70 % est sous forme de nitrate. Dans ces
biotopes côtiers, certes soumis à d’importants apports terrigènes, il est donc intéressant
d’étudier l’impact de la nitrification dans l’eutrophisation du milieu par les nitrates.
Figure 1 : Localisation des sites d’étude (E: site estuarien ; M : site marin de l’étage infralittoral).
La nitrification est un métabolisme bactérien qui permet la conversion de l’azote inorganique ou organique, d’un état réduit à un état plus oxydé. Elle est réalisée par deux
groupes d’organismes : des bactéries autotrophes dont les principales espèces sont Nitrosomonas et Nitrobacter, et par certains micro-organismes hétérotrophes (Eylar et
Schmidt, 1959 ; Verstraete, 1975). Bien qu’il soit classiquement reconnu que la nitrification est principalement assurée par les organismes autotrophes, des études réalisées dans
les dernières décennies, suggèrent que la nitrification hétérotrophe pourrait être plus
importante que ce qui était supposé jusqu’à présent (Laurent, 1971 ; Gode et Overbeck,
1972; Verstraete et Alexander, 1973). En effet, dans de nombreux biotopes, la faible
activité nitrifiante des hétérotrophes pourrait être compensée par leur nombre très
important (Verstraete, 1975). Dans les biotopes qui font l’objet de cette étude, les taux de
matière organique disponible étant importants, nous nous proposons d’étudier en parallèle les organismes autotrophes et hétérotrophes qui interviennent dans la première étape
de la nitrification (oxydation de NH 4 en HO2). L’estimation du niveau des peuplements
de ces différents nitrifiants ainsi que le calcul de leur activité spécifique nous permettront
au terme de cette étude, d’évaluer la part relative de l’autotrophie et de l’hétérotrophie
dans la nitrification.
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moyennes, calculées sur une année (20 mesures). Comparativement aux données généralement rencontrées dans la littérature (Billen, 1976 ; Hoike et Hattori, 1978 ;Henriksen et
al., 1981 ; Kaspar, 1982; Helder et de Vries, 1983), ces teneurs sont très élevées et
particulièrement l’azote oxydé dont plus de 70 % est sous forme de nitrate. Dans ces
biotopes côtiers, certes soumis à d’importants apports terrigènes, il est donc intéressant
d’étudier l’impact de la nitrification dans l’eutrophisation du milieu par les nitrates.
Figure 1 : Localisation des sites d’étude (E: site estuarien ; M : site marin de l’étage infralittoral).
La nitrification est un métabolisme bactérien qui permet la conversion de l’azote inorganique ou organique, d’un état réduit à un état plus oxydé. Elle est réalisée par deux
groupes d’organismes : des bactéries autotrophes dont les principales espèces sont Nitrosomonas et Nitrobacter, et par certains micro-organismes hétérotrophes (Eylar et
Schmidt, 1959 ; Verstraete, 1975). Bien qu’il soit classiquement reconnu que la nitrification est principalement assurée par les organismes autotrophes, des études réalisées dans
les dernières décennies, suggèrent que la nitrification hétérotrophe pourrait être plus
importante que ce qui était supposé jusqu’à présent (Laurent, 1971 ; Gode et Overbeck,
1972; Verstraete et Alexander, 1973). En effet, dans de nombreux biotopes, la faible
activité nitrifiante des hétérotrophes pourrait être compensée par leur nombre très
important (Verstraete, 1975). Dans les biotopes qui font l’objet de cette étude, les taux de
matière organique disponible étant importants, nous nous proposons d’étudier en parallèle les organismes autotrophes et hétérotrophes qui interviennent dans la première étape
de la nitrification (oxydation de NH 4 en HO2). L’estimation du niveau des peuplements
de ces différents nitrifiants ainsi que le calcul de leur activité spécifique nous permettront
au terme de cette étude, d’évaluer la part relative de l’autotrophie et de l’hétérotrophie
dans la nitrification.
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